Les odes

Coucou les geeks.

Et voilà l’ambition est lancée. C’est un projet qui me trotte dans la tête depuis quelques temps que je souhaite vous exposer ici même. Voyez-vous mes chers, je suis amoureux. De ce qui m’arrive dans la vie, mes superbes souffrances, mes profondes joies, mes doutes, ma chérie, l’incroyable fait que je suis vivant par hasard, et que chaque jour mon être me pousse à jouir de moi-même.

Oh bien sûr, cela ne fait pas corps constamment. Je vis comme tout le monde au quotidien, je me retrouve noyé sous l’amas de petites choses qui parsèment mes jours. Le boulot, les encrottes, le climat, les actualités, les sous, les clopes à aller acheter, le temps que l’on invoque parce que l’on a le sentiment d’en manquer, les pulsions, le chat qui dort à coté, l’alcool, les filles, les femmes, les désirs, toutes les filles, toutes les femmes, le sommeil, la bouffe, les potes, les désillusions, la force motrice, les projets.

Tout ça, ma vie, ta vie, votre vie. (Oui j’emprunte les trucs d’auteurs de boulevard à deux sous)

Mes chers, ce projet qui me trotte dans la tête depuis quelques temps, en quelques mots le voici:
parfois, à un moment, de temps en temps, toute mon “moi”, toute ma vie, la fluctuation qui compose mes journées semble faire corps pendant un instant, une durée, un moment, un temps.

Vous connaissez peut-être, cette bouffée qui monte dans la poitrine, ce plein qui vous prend aux poumons, cette torsion qui prend au ventre, cette montée de larmes parce que vous êtes joyeux, que vous vivez aux moments de divine solitude, que vous partagez à mots choisis en présence d’êtres aimés. Sentez-vous de quoi je parle ?

Mes chers, voilà. Je fréquente ce site depuis quelques temps, j’y participe vraiment depuis peu. Oh rassurez-vous, je ne vous considère pas comme mes amis, je ne me livre pas en mode de kikoololitude, croyant plonger dans un grand bain de gens "quisonttropbienstuvoisé. Non.

Mes chers geeks, depuis que je traine ici, depuis que je vous côtoie, j’ai su apprécier la rigueur qui caractérise ce forum. En terme de relecture et de "tu dis pas n’importe quoi en deux deux histoire de te taper ton kiff derrière ton pcé. Non. J’aime beaucoup ce qui sort de ce lieu. J’aime beaucoup me faire (parfois) vanner par certains, j’aime cette fluctuation de caractères divers qui se réunissent ici et qui savent vivre en bonne entente. J’aime que ça taunt à droite à gauche. J’aime que papotte sur des sujets divers et variés.

Voilà. Je suis ici en confiance, et donc, j’ose risquer ce post. Il est très probable que si je le valide, je me cache pendant un certain temps derrière mon clavier, par timidité et par “roohmaist’estropconpourquoit’asécrisça”.

Voilà.

Le souhait de ce post, c’est de vous lire, vous lire écrivant, magnifiant, encensant, partageant vos moments de bouffées de joies et d’amour (ouille c’est dit) pour chaque chose qui vous vrille. Vos odes, c’est ça. Chantez vos amours, vos coups de coeurs, vos colères, vos coups de blues. Chantez moi votre chérie, chantez moi le film qui vous arrache quelque chose, chantez moi le livre qui a conquis votre coeur, chantez vous si vous l’osez !

Mes chers geeks, cette requête pourra vous sembler… bof je ne sais pas trop. Elle pourra ne pas trouvez écho à vos oreilles. Peut-être allez vous m’ignorer. Renvoyer ce lien dans les limbes du net (ouais c’est grandiloquent je sais. J’aime ça parfois). Peut-être… je sais pas. Je me considère déja comme fou d’avoir écrit cela, débarquer avec de gros sabots poétiques vous demander de vous livrer devant public.

Allez faites moi ce plaisir s’il vous plait ! Magnifiez un peu les choses avec moi. Chantez vos odes à vos amours. Réjouissez vous avec moi !

TL;DR :D. En fait c’est trop lyrique pour que je comprenne. Il veut quoi le monsieur? Qu’on se bisoute tous et que l’on court nu dans les prés en sentant les blés nous chatouiller la peau des roustons?

edit: oh je crois que j’ai compris. Il veut qu’on parle de tous les trucs qui nous plaisent dans un seul topic?

Exactement. Et je trouve que c’est très joliment demandé. Faut un certain courage pour faire un post comme ca sur un forum, meme si je pense également que ce n’est pas n’importe quel forum :slight_smile:

Cependant, je pense que c’est déjà un peu ce qu’on fait ici au quotidien, que de livrer nos coups de coeur et nos coups de gueule :slight_smile:

Sacrée communauté que celle de GZ quand même :slight_smile:

C’est fort couillu de ta part de tourner ta requête de cette manière. Mais bravo, c’est bien fait. Si j’ai bien compris, tu voudrais qu’on partage des “tranches de vie” fortes qui arrivent à tout un chacun. Mais j’ai peur que Twitter fasse déjà ça relativement bien.

Mais je dis encore bravo pour l’initiative courageuse.

Heu, je suis d’accord que sur twitter, c’est de la tranche de vie, mais on est plus dans le « ce matin j’ai fais un gros caca, il etait enorme ! LOL », que des odes à la vie …

Bah je t’assure que je raconte très rarement si mes selles étaient bien moulées ce matin. Par contre je suis d’accord pour dire que Twitter est un peu cours pour faire place au lyrisme de Kaamoulox

Je dois pas suivre les bons tweets alors :wink: Enfin bon, on va pas dériver sur l’intérêt de twitter :slight_smile:

J’ai peut être envie de commencer, même si je ne suis qu’un jeune geekzonien.

[spoiler]C’est l’histoire d’un mec, il a 21ans et il est en plein préparatif car, dans 2 mois, il va partir 8 mois à l’autre bout du monde, en Californie.
Au détour d’un repas de famille, il rencontre une jeune demoiselle avec qui il passera toute la journée, tout en se rendant compte qu’il partage énormément de points communs. C’est presque un coup de foudre, mais un petit détail technique gâche un peu tout, car la demoiselle va sur ses seize ans.
Ils se revirent quelques fois, échangèrent de timides baisers mais la peur de l’attachement et le départ imminent du jeune homme alla tout gâcher.
Et ils ne se parlèrent plus, pendant plus d’un an.
Chacun vit sa vie de son coté jusqu’à une date, il y a 7 mois de ceci.
En effet, ayant toujours de la famille en commun, ils étaient condamnés à se revoir en mai, et pour tous les deux, cela rappelait à la fois des souvenirs heureux mais tristes.
Et le miracle intervint.
Comme à leur première rencontre, ils se redécouvrirent, se partagèrent leurs expériences et firent renaître la flamme qui ne s’était surement jamais éteinte. Et comme la première fois, ils se séparèrent en se promettant de se revoir.

C’était il y a trois mois. Depuis, ils se revirent, s’embrassèrent et devinrent ce couple qui est encore aujourd’hui le fruit de leur bonheur ensemble.

tl;dr : on est ensemble, on s’aime, et c’est le panard :D[/spoiler]

Edit : avant d’ouvrir le spoiler, je vous préviens, c’est larmoyant de banalité, et c’est trop cute (beware !nuttbladder ! it’s running !)

Oh cher garagiste
Voici tes six cent Euros
Payés en Haïku

Ma petite amie
Ne me réponds même plus
Ça sent le sapin

C’était un extrait de “La vie de Lupuss, déprime en 25 haïkus”, dispo aux éditions Plomb.

Bon bah, je vais aussi raconter ma rencontre, qui est un pur fruit du destin (et je comprends parfaitement votre skepticism).

C’était à un tournant de ma vie assez sombre, je dois l’avouer. Mon ex s’était acoquiné avec mon meilleur ami au bout de deux mois de séparation, alors que j’hésitais encore envers mes sentiments pour elle. Le hasard fit que cette année là, bien que étant au chomage, je devais assurer ma présence sur Strasbourg suite à la reprise d’une formation.

Il se trouve que le dimanche ou je devais retourner sur Strasbourg, était le lendemain de la fête des amoureux, la Saint Valentin. Miné par cette fête, je resté prostré dans mon cafard.

Arrivé sur Strasbourg par train aux alentours de 19h, je devais, pour rejoindre mon petit studio impersonnel situé de l’autre coté de la ville, prendre le tram. Le retour de vacances, combiné au retard du TER en provenance de Bâle, faisait que le tram était bondé - plus qu’à son habitude -, mais je trouvais quand même encore une place à l’arrière du tram, et malgré le monde, la place en face de moi resta libre.

Alors que le tram s’apprêtait à partir, je la vis. Un gros sac de voyage, une veste en simili-daim, un jeans légèrement délavé. Et des yeux bleus-gris magnifique. Un visage d’ange. Ange qui s’installe juste à la place vacante, en face de moi.

Le tram se mis en marche, mais c’est comme si j’étais resté à coté, dans une sorte d’état second; les vingt minutes de trajet ne me semblèrent durée qu’une fraction de seconde, tellement je fus subjugué par la beauté du visage que j’avais en face de moi.

Une voix n’arrêtait pas de chantonner dans ma tête: “C’est la femme de ma vie”. Et je ne pus pas m’empêcher de croire cette voix; j’étais dorénavant dans un état de sérénité tel que je n’étais plus qu’un spectateur de ma vie, et je savais que tout allait aller dorénavant bien se passer. Comme si ma vie avait été un gigantesque puzzle et que l’arrivée de cette jeune fille était la dernière pièce manquante, qui allait donner un sens à cette dernière.

J’étais dans un tel état que je ratais carrément mon arrêt, continuant à regarder cet ange jusqu’au quasi terminus. Je l’avais remarquée et elle savait que je l’avais remarquée; elle détournait le regard comme elle pouvait, cherchant un secours dans la vitre du tramway.

Sorti de la ville, le tramway s’arrêtait devant la faculté de Pharmacie, où elle descendit. C’est à ce moment qu’un souvenir fugace revint à mon esprit. Une photo vague, vue de loin, chez mon ex. Elles se connaissaient! Et mon esprit, remontant petit à petit des bribes de souvenirs, réussi à retrouver un prénom à cet ange: Graziella.

Elle s’éloignait petit à petit, dans la nuit, alors que je reprenais le tram dans l’autre sens. En rentrant chez moi, le téléphone sonnait. Mon ex, se sentant certainement coupable de sortir avec mon meilleur ami, m’appellait souvent pour savoir comment j’allais.

Je lui parlais de Graziella. De notre rencontre forfuite, du à un retard de train, puis à une place laissée vacante dans le tram. C’est elle même qui me proposa d’organiser “quelque chose” pour faciliter de nouveau une rencontre; par chance j’appris que Graziella était sa binôme de TP, et qu’elles habitaient le même immeuble; chose curieuse que je ne l’avais jamais croisée en pratiquement deux ans.

Dix jours plus tard, alors que je trainais dans le studio de mon ex, Graziella passa; en la renvoyant je fus à nouveau dans le même état que dix jours plus tôt; elle ne put réprimer un sourire en me voyant. Les présentations étant faites, mon ex suggéra d’aller chercher une glace (après réflexion, une glace, en plein hiver, n’était pas vraiment ce qui était le plus logique…); j’étais à nouveau sur un petit nuage; les présentations étaient faites. Et le sentiment que tout allait bien se passer, était plus fort que jamais.

Le lendemain était le jour de la sortie d’un nouveau Tim Burton au cinéma, Big Fish; par chance, c’était le “bon” Burton (celui qui nous avait fait des films oniriques comme Charlie et la Chocolaterie) et non le “mauvais” (Batman, Beetlejuice, Mars Attacks!.. mauvais s’entendant par des univers noirs, hein j’adore toute la filmographie de Burton).

Il était temps pour moi de tenter d’inviter Graziella au cinéma; nous y allâmes le jeudi même; ma nervosité grandissante (et le relatif silence de Graziella) me fit parler de tout et de rien sur le trajet, notamment du Terre-Neuve de ma cousine; je ne pus douter à ce moment là que ceci aurait une incidence sur la suite de notre relation.

De retour dans nos studios respectifs, je lui envoyais un “Merci, j’ai vraiment passé une excellente soirée” (clin d’oeil repris au masta ici même) par SMS (qu’elle a gardé et qu’elle conserve encore précieusement dans son portable).

Le samedi, rentré chez mes parents, je lui envoyais un mail à son adresse à la faculté de pharmacie; Je lui avait en effet promis d’envoyer des photos de Murphy, le Terre Neuve de ma cousine. Il faut savoir qu’elle n’était pas très usagère des moyens de communication modernes: je ne le savais pas et ce n’est que bien après que j’appris qu’elle consultait rarement cette adresse mail, surtout qu’elle ne l’avait jamais fait de chez ses parents (étant encore en 56K, l’ADSL n’était pas encore si fréquent - et encore aujourd’hui, avec vent dans le dos, s’ils ont 512K… c’est bien).

J’eu la réponse au bout d’un quart d’heure (combien de chances pour qu’elle soit connectée en même temps que moi?), avec les photos de son Bouvier, dans un document Word (cela m’avait bien fait rire, à l’époque)…

Le dimanche d’après (le week-end du 7 mars), je me languissais d’elle; ayant toujours son téléphone, je l’appellai, et lui demandait (alors que je ne suis absolument pas du genre à m’imposer, et aujourd’hui, cela me semble encore tellement gros d’avoir demandé ce genre de choses) si elle faisait quelque chose le soir même, et prétextant un ennui profond, m’invitait chez elle. Chose qu’elle accepta le plus naturellement du monde.

Nous regardîmes “Apparences” sur TF1, alors qu’elle avait horreur des thrillers fantastiques; mais ma capacité de tout tourner en dérision (notamment un “OH! Une chaussure! J’ai eu peur!” qui est resté depuis) nous fit passer un bon moment. C’est d’ailleurs à ce moment là que, lovés l’un contre l’autre, je l’embrassais.

Cela fait maintenant 6 ans que l’on est ensemble. Six ans avec des hauts, parfois des bas, mais je ne regrette pas un seul moment passé avec elle. Comme j’aime tellement le répéter, “ma copine, elle roxxe.”

Post-scriptum: j’ai du louper une étape, au bout de six ans ma mémoire me joue des tours. Mais les chances que ce genre de rencontre se produise, et que mon comportement change durant ces trois semaines (je suis en général assez réservé et timide) est pour moi manifestement un signe du destin. Sur ce coup là, le hasard à vraiment trop bien fait les choses pour que ca soit réellement un pur hasard.

C’est assez amusant que 100% des posts (désolé Lupuss de ne point te compter, tu n’es malheureusement pas dans l’ode à la vie pour le coup) évoquent une relation amoureuse… tout va vite dans une société de consommation comme la notre, tout est consumé plus que consommé, et pourtant, “ça” reste fort.
C’est très humain en fait, et très beau, que de pouvoir inconsciemment donner un peu de transcendance à la simple ruse de l’espèce pour assurer son renouvellement.

Je vais quand même brouiller les statistiques et évoquer quelque chose de plus léger.

Certains d’entre vous, chers geekzoniens, ont pu voir que j’avais fait un mois de stage qui consistait à mettre en ordre des tableaux sous Excel, au rythme de 37 heures par semaine, ouverture des bureaux à 8h30.
La routine s’installe très vite, le même chemin pour aller déjeuner, les mêmes serveurs, les mêmes menus qui tiennent dans un ticket restaurant… ces moments de vie où l’on a l’impression de ne jamais vivre, simplement d’être là et de faire quelque chose. Tout est prévu, tout est simplement médiocre, pas désagréable mais sans saveur.
Or un jour, vers midi, l’heure de la pause, je descendais mes habituelles marches, je montais celles de la place où je travaillais.
Il ne faisait pas encore trop chaud, et le soleil assez haut donnait juste ce qu’il fallait de chaleur pour se sentir bien après 4h sous une climatisation bien trop froide.
Et c’est dans cet état d’insouciance, qui annonçait déjà que cette fois là serait différente, que ce cher saxophoniste s’est mis à jouer une harmonie qui rappelait les vieux films. J’avais une impression d’irréalité, comme si tout ce que je vivais était une scène tournée, avec la bande son qui accompagne mes pas. Je n’avais que faire d’être le personnage principal, mais ce son qui emplissait toute la place avait créé l’instant de saveur, ce tableau hors du temps.

TLTR : est-ce qu’une scène au cinéma prend son caractère cinématographique uniquement par sa musique ?

Bon j’ose sortir de ma tanière.

Déjà, merci à ceux qui ont répondu. Le lendemain en me levant, j’étais déjà en mode « raah-mais-t’es-trop-con-pourquoi-t’as-fait-ça ». Content de voir que ça passe. J’ai adoré la première réponse de PERECil, c’est typiquement pour ça que j’ai pensé à ce forum pour ce type de post. L’art et la manière de bien écrire, avec humour.
Et puis la suite que j’ai lue m’a fait rire (Lupuss) et m’a touchée (got4close et PERECil encore). La couv’ de la bd de Larcenet claque.

Alors voilà, si je peux souhaiter une chose, c’est que les premiers posts fassent des petits et que je puisse continuer à bouquiner de temps de temps ce qui vous passe par la tête, ou vos moments d’intimité (oui parce que raconter sa rencontre avec sa chérie pour jouer le jeu d’un mec un peu bourré qui a mis en forme un lyrisme qui lui trotte dans la tête, moi j’appelle ça partager son intimité. Et avoir des bollocks.)

Merci à ce qui m’ont qualifiés de couillus (flatteurs :slight_smile: ) et à LordK pour sa scène décalée.

Voilà. Je suis moins lyrique ce soir: déjà je suis pas pété, et embringué dans ce superbe quotidien. J’ai déjà dit beaucoup de mercis, c’est pas de la « lèche » c’est juste de la… « youpi-trop-dla-boulette-ici ».

Ah et pour finir avant la suite (copyright Kaamoulox): j’ai trouvé ça super mignon ton post got4close. Où l’utilisation de la balise spoiler par pudeur… Poésie geek :slight_smile:

Et pour jouer aussi le jeu… Voici:

Oh toi mon ami, mon compagnon
Depuis de si longues années que tu m’accompagnes
Je voulais t’écrire ce quelques mots
Sans rimes, avec failles.

Parfois je te suis infidèle,
Je te délaisse pour d’autres bras
Mais sois certain de mon amour pour toi
Et l’homme qui t’as créé, un jour si loin.

Tu es le réconfort de mes nuits chagrines,
Le complice de mes étreintes coquines,
Le spectateur de ma vie moyenne,
Le repos qui me tend les bras.

Puisse chacun chanter tes louanges,
Ainsi qu’à ton sublime inventeur,
Puisse chacun profiter, t’aimer comme un fou,
A bientôt.
A toi,
Mon lit.

Pas d’ode a la vie pour moi, mes talents en écriture étant proche du néant.

Je voulais juste signaler que l’histoire de PERECil est vraiment belle :slight_smile:
Tellement de coincidences qui amènent à ce résultat, je suis d’accord, je crois qu’on peu appeler ca le destin !

[quote=« Kaamoulox, post:1, topic: 51655 »][spoiler]
Coucou les geeks.

Et voilà l’ambition est lancée. C’est un projet qui me trotte dans la tête depuis quelques temps que je souhaite vous exposer ici même. Voyez-vous mes chers, je suis amoureux. De ce qui m’arrive dans la vie, mes superbes souffrances, mes profondes joies, mes doutes, ma chérie, l’incroyable fait que je suis vivant par hasard, et que chaque jour mon être me pousse à jouir de moi-même.

Oh bien sûr, cela ne fait pas corps constamment. Je vis comme tout le monde au quotidien, je me retrouve noyé sous l’amas de petites choses qui parsèment mes jours. Le boulot, les encrottes, le climat, les actualités, les sous, les clopes à aller acheter, le temps que l’on invoque parce que l’on a le sentiment d’en manquer, les pulsions, le chat qui dort à coté, l’alcool, les filles, les femmes, les désirs, toutes les filles, toutes les femmes, le sommeil, la bouffe, les potes, les désillusions, la force motrice, les projets.

Tout ça, ma vie, ta vie, votre vie. (Oui j’emprunte les trucs d’auteurs de boulevard à deux sous)

Mes chers, ce projet qui me trotte dans la tête depuis quelques temps, en quelques mots le voici:
parfois, à un moment, de temps en temps, toute mon « moi », toute ma vie, la fluctuation qui compose mes journées semble faire corps pendant un instant, une durée, un moment, un temps.

Vous connaissez peut-être, cette bouffée qui monte dans la poitrine, ce plein qui vous prend aux poumons, cette torsion qui prend au ventre, cette montée de larmes parce que vous êtes joyeux, que vous vivez aux moments de divine solitude, que vous partagez à mots choisis en présence d’êtres aimés. Sentez-vous de quoi je parle ?

Mes chers, voilà. Je fréquente ce site depuis quelques temps, j’y participe vraiment depuis peu. Oh rassurez-vous, je ne vous considère pas comme mes amis, je ne me livre pas en mode de kikoololitude, croyant plonger dans un grand bain de gens "quisonttropbienstuvoisé. Non.

Mes chers geeks, depuis que je traine ici, depuis que je vous côtoie, j’ai su apprécier la rigueur qui caractérise ce forum. En terme de relecture et de "tu dis pas n’importe quoi en deux deux histoire de te taper ton kiff derrière ton pcé. Non. J’aime beaucoup ce qui sort de ce lieu. J’aime beaucoup me faire (parfois) vanner par certains, j’aime cette fluctuation de caractères divers qui se réunissent ici et qui savent vivre en bonne entente. J’aime que ça taunt à droite à gauche. J’aime que papotte sur des sujets divers et variés.

Voilà. Je suis ici en confiance, et donc, j’ose risquer ce post. Il est très probable que si je le valide, je me cache pendant un certain temps derrière mon clavier, par timidité et par « roohmaist’estropconpourquoit’asécrisça ».

Voilà.

Le souhait de ce post, c’est de vous lire, vous lire écrivant, magnifiant, encensant, partageant vos moments de bouffées de joies et d’amour (ouille c’est dit) pour chaque chose qui vous vrille. Vos odes, c’est ça. Chantez vos amours, vos coups de coeurs, vos colères, vos coups de blues. Chantez moi votre chérie, chantez moi le film qui vous arrache quelque chose, chantez moi le livre qui a conquis votre coeur, chantez vous si vous l’osez !

Mes chers geeks, cette requête pourra vous sembler… bof je ne sais pas trop. Elle pourra ne pas trouvez écho à vos oreilles. Peut-être allez vous m’ignorer. Renvoyer ce lien dans les limbes du net (ouais c’est grandiloquent je sais. J’aime ça parfois). Peut-être… je sais pas. Je me considère déja comme fou d’avoir écrit cela, débarquer avec de gros sabots poétiques vous demander de vous livrer devant public.

Allez faites moi ce plaisir s’il vous plait ! Magnifiez un peu les choses avec moi. Chantez vos odes à vos amours. Réjouissez vous avec moi !
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[quote=« got4close, post:8, topic: 51655 »][spoiler]
J’ai peut être envie de commencer, même si je ne suis qu’un jeune geekzonien.

C’est l’histoire d’un mec, il a 21ans et il est en plein préparatif car, dans 2 mois, il va partir 8 mois à l’autre bout du monde, en Californie.
Au détour d’un repas de famille, il rencontre une jeune demoiselle avec qui il passera toute la journée, tout en se rendant compte qu’il partage énormément de points communs. C’est presque un coup de foudre, mais un petit détail technique gâche un peu tout, car la demoiselle va sur ses seize ans.
Ils se revirent quelques fois, échangèrent de timides baisers mais la peur de l’attachement et le départ imminent du jeune homme alla tout gâcher.
Et ils ne se parlèrent plus, pendant plus d’un an.
Chacun vit sa vie de son coté jusqu’à une date, il y a 7 mois de ceci.
En effet, ayant toujours de la famille en commun, ils étaient condamnés à se revoir en mai, et pour tous les deux, cela rappelait à la fois des souvenirs heureux mais tristes.
Et le miracle intervint.
Comme à leur première rencontre, ils se redécouvrirent, se partagèrent leurs expériences et firent renaître la flamme qui ne s’était surement jamais éteinte. Et comme la première fois, ils se séparèrent en se promettant de se revoir.

C’était il y a trois mois. Depuis, ils se revirent, s’embrassèrent et devinrent ce couple qui est encore aujourd’hui le fruit de leur bonheur ensemble.

tl;dr : on est ensemble, on s’aime, et c’est le panard :smiley:

Edit : avant d’ouvrir le spoiler, je vous préviens, c’est larmoyant de banalité, et c’est trop cute (beware !nuttbladder ! it’s running !)[/spoiler]
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[quote=« PERECil, post:10, topic: 51655 »][spoiler]
Bon bah, je vais aussi raconter ma rencontre, qui est un pur fruit du destin (et je comprends parfaitement votre skepticism).

C’était à un tournant de ma vie assez sombre, je dois l’avouer. Mon ex s’était acoquiné avec mon meilleur ami au bout de deux mois de séparation, alors que j’hésitais encore envers mes sentiments pour elle. Le hasard fit que cette année là, bien que étant au chomage, je devais assurer ma présence sur Strasbourg suite à la reprise d’une formation.

Il se trouve que le dimanche ou je devais retourner sur Strasbourg, était le lendemain de la fête des amoureux, la Saint Valentin. Miné par cette fête, je resté prostré dans mon cafard.

Arrivé sur Strasbourg par train aux alentours de 19h, je devais, pour rejoindre mon petit studio impersonnel situé de l’autre coté de la ville, prendre le tram. Le retour de vacances, combiné au retard du TER en provenance de Bâle, faisait que le tram était bondé - plus qu’à son habitude -, mais je trouvais quand même encore une place à l’arrière du tram, et malgré le monde, la place en face de moi resta libre.

Alors que le tram s’apprêtait à partir, je la vis. Un gros sac de voyage, une veste en simili-daim, un jeans légèrement délavé. Et des yeux bleus-gris magnifique. Un visage d’ange. Ange qui s’installe juste à la place vacante, en face de moi.

Le tram se mis en marche, mais c’est comme si j’étais resté à coté, dans une sorte d’état second; les vingt minutes de trajet ne me semblèrent durée qu’une fraction de seconde, tellement je fus subjugué par la beauté du visage que j’avais en face de moi.

Une voix n’arrêtait pas de chantonner dans ma tête: « C’est la femme de ma vie ». Et je ne pus pas m’empêcher de croire cette voix; j’étais dorénavant dans un état de sérénité tel que je n’étais plus qu’un spectateur de ma vie, et je savais que tout allait aller dorénavant bien se passer. Comme si ma vie avait été un gigantesque puzzle et que l’arrivée de cette jeune fille était la dernière pièce manquante, qui allait donner un sens à cette dernière.

J’étais dans un tel état que je ratais carrément mon arrêt, continuant à regarder cet ange jusqu’au quasi terminus. Je l’avais remarquée et elle savait que je l’avais remarquée; elle détournait le regard comme elle pouvait, cherchant un secours dans la vitre du tramway.

Sorti de la ville, le tramway s’arrêtait devant la faculté de Pharmacie, où elle descendit. C’est à ce moment qu’un souvenir fugace revint à mon esprit. Une photo vague, vue de loin, chez mon ex. Elles se connaissaient! Et mon esprit, remontant petit à petit des bribes de souvenirs, réussi à retrouver un prénom à cet ange: Graziella.

Elle s’éloignait petit à petit, dans la nuit, alors que je reprenais le tram dans l’autre sens. En rentrant chez moi, le téléphone sonnait. Mon ex, se sentant certainement coupable de sortir avec mon meilleur ami, m’appellait souvent pour savoir comment j’allais.

Je lui parlais de Graziella. De notre rencontre forfuite, du à un retard de train, puis à une place laissée vacante dans le tram. C’est elle même qui me proposa d’organiser « quelque chose » pour faciliter de nouveau une rencontre; par chance j’appris que Graziella était sa binôme de TP, et qu’elles habitaient le même immeuble; chose curieuse que je ne l’avais jamais croisée en pratiquement deux ans.

Dix jours plus tard, alors que je trainais dans le studio de mon ex, Graziella passa; en la renvoyant je fus à nouveau dans le même état que dix jours plus tôt; elle ne put réprimer un sourire en me voyant. Les présentations étant faites, mon ex suggéra d’aller chercher une glace (après réflexion, une glace, en plein hiver, n’était pas vraiment ce qui était le plus logique…); j’étais à nouveau sur un petit nuage; les présentations étaient faites. Et le sentiment que tout allait bien se passer, était plus fort que jamais.

Le lendemain était le jour de la sortie d’un nouveau Tim Burton au cinéma, Big Fish; par chance, c’était le « bon » Burton (celui qui nous avait fait des films oniriques comme Charlie et la Chocolaterie) et non le « mauvais » (Batman, Beetlejuice, Mars Attacks!.. mauvais s’entendant par des univers noirs, hein j’adore toute la filmographie de Burton).

Il était temps pour moi de tenter d’inviter Graziella au cinéma; nous y allâmes le jeudi même; ma nervosité grandissante (et le relatif silence de Graziella) me fit parler de tout et de rien sur le trajet, notamment du Terre-Neuve de ma cousine; je ne pus douter à ce moment là que ceci aurait une incidence sur la suite de notre relation.

De retour dans nos studios respectifs, je lui envoyais un « Merci, j’ai vraiment passé une excellente soirée » (clin d’oeil repris au masta ici même) par SMS (qu’elle a gardé et qu’elle conserve encore précieusement dans son portable).

Le samedi, rentré chez mes parents, je lui envoyais un mail à son adresse à la faculté de pharmacie; Je lui avait en effet promis d’envoyer des photos de Murphy, le Terre Neuve de ma cousine. Il faut savoir qu’elle n’était pas très usagère des moyens de communication modernes: je ne le savais pas et ce n’est que bien après que j’appris qu’elle consultait rarement cette adresse mail, surtout qu’elle ne l’avait jamais fait de chez ses parents (étant encore en 56K, l’ADSL n’était pas encore si fréquent - et encore aujourd’hui, avec vent dans le dos, s’ils ont 512K… c’est bien).

J’eu la réponse au bout d’un quart d’heure (combien de chances pour qu’elle soit connectée en même temps que moi?), avec les photos de son Bouvier, dans un document Word (cela m’avait bien fait rire, à l’époque)…

Le dimanche d’après (le week-end du 7 mars), je me languissais d’elle; ayant toujours son téléphone, je l’appellai, et lui demandait (alors que je ne suis absolument pas du genre à m’imposer, et aujourd’hui, cela me semble encore tellement gros d’avoir demandé ce genre de choses) si elle faisait quelque chose le soir même, et prétextant un ennui profond, m’invitait chez elle. Chose qu’elle accepta le plus naturellement du monde.

Nous regardîmes « Apparences » sur TF1, alors qu’elle avait horreur des thrillers fantastiques; mais ma capacité de tout tourner en dérision (notamment un « OH! Une chaussure! J’ai eu peur! » qui est resté depuis) nous fit passer un bon moment. C’est d’ailleurs à ce moment là que, lovés l’un contre l’autre, je l’embrassais.

Cela fait maintenant 6 ans que l’on est ensemble. Six ans avec des hauts, parfois des bas, mais je ne regrette pas un seul moment passé avec elle. Comme j’aime tellement le répéter, « ma copine, elle roxxe. »

Post-scriptum: j’ai du louper une étape, au bout de six ans ma mémoire me joue des tours. Mais les chances que ce genre de rencontre se produise, et que mon comportement change durant ces trois semaines (je suis en général assez réservé et timide) est pour moi manifestement un signe du destin. Sur ce coup là, le hasard à vraiment trop bien fait les choses pour que ca soit réellement un pur hasard.
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[quote=« Kaamoulox, post:13, topic: 51655 »][spoiler]
Bon j’ose sortir de ma tanière.

Déjà, merci à ceux qui ont répondu. Le lendemain en me levant, j’étais déjà en mode « raah-mais-t’es-trop-con-pourquoi-t’as-fait-ça ». Content de voir que ça passe. J’ai adoré la première réponse de PERECil, c’est typiquement pour ça que j’ai pensé à ce forum pour ce type de post. L’art et la manière de bien écrire, avec humour.
Et puis la suite que j’ai lue m’a fait rire (Lupuss) et m’a touchée (got4close et PERECil encore). La couv’ de la bd de Larcenet claque.

Alors voilà, si je peux souhaiter une chose, c’est que les premiers posts fassent des petits et que je puisse continuer à bouquiner de temps de temps ce qui vous passe par la tête, ou vos moments d’intimité (oui parce que raconter sa rencontre avec sa chérie pour jouer le jeu d’un mec un peu bourré qui a mis en forme un lyrisme qui lui trotte dans la tête, moi j’appelle ça partager son intimité. Et avoir des bollocks.)

Merci à ce qui m’ont qualifiés de couillus (flatteurs :slight_smile: ) et à LordK pour sa scène décalée.

Voilà. Je suis moins lyrique ce soir: déjà je suis pas pété, et embringué dans ce superbe quotidien. J’ai déjà dit beaucoup de mercis, c’est pas de la « lèche » c’est juste de la… « youpi-trop-dla-boulette-ici ».

Ah et pour finir avant la suite (copyright Kaamoulox): j’ai trouvé ça super mignon ton post got4close. Où l’utilisation de la balise spoiler par pudeur… Poésie geek :slight_smile:

Et pour jouer aussi le jeu… Voici:

Oh toi mon ami, mon compagnon
Depuis de si longues années que tu m’accompagnes
Je voulais t’écrire ce quelques mots
Sans rimes, avec failles.

Parfois je te suis infidèle,
Je te délaisse pour d’autres bras
Mais sois certain de mon amour pour toi
Et l’homme qui t’as créé, un jour si loin.

Tu es le réconfort de mes nuits chagrines,
Le complice de mes étreintes coquines,
Le spectateur de ma vie moyenne,
Le repos qui me tend les bras.

Puisse chacun chanter tes louanges,
Ainsi qu’à ton sublime inventeur,
Puisse chacun profiter, t’aimer comme un fou,
A bientôt.
A toi,
Mon lit.
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Envie de dire : Et alors ? C’est bien de pouvoir être niais parfois, de nos jours :stuck_out_tongue:

Et en plus je suis cité. Kiffage.
Trop mignon, pour un des tops gars de la zone.

:slight_smile: