Non, ils ne sont pas tous méchants !

A force de procès réclamant des milliers de dollars de dommages et intérêt intentés à des dizaines d’internautes, la RIAA s’est lancée dans une véritable guerre contre ses clients. La faute au piratage et surtout à l’obsolescence technologique de ces majors, visiblement toujours incapables de s’adapter à la nouvelle donne crée par Internet et le peer-to-peer. Inutile de vous rappeler le détail de ces procès, lancés à l’aveuglette et d’une efficacité douteuse.

La RIAA représentant la plupart des maisons de disques américaines, on serait donc tenté de toutes les ranger dans le même panier de crabes promis à disparaître faute d’adaptation. Certains semblent néanmoins avoir compris qu’on ne gagne jamais une guerre contre ses clients. ZDNet.fr rapporte qu’une maison de disque canadienne, Nettwerk Music Group (Avril Lavigne, Sarah McLachlan, Barenaked Ladies…), opportunément contactée par la soeur d’un adolescent attaqué par la RIAA, a décidé de prendre entièrement à sa charge les frais de justice, amende comprise. Le but est bien évidemment de démontrer l’inefficacité patente de tels procès et leur injustice puisque les attaqués seraient choisis au hasard. La plupart du temps, ils sont très loin d’avoir les moyens de la RIAA pour monter une défense correcte et se retrouvent réduits à payer quelques milliers de dollars dans un règlement à l’amiable pour éviter un trop coûteux procès.

Dans un communiqué cinglant et assez remonté, le PDG du label Terry McBride rappelle aussi que le travail des maisons de disques est de s’occuper de la création musicale, pas d’extorquer de l’argent aux particuliers ayant téléchargé quelques morceaux sur le net.

A défaut de proposer une solution, cela a au moins le mérite d’être assez rafraîchissant à une époque où le piratage est la justification pour faire passer n’importe quelle loi.

Intéressant, moi je pense que les gens de chez Nettwerk Music Group ont raison.

Les majors ne peuvent pas lutter contre le piratage de toutes façons.
La seule solution pour eux est de s’adapter, de tolérer en fait.

Actuellement les protections mises en place sur les CD audio ne servent, à mon avis, qu’à pénaliser l’utilisateur qui va acheter un album. En effet celui-ci pourra rencontrer des difficultés à lire sa musique sur certains lecteurs (auto radio, PC…).
Ces protections semblent donc servir à rendre inintéressant l’achat d’albums sur CD audio. Et je ne pense pas que ça serve à autre chose.

Adaptation, oui, mais comment s’adapter?
Je pense que tout d’abord qu’ils devraient être plus tolérants.
Ensuite, ils devraient faire en sorte de rendre intéressant l’achat des albums pour leurs fans, fournir des services qui ne sont pas obtenus quand on télécharge de la musique piratée. Exemple: un poster, des photos des artistes, etc…
Ils devraient aussi baisser les prix des albums, parfois c’est vraiement exagéré, surtout quand on voit la part qui va aux artistes. Bref rendre les disques plus attractifs.

Il y a plusieurs études démontrant que le piratage n’a pas d’impact sur les recettes des majors.
Quelques raisons simples:

  • les pirates achèteraient-ils toutes les musiques qu’ils téléchargent?
  • le téléchargement gratuit est un bon moyen pour découvrir de nouveaux artistes, ou de petits artistes, ce qui fait de la pub et ça va booster les ventes d’albums (enfin, il reste de moins en moins d’intérêt à acheter un album de nos jours).

Il y a aussi des études démontrant le contraire. Personnellement j’ai plus été convaincu par ce que j’ai lu en faveur du “pas de pertes”.

Et c’est ca qui est le plus emmerdant pour les grosses maisons de disque, que les gens se mettent à découvrir de nouveaux artistes autres que ceux qui passent en boucle à la radio.

Juste pour être précis, la RIAA ne “représente” qu’elle même, et certainement pas “la plupart des maisons de disques américaines”. La RIAA est une entité autonome, plus exactement un consortium réunissant les Majors du disque, c’est-à-dire les gros labels et leurs sous-labels (ce qu’on appelle communément les “faux indés”, la liste complète ici).

Et pour être parfaitement complet, la RIAA est avant tout un lobby industriel qui vise uniquement à défendre des intérêt économiques, pas artistiques.

[quote]Et c’est ca qui est le plus emmerdant pour les grosses maisons de disque, que les gens se mettent à découvrir de nouveaux artistes autres que ceux qui passent en boucle à la radio.[/quote]Hé bien si ça fait du bien aux petits maisons de disques qui publient de petits artistes tant mieux. Ca me conforte encore plus dans mes idées, en plus j’aime quasiment (voir totalement) rien de ce qui passe à la radio… :stuck_out_tongue:

Merci pour la précision Faskil.

Moi j’aime la RIAA ! Après tout elle défend ces pôôôôôôvres petits artistes :stuck_out_tongue: :
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