[LIVRE & BD] Vos lectures du moment

Ce n’est pas tant le style le problème que l’attitude du personnage principal: il est triste, il encaisse et il se plaint. En boucle, à longueur de tomes. Au bout d’un moment je n’ai plus supporté. :sweat_smile:

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Je n’ai pas trouvé ça gênant. Un gamin qui vit ce qu’il vit à quelques raisons de se plaindre. Et je ne trouve pas qu’il passe son temps à ça.

Idem :sweat_smile:. Vraiment y’a rien qui va pour moi dans cette série. Y’a peu être un tome que j’ai trouvé cool, celui de la fin du premier arc de mémoire (ça remonte à au moins 25 ans donc.. ). Je me suis dit « cool, ça va s’améliorer ». Mais non. J’ai laissé tomber dans les tomes suivant.

J’ai toujours eu du mal à comprendre l’engouement à cette série :slightly_smiling_face:

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J’en ai assez peu de souvenir mais je me souviens juste ne pas avoir du tout accroché à l’univers, donc je n’ai jamais poussé au delà du premier bouquin.

Perso ça a été une claque, cette série de bouquins, justement parce que c’était un héros différent. C’est peut-être aussi une œuvre à remettre dans son époque. En 1995, les rayons fantasy était encore pleins d’histoires façon Tolkien, Moorcock, Feist, Martin et d’autres, tous masculins et qui écrivaient des héros forts, virils, ténébreux, et puis est arrivée Robin Hobb et son Fitz aux antipodes des autres héros de fantasy, qui laissait une grosse part à ses états d’âme, sa psychologie, ses dilemmes moraux,… des trucs qui étaient parfois abordés par d’autres auteurs, mais jamais de cette manière. Et du coup pour plein de gens, ça a été “Ah bon? On peut faire ça en fantasy?”

Des trucs qui ne pouvaient pas être écrits (à l’époque) par des mecs blancs, cis et heteros (ce qui constituait quasiment tout le rayon fantasy), je pense.

Maintenant il y a d’autres auteurices qui ont repris ce qu’elle a fait, et on est un peu plus habitué donc c’est sans doute moins marquant à découvrir, mais à l’époque où c’est sorti, ça a marqué un paquet de lecteurices.

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Le second arc (toute la deuxième moitié de la série) a été une torture pour moi, qui m’a fâché avec la lecture pendant des années.

Ça m’a au moins appris que quand ça ne va plus, ça ne sert à rien d’insister.

Et j’ai la conviction que cette deuxième partie est une commande parce que ça marchait, mais qu’il n’y avait pas l’inspiration de la première moitié.

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Qu’est-ce que tu appelles le second arc?

J’ai me suis vraiment attaché à ce gamin, son pouvoir, etc. J’ai vraiment dévoré ces bouquins, n’arrivant pas à m’arrêter à certains moment.

Après la mort du loup.

Ah ben, enfin. Ça avait pas l’air gagné vu le dernier State of Sanderson

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J’ai enfin fini le cycle des Robots de Asimov en terminant Robots et Empire
C"est interessant à lire car ça conclu d’une certaine manière un arc, et ça ouvre la voie à Fondation (surtout aux deux derniers tomes).
Il y a de bonnes idées, mais c’est un peu chiant à lire parfois. Les dialogues entre Giskard et Daneel sont souvent là pour expliquer au lecteur ce qui se passe/va se passer, mais c’est fait de manière un peu relou.

Content de l’avoir lu, mais content de l’avoir fini!

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Perso j’avais adoré mais c’était il y a longtemps. Je pense vraiment qu’il y a un âge pour lire Asimov, à 15/20 ans c’est génial. Et encore, faut voir avec les jeunes d’aujourd’hui, parce que faut bien avouer que ça a un peu vieilli

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Les cavernes d’acier, le premier bouquin de SF que j’ai lu, offert par mon oncle, je devais être en 5eme.. J’avais trouvé ça top à l’époque ! Il a enchainé avec Demain les chiens puis Dune quand je suis passé en 3eme.

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J’ai lu Demain les chiens il y a deux ou trois ans, et j’ai beaucoup aimé. A l’inverse d’Asimov, je pense qu’il faut une certaine maturité pour vraiment apprécier.
Lire ça en 5eme, chapeau !

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Les cavernes d’acier c’est quand même plutôt une enquête policière dans un mode sf pas trop développé, ça va :slightly_smiling_face:

Non, je parlais de Demain les chiens :dog:

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Un peu plus de détails par Sanderson himself

Alors que je suis en train de terminer Dogs of War (correction: depuis que j’ai commencé ce brouillon, je l’ai terminé depuis un moment), j’en profite pour préparer un petit post sur Adrian Tchaikovsky, qui en quelques années est devenu un de mes auteurs de SF préférés.

J’en avais un peu parlé ici il y a quelque temps, mais ça fait un moment que je voulais faire un post plus un peu plus complet.

Finalement je vais essayer d’en faire un pour chacune de ses principales séries (et quelques romans one-shot), qui ont quasiment toutes un point commun: le fait de d’explorer les modes de pensées et de conscience de personnages non-humains.

Je vais donc commencer par parler de Children of time (Dans la Toile du temps) et ses suites, qui est le roman par lequel j’ai découvert cet auteur.

J’ai hésité sur ce qui devait être mis en spoiler ou non. Je pense quand même pouvoir donner le sujet principal du bouquin : Après l’échec d’une expérience scientifique, le développement d’une civilisation d’araignées sur une planète lointaine, du point de vue des araignées et d’un groupe d’humains à la recherche d’une planète habitable.

Dans la balise spoiler une présentation plus complète, en essayant d’éviter les gros spoil.

Résumé

Dans un futur lointain, une expérience scientifique inédite menée par le docteur Avrana Kern est sur le point de débuter: sur une planète entièrement terraformée, vont être libérés des groupes de singes et un virus chargé d’accélérer leur évolution et d’augmenter leurs capacités intellectuelles, jusqu’à un jour créer une nouvelle espèce à l’intelligence comparable à celle des humains.

Mais le jour de l’introduction des singes sur la planète, un attentat sur la station orbitale tue la plupart des participants du projet. Seule le docteur Kern parvient à atteindre un module de sauvetage, et entre en hibernation en orbite autour de la planète, en espérant pouvoir être un jour secourue.

Ce qu’elle ne sait pas, c’est que l’attentat a également fait s’écraser la navette transportant les singes vers la planète. En leur absence le virus trouve un nouvel hôte, une espèce d’araignée sauteuse.

Le déclin de l’empire humain laisse la planète intouchée durant des millénaires, laissant libre court à l’évolution de ces araignées.

Passé cette introduction le roman alterne entre deux points de vue principaux: d’abord celui des araignées, via des chapitres racontant à chaque fois l’histoire de quelques unes d’entre-elles avant de bondir en avant de plusieurs millénaire, changeant de protagoniste et montrant leur évolution à la fois biologique et sociétale, et les débuts d’une véritable civilisation.

Le second point de vue est celui de l’équipage du Gilgamesh, un vaisseau-arche transportant des milliers de potentiels colons cryogénisés, envoyé par une des dernières civilisations d’une terre qui se meurt, à la recherche des planètes potentiellement terraformées par l’ancien empire. L’équipage réduit est en hibernation la plupart du temps, et ses membres sont réveillés selon les besoins, parfois après des dizaines ou des centaines d’années de sommeil.

Comme le titre l’indique, le temps est un élément majeur du roman: Chaque nouveau chapitre fait un bond en avant entre quelques milliers et quelques dizaines d’années, introduisant une nouvelle étape de la civilisation des araignées, ou une nouvelle situation et de nouveaux rapports de force du côté des humains.

Ceci avec en toile de fond la renaissance d’une civilisation humaine, dont les quelques survivants tentent de récupérer ce qu’ils peuvent des connaissances et technologies d’un ancien empire disparu depuis longtemps.

J’ai adoré ce bouquin. Ce n’est pas le meilleur de Tchaikovsky, je lui ai légèrement préféré le second et encore plus le troisième, mais quand même, c’était une claque qui m’a donné envie de découvrir les autres univers de l’auteur.

Pour peu que l’on accroche au récit, tout ce qui concerne les araignées et leur civilisation est fascinant : on voit bien que l’auteur a pris soin de penser chaque élément dans le moindre détail, que ce soit sur leur psychologie, leur rapport à leur environnement puis leur technologie, pour être cohérent avec le fonctionnement de ces bestioles et ne pas se contenter de les anthropomorphiser.

Le second volume, Children of Ruin (Dans les profondeurs du temps), garde plusieurs caractéristiques essentielles du premier: le déroulé sur des siècles / millénaires (merci le sommeil cryo), les deux timelines parallèles, et l’espèce animale à l’évolution accélérée, aboutissant à une intelligence complètement différente de celle humaine.

Le résumé en une ligne: Cette fois, c’est des poulpes. Mais pas seulement.

Et en plusieurs :

Résumé

Le récit débute à la même époque que le premier, dans un système comprenant deux planètes potentiellement terraformables: la première, baptisée Nod, contient tout un écosystème de formes de vies apparemment primitives mais complètement différentes de tout ce qui a pu exister sur terre, tandis que la seconde, qu’ils appellent Damascus, est un monde entièrement fait de glace.

L’équipe de terraformation, ne souhaitant pas détruire l’écosystème de Nod, décide de commencer par l’étudier. Deux projets sont alors menés en parallèle: la transformation de Damascus en planète océan pouvant servir à supporter des habitats orbitaux, et l’étude de la biodiversité de Nod.

L’ingénieur en charge de la terraformation de Damascus décide alors d’utiliser son pet project, un élevage de poulpes génétiquement modifiés, pour aider à cette tâche, et leur donne un coup de boost avec un virus dérivé de celui de CoT.

Mais forcément, tout ne se passe pas comme prévu, d’abord côté Nod où la faune se révèle bien plus dangereuse qu’elle n’en avait l’air, puis côté Damascus où les poulpes commencent à évoluer un peu plus vite que prévu.

En alternance avec tout ça, on suit les personnages du premier livre, affrétant un vaisseau spatial dans le but de découvrir l’origine d’un signal radio reçu depuis un système solaire lointain (celui de Nod et Damascus, forcément).

Ce second volume est dans la lignée du précédent, avec au cœur du récit la civilisation des poulpes, leur mode de pensée et de communication totalement différents de ceux des humains, comme l’étaient ceux des araignées dans le premier roman.

Il s’en démarque tout de même suffisamment pour ne pas être une redite, et corrige à mon avis les quelques petites faiblesses du premier. L’univers s’enrichit, on en apprend un peu plus sur la chute du vieil empire, mais au final ce n’est pas le plus important, et ce qui reste ce sont des questions sur la nature de la pensée, la conscience et l’identité.

Le troisième roman, Chidren of Memory (Dans le berceau du temps), se déroule majoritairement au sein d’une colonie humaine sur une planète à l’environnement hostile, Imir.

Résumé

Pas de terraformation à grande échelle ici, le point de vue principal est celui de Liff, une jeune fille vivant dans une colonie de taille modeste qui tente depuis plusieurs générations d’apprivoiser suffisamment son environnement pour pouvoir, un jour, réveiller les milliers de colon cryogénisés qui dorment dans le vaisseau-arche en orbite.

Mais c’est mal parti: la colonie n’est jamais réellement parvenue à progresser, et retombe lentement vers un niveau technologique plus primitif. Et ce n’est pas la paranoia ambiante concernant des personnes extérieures à la colonie, ayant pour but supposé de vouloir saboter la colonie, qui peut arranger les choses.

Pendant ce temps, un vaisseau d’exploration à l’équipage hétéroclite hérité des deux premiers tomes (renforcé d’une paire de corbeaux au modèle d’intelligence très particulier) a découvert la colonie, et tente de commencer à prendre contact en envoyant une émissaire, Miranda, s’infiltrer dans la colonie.

Children of Memory n’est pas un livre facile. La timeline sur Imir peut sembler confuse, et la structure particulière du récit fait qu’on a parfois l’impression qu’il piétine sans vraiment avancer.

Mais rien n’est laissé au hasard, tout a une signification (même si les corbeaux ne seraient probablement pas d’accord), et si ce volume a une portée plus limitée que les précédents (se déroulant essentiellement sur une seule planète, avec un nombre restreint de personnages et sur une durée plus humaine), il est pour moi celui qui va le plus au cœur des questions posées par la série, sur la nature de la pensée, de la conscience, de l’individualité et de l’existence.

Un quatrième roman, intitulé Children of Strife, doit sortir en mars prochain. Je suis impatient de le découvrir.

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Personnellement, concernant Asimov j’avais adoré " Face aux feux du soleil" ! C’est aussi une enquête de Bailey et Daneel.

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