Baraka

Bientôt 15 ans.

Quinze années que ce film/documentaire/panorama, que dis-je, cette oeuvre magistrale, est accessible à nos petites mirettes et esgourdes. Quinze ans qu’il touche et fait prendre conscience de notre environnement et de nos créations à TROP PEU de personnes. Oui oui, trop peu. Pourtant, une période de temps relativement longue qui n’a en RIEN effacé, essoufflé la puissance et la qualité de Baraka.

Une heure trente d’images de notre environnement, de notre nature et de nos cultures, des différentes sociétés humaines, plus ou moins traditionnelles, plus ou moins occidentales. Plus ou moins pauvres, riches, belles et horribles mais toujours fascinantes. Destruction, création, méditation, production, concentration…

Difficile de mettre des mots sur une oeuvre audiovisuelle qui elle même ne comporte aucun commentaire. Pas de voix off gutturale et charismatique, pas de critique directive et de mots qui font grincer des dents, juste nos yeux et nos oreilles, inondés d’images du monde entier, du Japon, d’Italie, des Etats-Unis, du Kenya, d’Inde, d’Afrique et d’Amérique du Sud. Et j’en oublie.

Une musique de malade. Oui. Dead Can Dance, Michael Streans et Subramaniam entre autres. Complètement mystique et envoûtante. Participant, dans une symbiose parfaite avec le visuel, à la création d’une atmosphère unique, sidérante, qui nous met face à nous mêmes. Face à notre beauté, face à nos talents mais également face à notre misère, face à notre haine et nos pires écarts. Ca donne envie de dire “pourquoi?”, de respirer, de voir les choses, de mourir aussi, de taper les gens, de comprendre pourquoi on transporte de l’acide phosphorique par milliers de tonnes, de se poser et d’écouter la Terre respirer. Dites “lol” si vous le souhaitez, je n’en ai cure.

Bref, une expérience comme j’en ai rarement vécu devant un écran et un DVD à ABSOLUMENT posséder. Ou au moins à voir une fois dans sa vie. Sinon tvas voir ta djeule à la récré.

PS : N’oubliez pas l’option “note”. (oui c’est ma croisade)

Tsssssssss. Repompe. Autant chanter les louanges de l’original…

Koyaanisqatsi. Nough said.

(ce message est a prendre a la legere :stuck_out_tongue: mais quand meme … hehe)

Ahh, Philip Glass…

Toutafé. Le DVD est pas cher et il vaut toujours autant le detour. 6 ans pour faire le film, des image de dingue jamais vues a l’epoque. Que du bon.

Et Baraka serait du même type ?
Si oui j’achéte. Parce que Koyaanisqatsi c’est une bonne tuerie.

Par contre visiblement le Dvd est d’une qualité plus que médiocre. Sois disant que l’image est rogné sur le coté.
ils ont méchament passé le film du format 1…3 au 1.66 ou une astuce du genre.

Koyaanisqatsi… fiu, cte tuerie totale. Trop merci d’en reparler, ca fait super longtemps que je ne l’ai pas revu. Oui, j’ai la chance de l’avoir sur Vhs. A l’epoque où je le regardais en boucle toute la nuit, avec une amie avide de substance psychotrope. Rah et la musique du master Philip Glass !

Ceci dit, Baraka est bien aussi, et même si on peut employer le mot remake dans ce cas précis; je trouve que ce n’est aucunement péjoratif vu la qualité de l’hommage.

Hopla 5, avec mention voir absolument Koyaanisqatsi.

Oui exactement, j’ai passé plusieurs soirée à le regarder fixement, en tentant de ne pas cligner des yeux, tout en ayant au casque du Micropoint à fond. Ah merde cette phrase a plutot sa place dans « j’avoue »… :stuck_out_tongue: Un film qu’il est bien pour pleins de raison du coup.

Koyaanisqatsi est tres bon.
Domage que les suivants ne soient pas du meme niveau.
J’attendais beaucoup de celui sur les animaux.

Koyaanisqatsi en fond sur le projo pendant un apéro tardif avec des spliffs quel délice :stuck_out_tongue:

(Saurez vous retrouvez quelle chaine avec des M et des 6 a pompée ce film pour l’un de ses jingles pub, c pas trop difficile ils ont meme repris la musique)

(Ce detournement de thread de grand maitre…)

T’écoutes du Micropoint toi???
Je savais pas que tu aimais le hardcore. C’était quand même bien Micropoint, maintenant je déteste ce qu’ils font séparemment, c’est l’autoroute du kick, sans inventivité, sans énergie. Bref stou puxxor.

Euh sinon moi je ne connais ni Baraka ni Koyaanisqatsi, je vais compléter ma culture.

[quote=« GloP, post:2, topic: 27313 »]Tsssssssss. Repompe. Autant chanter les louanges de l’original…

Koyaanisqatsi. Nough said.

(ce message est a prendre a la legere :stuck_out_tongue: mais quand meme … hehe)[/quote]
Tsss, c’est pas une repompe. C’est ce qu’on appelle une « revisite » : Fricke, qui signe Baraka, a également signé Koyaanisqatsi, il réutilise d’ailleurs certains footages dans les deux. Perso, j’ai un petit faible pour Baraka, que je trouve plus abouti. Mais les deux sont excellents.

[quote=« lhopssa, post:7, topic: 27313 »]Koyaanisqatsi est tres bon.
Domage que les suivants ne soient pas du meme niveau.[/quote]
Normal, donc, vu que Fricke a quitté le navire entre temps et que c’était clairement l’âme du projet. :stuck_out_tongue:

PS : Je vous recommande « Chronos », du même auteur. En attendant Savage Eden.

J’ai beau faire preuve d’ouverture d’esprit (et je fais mon possible), mais j’ai pas compris de quoi parlait Baraka.

Un rapport avec “avoir la baraka”? (expression dont je ne connais pas non plus le sens).

[quote=“Le-Captain, post:11, topic: 27313”]J’ai beau faire preuve d’ouverture d’esprit (et je fais mon possible), mais j’ai pas compris de quoi parlait Baraka.

Un rapport avec “avoir la baraka”? (expression dont je ne connais pas non plus le sens).[/quote]
Baraka, c’est avant tout un voyage, un regard sur le monde. Faut le voir pour le ressentir, c’est difficile à exprimer autrement qu’avec des termes plats comme “ce sont des images du monde avec de la jolie musique”.

Et je pense que le titre est un hommage au poète du même nom, mais il faudrait vérifier.

Il me semble que ca veut dire « avoir de la chance ».

Oui, mais en français uniquement, pas en anglais.

Baraka c’est pas la destiné en arabe ? Ou un truc dans le genre je sais plus.

La bénédiction, plutôt, non ?

Oué ‘sanctity or blessing, obtained through saints or marabouts’. Mais j’avais causé de ce mot pendant un voyage en Egypte, avec des gens du coin, destiné est celui qui me reste en mémoire comme traduction. Après, je me trompe surement et les variations doivent être importantes suivants les régions.

Oui,en francais on l’emploi dans le sens de chance mais en arabe c’est plus proche de bénédiction,c’est juste que la conception de ces deux mots est plus « proche » en arabe qu’en francais,« recevoir la baraka » est un signe de bénédiction mais comme la chance est plus conçu comme un cadeau de Dieu que comme un hasard(probabilité,etc…),çà donne le mélange que l’on connait.

Enfin c’est ce qui ressort de toutes mes lectures,ce n’est pas une vérité figée,çà peut dépendre selon les différents peuples.

Vous en aviez parlé, j’étais fort intrigué… Et bien voilà j’ai eu l’occasion de voir cette oeuvre. Alors oui c’est beau, très beau malgré ma T.V Orion vieille de 10 ans. Évidemment le film gagnerait à être vu en H.D avec une diagonale qui tue mais bon là c’est déjà pas mal. Pour ceux qui n’ont pas vraiment saisi ce que c’était voilà ce que j’ai pondu après l’avoir vu (destiné à mon « blog imaginaire », à un obscur folder de Mes Documents en fait):

Bon ce commentaire quasi-spontané vaut ce qu’il vaut (pas grand chose :stuck_out_tongue: ) mais il aura peut-être le mérite de décrire un peu le film.

Remontage de thread parce que je disais qu’un tel truc ne pouvait pas ne pas avoir été abordé sur la Zone.

Ben comme vous tous, les mots m’ont manqué, et comme garuffo j’ai tenté une petite chronique sur un autre forum auquel je participe, attention j’ai tendance à m’emporter mais j’aime ça :

[quote]Sans dialogues, sans histoire et en enchaînements impromptus mais riches de sens, Baraka n’est pour moi pas un film au sens classique du terme, plutôt une expérience culturelle que j’ai absorbé, et qui résonnera encore longtemps dans mes pensées. Il m’a montré ce que nous sommes, des animaux rebelles se perdant dans une perpétuelle quête de l’Eternel. J’ai compris que nous ne sommes et nous ne serons jamais que tout ceci, victimes de la puissance de notre esprit, à convoiter l’innatteignable, sur une Terre trop grande pour nos corps mais sur laquelle nos esprits, aussi éloignés soient-ils, se rejoignent.

Les relations de l’Homme à la nature, ses rapports à la mort, à l’infini et à son pire ennemi, lui-même, autant de thèmes abordés sans un mot, juste des séquences dont la puissance spectaculaire a heureusement été préservée par la neutralité de leur traitement (aucun jugement, une intention du réalisateur très furtive).
C’est une ouverture de lignes de fuite en puissance, on aimerait aller savoir ce qui se cache derrière les pratiques religieuses des aborigènes ou des balinais, on se demande ce qui nous empêche de faire de même, et ce que ça pourrait nous apporter.

J’avoue ne pas pouvoir retenir les quelques larmes qui me viennent durant certains passages, profondément ému par la culture humaine en tant que grande unité, ému par notre quête de l’infini, inexplicable et pourtant si naturelle.

J’ai décidé que peu importe de quoi sera faite ma vie, je veux vivre ces choses, intérioriser la grande danse de l’humanité, je dois aller voir tout ça, ce ne sera ni une quête de vérité ni une quête de compréhension mais une insatiable soif du vivant humain dans son ensemble…

Ma culture me parait bien banale, après visionnage du film…
Baraka est une fresque intemporelle, un précieux témoignage de la vie humaine dans son ensemble. Sans mots, il est d’un langage universel. En lui l’Eternel respire.[/quote]

Et oui, maintenant quand je vois ça je peux pas m’empêcher d’avoir les yeux qui mouillent un peu, c’est plus fort que moi.

PS: Version Blu-Ray scannée en très haute définition prévue pour la fin du mois :slight_smile:

Et on attend toujours Samsara, pour 2009 si tout se passe bien (merde je crois que je me déplacerai à Paris pour voir le petit nouveau sur un IMAX, si c’est prévu)