E-cigarette : et si vous arrêtiez de fumer ?


#162

Grand fumeur devant l’éternel, je culpabilise régulièrement, genre tous les trois ans, du traitement irresponsable que j’inflige à mon corps. J’aime fumer, après un bon repas, en buvant un verre, au réveil avec le café, tout le temps en fait… Et je déteste globalement arrêter de fumer, c’est désagréable, ça stresse pour rien, et quand je recraque, c’est encore pire…

Bref, j’ai du acheter ma première cigarette électronique il y a 8 ans. Techniquement, une batterie avec une demi-heure d’autonomie, recouverte de peinture métallique, se déclenchant à l’aspiration, une résistance avec une espèce de coton, et des liquides assez particuliers. Dans les faits, la batterie se vidait par magie dans la poche, et se révélait vide dès que l’on en avait besoin, la résistance avait tendance à brûler en moins d’une semaine, et les liquides… on avait éventuellement le hit, mais la saveur la plus marquante faisait plus penser à des herbes de Provence piquant la gorge. Et bien sur, pas de boutique. Commande uniquement en ligne, livrée en une semaine… pas idéal en cas de problème technique quand on a banni le tabac. Mais j’avais réussi à tenir quatre mois.

Ma dernière tentative remonte à il y a 3 ans et le kit ressemblait furieusement au set Bronze (sûrement moins bien, mais quatre fois plus cher) : clearo hs avant la fin de la journée, batterie ultra faiblarde, au final, une expérience absolument pas convaincante… Le seul progrès c’est que les boutiques existaient enfin.

Aujourd’hui, je me suis aperçu qu’une boutique montée par un passionné existait à 100 mètres de chez moi. Et ça, ça change tout. Prendre le temps d’essayer les modèles, les saveurs, les options, baver sur des modèles ressemblant plus à des flasques à whisky cyberpunk, ça reste plus gratifiant qu’un site prestashop, aussi beau soit-il.

Constat principal, les progrès sont impressionnants : feeling, saveur, technique, solidité (ce point précis, je le confirmerai - ou pas - plus tard).

Pour (re)démarrer mon expérience, je me suis laissé tenter par l’eGo AIO, à peine plus cher qu’un kit Bronze, mais offrant une expérience sans commune mesure. Résistance de 0.6 ohm, petit (trop petit) réservoir de 2ml, et un look plutôt pas moche. Du coup, on entrevoit immédiatement l’intérêt de passer au stade supérieur, et, détail amusant, c’est la première fois que je n’ai pas envie de re-fumer du tabac. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais c’est suffisamment étonnant - dans mon cas - pour être noté.

Bref, une boutique montée par un passionné, le temps d’essayer (300 liquides disponibles…), un kit de démarrage plus qu’honnête et pas besoin de forcer sur la nicotine avec ce kit, du 8 ou 12 sera parfait.

Je suis le premier étonné par mon enthousiasme, mais c’est la première fois que ça démarre aussi parfaitement :wink:

maj, 3 jours plus tard

Donc, effectivement la promesse principale de l’eGo AIO est de rendre accessible et simple le vapotage sub-ohm. En respectant les nouvelles obligations européennes (fermeture avec sécurité enfant), et pour un prix improbable (20 à 30 euros suivant la boutique). La batterie a l’air de tenir l’année avant de devenir vraiment inutilisable, et oui, le réservoir est vraiment microscopique.

Mais, il y a toujours un loup.

Le montage unibody de l’eGo AIO (All In One) souffre d’un défaut pénible, le réservoir n’est pas changeable et est extrêmement fragile. En gros, chutant de sa propre hauteur quand posé à la verticale (sur une table par exemple), il y a une chance sur deux que le réservoir se fissure. J’en suis pour l’instant à deux fissures, situées sur le haut du tank, donc, pas trop grave pour l’instant, pas trop de fuites, mais le transport devient du coup plus compliqué…

Bref, toujours conquis par l’objet, mais il faut garder ce point en tête. Il existe peut-être une solution à base de dragonne en silicone, mais, je n’ai pas encore poussé plus avant la recherche… Cet objet reste malgré tout l’objet parfait pour démarrer le sevrage, est un sérieux candidat comme accessoire de backup (entre deux mods par exemple), mais en l’état, impossible de le conseiller comme outil de vape quotidien à moyen terme.

Ce post est sponsorisé par Zeus et Appolon.


#163

Petit retour après réception du Cubis Pro.
Déjà il est joli et bien conçu, remplissage par le haut, airflow facile d’accès et d’utilisation et possibilité de changer la résistance n’importe quand puisqu’elle monté sur le top-cap (et non pas sur la base)
Première utilisation avec le LVC Clapton 1,5Ω MTL (à une 10aine de W) avant-hier soir, correct sans plus…
Puis je laisse l’e-cig tranquille hier toute la journée à la maison et nouvelle utilisation hier soir : l’horreur ! Je ne sais pas ce qui s’est passé entre temps, mais ça glougloutait à fond, j’ai même reçu des projections de liquide sur les mains et le visage…
Du coup je n’ai pas voulu en rester là et j’ai changé de résistance pour la Notchcoil 0.25Ω DL (à une 30aine de W) et là c’est top : grosse vape et très bon rendu des saveurs ! Je vais voir si ça perdure, j’espère. :slight_smile:
Et puis je testerai aussi les deux autres résistances à l’occasion.

Petite question : j’utilise du coup le mode “Wattage” pour régler dans la bonne plage de watts, mais est-ce la seule bonne façon de faire ou pas ?


#164

Oui, le wattage te permet d’avoir un réglage plus fin, il existe aussi des mods et résistances NiCr qui permettent d’avoir un contrôle de température pour encore plus affiner ta vape.

Les résistances en 1.5ohms sont sympathiques, mais j’avoue que le subohm est nettement plus plaisant dans le temps. Il faut cependant faire attention à pas tirer une grosse latte de bourrin sur un haut taux de nicotine, ça arrache un peu la tronche si on ne fait pas gaffe. :smile:


#165

Je suis là-dedans avec la Notchcoil 0.25, mais il faudra tout de même que je vérifie que ma batterie le permet en toute sécurité… je n’avais pas vraiment pensé à ça avant de lire quelques articles ce matin.
Du point de vue de la grosse latte de bourrin, ça devrait aller, c’est pas forcément mon truc et je suis en 0mg (voire 6mg quand le 0 n’est pas dispo)


#166

Disclaimer : désolé, je repasse en mode Higgins…

L’Ego AIO, deux semaines plus tard

Intense est le coup de foudre, mesquin est le quotidien

Comme signalé dans mon post précédent, le réservoir est monstrueusement fragile. Donc colmatage à la superglue, puis enrobage à la résine transparente. A priori, une fois ces éléments durcis, il n’y a pas de soucis sanitaires… Bref, premier problème évacué.

Le problème rédhibitoire, lié au form factor minimaliste, peut maintenant apparaître. La résistance (en montage vertical) et le coton sont logés dans un compartiment cylindrique de 8 x 6 mm. Le coton est ultra tassé, l’airflow et les rigoles d’arrivée de jus sont clairement sous-évalués. Donc, ça chauffe très vite (dès la première bouffée), mais plus pénible, le coton peut brûler très vite. Les résistances sont annoncées pour durer deux à trois semaines. Dans mon cas, une a tenu dix jours (là, c’est cool), une autre a tenu une heure (…) pour une moyenne de deux jours. Tout ça avec amorçage fait en règle, pas de chain vapping, avec liquides fluides ou gras.

Ces problèmes connus, ces résistances font le job, et sont un peu adaptables. Par exemple, on peut débrider l’airflow en faisant sauter la cheminée métallique supérieure. On compensera ensuite avec l’airflow principal du top cap. Leur reconstruction est envisageable, avec beaucoup de patience (mes doigts de fée se transforment alors en doigts de pied tellement c’est petit…)

Et on prie pour que les deux dernières résistances ne brûlent pas un dimanche matin. Par exemple.

Ne jamais dire jamais

Arf, je viens donc de le dire

Donc, dimanche matin, les deux dernières résistances brûlent coup sur coup. Autant dire que la vape devient impossible. (Et non, pas de coton ni de cable sous la main). Les premières heures se passent en essayant de ne pas trop y penser, mais fatalement, le paquet de tabac posé sur mon bureau se met à me faire des œillades de plus en plus insistantes. Et je finis par craquer.

Plusieurs remarques :

  • Le tabac a une odeur riche et fantastique (dans son paquet, donc)
  • Une fois allumé, c’est insupportable, ça pue, ça agresse

(Note : je ne pensais jamais écrire de toute ma vie la ligne supérieure)

Donc, en manque (à priori, bien plus du geste que de la nicotine elle-même) et pas de solution possible avant le lendemain. Cinq cigarettes fumées, sans aucun plaisir. Il faut donc en tirer les conséquences. Ne pas dépendre du bon vouloir d’une résistance, ni d’un - seul - clearo.

Tout ça, c’est encore un peu brumeux

Oui, mais au final, ça sera quand même plus clair

Ces trois premières semaines de sevrage m’ont permis d’essayer différentes options : aérien vs serré, inhalation directe vs indirecte, cloud chasing ou pas, sub ohm ou diesel, fluidité du liquide, dosage de nicotine, arômes intenses ou atténués…

  • 70% de nuages (en inhalation directe)
  • 30% d’inhalation indirecte (serré, et avec recherche de hit)
  • Nicotine entre 3 et 6 (je suis descendu super rapidement)
  • Liquide plutôt gras (30/70 maintenant)
  • Arômes légers (cf fin du post)
  • Ah, et arriver à économiser un peu le liquide qui part trop vite en fumée (désolé…)

Le tout en faisant mes résistances, et en visant les 0.8 ohms (sweet spot pour moi en termes de consommation liquide / électricité / volume vapeur / inhalation directe ou indirecte), et si possible en dripper avec plateau…

D’ailleurs, un dripper ? Mais pourquoi donc ?

La première raison est que le coton se change très simplement, on enlève le fautif, on rince éventuellement la résistance et on lui donne un coup de chaud, on met un nouveau coton, et c’est reparti. La deuxième raison, c’est la révélation aromatique des liquides, on les (re)découvre. Ensuite, c’est plus simple de travailler sa résistance sur un dripper… Par contre, c’est pas forcément compatible de manière simple avec un usage nomade… Il faut donc trouver un avec un petit tank…

En en discutant avec mon vendeur, il finit par me dégoter l’objet parfait pour mon usage : le Serpent Mini. Format très contenu (22 mm de diamètre), plateau avec petite réserve (1 ml) et tank de 2 ml. En single coil, ce qui est parfait pour commencer le reconstructible. C’est beau, c’est bien fini, et c’est gratifiant dès la première latte. Seul petit bémol, le drip tip métallique (très joli), je ne m’y suis jamais fait, donc remplacement par un drip tip ultem, large. Le tout posé sur la première box qui trainait (donc un iStick TC40W, en mode wattage). Et j’alterne au fil des envies entre de la vape aérienne en inhalation directe, ou de la vape serrée, en montant un peu la puissance, en indirect. Bref, heureux, pour l’instant.

Et tout ce liquide qui part en fumée !

Finalement, elle est bien, je la réutilise

Les premiers jours de vape, on est fatalement un peu perdu : changement de goûts, de sensations, d’habitudes, peur de ne pas en avoir assez ou d’en avoir trop… Au bout d’une petite semaine, les choses se tassent, les papilles gustatives reprennent une grande partie de leurs aptitudes, et le besoin de nicotine commence à se faire moins ressentir. Mais le liquide file à une vitesse délirante, surtout en mode sub ohm. Et autant le passage à la vape est un bon deal (à priori) pour le corps, autant il ne l’est pas forcément pour le portefeuille.

Au bout de cette première semaine, je me suis aperçu que mes papilles saturaient assez vite, trop de goûts et d’arômes, un début de dégoût, mais en ayant toujours envie de vaper.

J’ai commencé mon premier test : achat de base 50/50 et de boosters de nicotine. J’avais juste peur d’avoir le sentiment de vaper la sortie d’un fer à vapeur. En fait, la nicotine possède une odeur très caractéristique (et ça tombe bien, je l’aime), la glycérine dégage une saveur sucrée. Et hop, une dizaine de jours juste là-dessus. Et j’y reviens de temps à autre.

Deuxième test, partant du principe que les arômes saturent au delà d’une certaine concentration, je me suis demandé dans quelle mesure on pouvait diluer un liquide et conserver sa saveur. Sachant que, autant j’apprécie le “fantôme” d’une saveur, autant je ne supporte plus sa saturation. Je suis donc parti sur un liquide typé Sirop d’érable / Feuilles de Tabac qui se comporte très bien (du moins pour mon goût) jusqu’à une dilution de un pour cinq. Ah, et du coup, le dripper (avec son exaltation des arômes) devient définitivement un allié précieux.

A garder en tête, il y a deux tueurs d’arômes : la nicotine, et la glycérine. Autant la nicotine, je suis descendu entre 3 et 6, autant pour le liquide de base je suis passé en 30/70. Mais le dripper rattrape parfaitement l’histoire.

Test en cours, qui devient magique. Ajout à la formule précédente du très fantastique La Chose (il faut aimer les arômes gourmands) qui arrive à faire défiler sur une dizaine de secondes ses arômes : caramel au beurre salé, noisette grillée, café, noix de pécan et vanille. Je suis d’ailleurs extrêmement curieux de comprendre la mécanique de libération dans le temps des arômes… Le combo dillution / dripper permet de profiter de pratiquement tout, sans saturation.

Voilà pour l’instant :wink:


#167

Déterrage de thread.

Ma chère et tendre m’a dit qu’elle souhaitait passer à l’e-cig.
Je me suis proposé de me rencarder un peu, pour déblayer le terrain et éventuellement lui proposer le produit le plus adapté.

Bon après lecture du thread, c’est quand même une science ce truc…
En lisant vos posts, j’ai l’impression d’être Papy devant la liste de composants Rue Montgallet.
J’ai un peu peur en lisant tout ça et je me demande même si au final c’est bien adapté à son usage.

Elle fume peu, genre 2/3 clopes fines par jour. Elle souhaiterait un truc simple et discret.
Existerait-il des modèles pas trop techniques, adaptés à la gente féminine et à sa consommation, que vous conseilleriez ?
( Idéalement, un truc où il n’y a pas besoin d’un fer à souder, et d’un ohmmètre :wink: )

Bien entendu, on peut tout aussi bien aller se faire conseiller en boutique, mais j’aime bien connaitre vos avis, c’est toujours intéressant d’avoir le recul utilisateur.


#168

Et bien le meilleur conseil que je peux te donner c’est d’aller voir en boutique justement :smiley:

Parce que bon, chaque fumeur a ses habitudes bien particulière et comme il existe des milliers de modèles différents (et de réglages possibles) le plus simple c’est qu’elle en teste un maximum jusqu’à trouver LA e-cig qui convient.

Donc cherchez la boutique tenue par des passionnés (et évitez les enseignes qui font réparation de téléphone, handspinner et hoverboard en plus de l’e-cig) et demandez à tester cigarettes, taux de nicotine et arômes :slight_smile:


#169

Ma femme y est passé l’an dernier, elle voulait une petite cigarette discrète et féminine et au final ça ne lui convenait pas ( pas assez de vapeur rejeté ) du coup elle est passé à une taille au dessus, dans tous les cas le conseil en boutique reste le mieux !


#170

Hop, voilà, c’est chose faite depuis la semaine dernière.

Nous avons trouvé conseil en boutique, et Madame est repartie avec un modèle “débutant” qui semble convenir pour le moment.
Elle a intelligemment couplé cela à la fin d’une vilaine crève, qui a fait qu’elle n’avait pas fumé depuis une semaine.


#171

Je pose ici un outil que je suivais depuis quelques mois, qui s’est bonifié ces derniers temps.

[NFETools + ArcticFox] https://nfeteam.org/

Il s’agit d’un firmware alternatif disponible pour une quarantaine de box de chez Eleaf, Joyetech, Wismec…

Au programme (hohoho) : ajout d’une fonction de pre-heat pour le modes puissance (on peut même dessiner sa courbe de puissance), tous les modes de contrôles de température y compris avancés (par exemple l’import en csv d’un coil complexe via le fabuleux Steam Engine), réglage ultra fin du logiciel, 8 profils mémorisables, compteurs de puffs, lecture en temps réel des senseurs de la box, et plein d’autres choses.

On configure le firmware depuis son odinateur (possible de le faire un peu depuis la box, mais on va vite oublier…) et on l’upload sur la box. Le manuel permet de voir un peu les possibilités offertes.

Donc, attention, il s’agit de remplacer le firmware constructeur de sa box par le firmware ArcticFox. Donc, oui, il reste une chance de la briquer. Mais offrir à sa modeste box (par exemple, la Pico se trouve maintenant à une trentaine d’euros) des fonctions avancées disponibles uniquement sur des modèles bien plus chers, ça reste une très bonne idée pour lui donner une seconde vie.


Exemple, atténuer l’effet diesel d’un gros coil, en augmentant la puissance injectée en début de chauffe.


#172

Une nouvelle étude, publiée dans le prestigieux New England Journal of Medecine et relayée par le Quotidien du Médecin conclu que : “E-cigarettes were more effective for smoking cessation than nicotine-replacement therapy, when both products were accompanied by behavioral support.”