[Cherche]Informations, retours : critique littéraire

Après mon bac L je voudrais m’orienter dans le journalisme. Les CIO et autres ne m’ayant pas renseignés du tout sur le domaine j’ai besoin d’informations. Cela va d’expériences professionnelles, de conseils à de simples liens pertinents sur le métier de critique littéraire,ces différents domaines et perspectives d’avenir.

Ben c’est pas compliqué, vu le domaine dans lequel tu veux travailler je crois que tu as tout intérêt à passer par les cases Hypokhâgne et Khâgne et une fois que ce sera fait, tu pourras alors te diriger vers les grandes écoles de journalisme.

C’est un peu la voie royale…

edit : attention hein, j’ai dit “voie royale”, ça n’a rien d’obligatoire, on n’est pas forcé d’être journaliste pour écrire des critiques littéraires. Ce qui est important c’est surtout d’avoir une excellente culture dans le domaine et un bon esprit critique (forcément). Par contre il ne faut pas se leurrer, comme avec toutes les spécialités, les places sont chères.

C’est selon ou tu es aussi. Je sais qu’aux alentours de Nice, là où je vais faire mon Hypokhâgnes, on a une très bonne école de journalisme du côté de Sofia Antipolis, et je pense qu’elle prend aussi après la fac de Lettres qui n’est pas brillante voire désastreuse ici… donc si tu as été pri en prépa, courage pour arriver au bout et après les écoles de journalismes t’accueilleront (ou pas).

Et comme ca m’interesse aussi je me suis documenté sur le sujet, et je confirme ce qu’a dit Yavin, les places sont très cheres, et surtout la presse papier… c’est pas forcément le futur. Pense aux autres métiers du journalisme (internet, radio, télé & co), y’a peut être de bons postes à prendre.

moi, le journalisme ca m’intéresse un peu, non pas pour en faire mon métier ( j’ai déjà fini mes études et j’aime ce que j’ai fait ) mais parce que j’aime écrire.

En effet, j’écris presque tous les jours pour mon blog et ca me plait. (enfin, sur des thèmes qui me plaisent. me demandez donc pas d’écrire des pages sur la mode ou des trucs techniques…)

alors, pour quelqu’un qui veut faire un jour journaliste, je n’aurai qu’un seul conseil. écrire, écrire et encore écrire. et beaucoup lire. ca te permettra de trouver ton style et d’avoir plus d’aisance à l’avenir.

après six mois de " journalisme " ( attention, je précise c’est amateur et c’est meme pas du journalisme ), je pense que le style s’affine par l’exercice. donc, plus t’écris, meilleur t’es et donc plus tu as de chance d’en faire ton métier.

oui je sais, c’est logique tout çà. ah oui… histoire de pas me faire tuer / trucider par tous les gens dont c’est le métier : il faut aussi un minimum de don. moi, je crois pas avoir un don. enfin,… bref B) B) .

bon courage en tout cas et tiens nous au courant de tes pérégrinations ! (sinon, question : ton bac tu l’as déjà ? ou c’est prévu pour bientot ? sache que plus tu as le temps de t’exercer, mieux c’est ! :smiley:

Doud

Sauf que là, tu résumes le métier de journaliste a l’écriture, alors que ca ne représente que 5 à 10% du travail.

oui, mes excuses, ’ se fait tard.

bien sur qu’avant l’écriture y a la recherche d’info. et oh pu__n que c’est chiant la recherche d’info,
puis y aussi la relecture, la recherche de l’illustration et j’en suis sur un miyon de trucs qui m’échappent à cette heure.

ah, C_Wiz, moi je disais çà basé sur mon expérience personelle. qui a que 7 mois en amateur. après, bien sur que des gens comme toi dont c’est le vrai métier auront des infos plus pertinentes à donner…

et je partais du postulant amphigourique que ce n’était pas une activité freelance mais pr un journal donné.

bref, comme je disais plus haut, le journalisme, le vrai, m’est inconnu complètement, mais je voulais juste donner un (tout petit) retour d’expérience.

après, Kudoz parle dans le titre dans son thread de critique littéraire, donc, mon conseil comme quoi il faut lire tient.
enfin, bon, faites pas attention… je suis déjà plus là B)

bonne nuit à tous et merci à toi C_Wiz pour ta précision…

Doud

Mais de quelle expérience au juste ? Sérieusement tu es complètement à côté de la plaque là B)

Je crois que Ldoud confond journalisme et éditorialisme. Enfin, j’espère, sinon j’ai passé six années de ma vie pour dégoter un diplôme qui ne vaut finalement pas grand chose. B)

Il parle de son feeling à écrire sur son blog qui, d’après lui est une possibilité pour se mettre à écrire, pour affiner son style afin de gagner en skill d’écriture et de plus tard prétendre en faire son métier.
Ou pas.

(je critique pas, je dis juste ce que j’ai compris)

D’abord merci pour ces réponses.

C’est certain, mais c’est s’appuyer sur une formation.

Ah. Je parlais de critique au sens global(“multi-support”) du terme, même si je n’ai pas préciser.

Apparemment un critique est donc forcément spécialisé. A-t-il un forcément un ratio à atteindre ?

[quote=« Kudoz, post:10, topic: 45594 »]D’abord merci pour ces réponses.
C’est certain, mais c’est s’appuyer sur une formation.
Ah. Je parlais de critique au sens global(« multi-support ») du terme, même si je n’ai pas préciser.

Apparemment un critique est donc forcément spécialisé. A-t-il un forcément un ratio à atteindre ?[/quote]
La première chose, a mon avis, est de suivre une bonne formation pour développer les techniques nécessaires à la pratique du métier. C’est un point a pas négliger parce que en faisant la formation, tu vas probablement trouver ta voie, et voir les choses que tu veux/peux faire et celles qui ne t’intéressent pas. Sans compter que, faut être très clair, ca te donne des opportuinités de plan B. Pas que j’ai envie de te démoraliser avant que tu commences, mais il faut être conscient que quelque soit le support, les places sont chères, et on fait rarement 40 ans de carrière dans un même canard. Ca devient de plus en plus vrai pour un tas de métier mais il y’a un côté « précaire » (tout est relatif, entendons nous) dans la presse en général. Surtout si tu veux jouer la carte de la « pige » (intérimaire a plus ou moins long terme pour un/plusieurs mag, en gros). Je pourrais te dire pleins de choses sur les hauts et les bas de la pige si ca t’intéresse mais autant ne pas entrer dans ce genre de détails tout de suite. Donc, pour résumer, la formation est primordiale, ca te servira a rebondir si t’en a besoin. Et ca t’ouvrira des portes. Donc on ne néglige pas !

Peut on se passer d’une formation journalistique ? La réponse est oui, mais non B) Faut être clair, la grande majorité des journalistes ont suivi de vrais formations, ceux qui font ça « freestyle » ont généralement tous un point en commun : ils bossent sur des sujets ULTRA SPECIFIQUES. Pour prendre le cas qui me concerne, le matos informatique, une grande majorité de journalistes matos n’ont pas suivi de formation journalistique. La plupart ont suivi un cursus sur le domaine de l’informatique (c’est mon cas), d’autres ont travaillé dans des grandes entreprises de matos, et ont décidé de tenter la voie de la presse. Ca n’est pas un cas isolé au matos, par exemple tu as des critiques litéraires qui sont en parrallèle investis dans le milieu de l’édition (ce qui peut ammener des cas de conscience et un tas d’ambiguités pas sympathiques, ca existe aussi dans le matos, et ces gens qui bossent pour une société le font sous un nom de plume). Bref, dans tout ces cas, c’est le côté « consultant/spécialiste » qui ressort, ces gens peuvent être choisis parce qu’ils ont des choses à dire, qu’ils ont une jolie plume, ou dans le cas de l’informatique, qu’ils sont tellement spécialisés dans leurs sujets qu’ils en deviennent des références incontournables (tridam sur hardware.fr est un exemple parfait). Donc pour résumer, pour tout ces gens, le journalisme est généralement un plan B accompagné d’un facteur chance/réseau et/ou du bon endroit au bon moment. Essayer de faire son trou comme ça n’est pas quelque chose que je te recommande, fait ta formation :smiley:

Bon tu étais déjà partant pour la formation donc j’ai fait deux paragraphes pour pas grand chose, mais autant insister. Pour en revenir à tes questions, le critique (tout journaliste doit être critique en fait, mais admettons) n’est pas forcément spécialisé sur un seul sujet. Ceux qui le sont, sont généralement ceux qui n’ont pas fait de formations (ha bah j’ai pas tapé les deux paragraphes pour rien B)) et qui sont « à fond » sur un domaine précis. Mais c’est un peu comme la vie en général, tu t’intéresses à pleins de choses et si tu as la passion de faire passer quelque chose à tes lecteurs (c’est a mon avis le but principal du journalisme, mais on digresse), tu peux l’appliquer à des tas de sujets en fonction des besoin, de tes envies (qui vont évoluer au fur et a mesure de ta vie) et de tes opportunités de carrière. Donc en aucun cas, tu n’es fixé dans une case précise, et encore une fois c’est par ta formation que tu pourras faire évoluer ou choisir différents sujets qui t’interessent en //. Sans compter que tu peux collaborer en // sur plusieurs titres(medias, whatever) différents. La presse est (peut être) une des professions ou l’on peut le plus facilement évoluer d’un endroit vers un autre.

On a tous un peu mis de côté la question de l’écriture parce que ce n’est pas la chose à laquelle tu dois penser en premier. Tu développeras ton style au fur et a mesure, il s’affinera avec le temps, tu apprendras aussi a t’adapter à ton lectorat (ton public cible) donc tu as le temps pour te poser ces questions.

Pour ce qui est du « ratio », je ne comprends pas trop la question, en fait tout va dépendre de ce que tu veux faire. Tu peux très bien piger pour deux magazines avec des sujets très différents et là le ratio entre les sujets, il sera décidé par ton temps disponible et les besoins des differents titres pour lesquels tu bosses. Mais même si tu est « plein temps » dans une publication, et donc assigné à une rubrique, rien ne t’empeche de participer à d’autres rubriques si tu as quelque chose à apporter. Il peut y avoir des petites guéguères de services dans de très grandes enseignes ou on aura plutôt tendance à te cloisonner dans ta rub, dans d’autres ce sera plus ouvert. C’est un peu comme quand je teste un jeu dans joy, ca n’est pas du matos et donc pas réellement mon « métier », mais ca peut m’arriver pour un titre qui m’interesse (les jeux de trains) ou des circonstances diverses et variées. Donc le cloisonnement est quelque chose de très relatif.

Hope this helps !

Thanks ! Ca m’as appris pas mal de choses, c’est une bonne chose qu’une évolution soit fréquemment possible.

Pour ce qui est du ratio, j’imaginais des périodes creuses durant lesquelles il y aurait un minima à remplir. Ca parait stupide mais peut être que l’assignation d’articles est personnelle (dans le cadre de la spécialité): on choisit ce sur quoi ce fera notre prochain article, et si admettons on pige sur une actualité littéraire alors une période creuse est probable; mais je chipote.

[quote=“Kudoz, post:12, topic: 45594”]Thanks !

Pour ce qui est du ratio, j’imaginais des périodes creuses durant lesquelles il y aurait un minima à remplir. Ca parait stupide mais peut être que l’assignation d’articles est personnelle (dans le cadre de la spécialité): on choisit ce sur quoi ce fera notre prochain article, et si admettons on pige sur une actualité littéraire alors une période creuse est probable; mais je chipote.[/quote]
Ok donc plutôt un quotat de papiers. Donc dans un magazine, typiquement quand tu es “plein temps” on peut te demander un quotat de pages par exemple (pas forcément une règle, mais très courrant). Quand tu es à la piges, tu deviens forcément plus dépendant de l’actualité puisque tu ne vas pas avoir forcément un quotat de pages par mois. Tu vas donc avoir de “bons mois” et d’autres “moins bons”. Maintenant, il y a toujours des stratégies pour compenser ça. En faisant des papiers sur d’autres thèmes, ou en prenant des thèmes connexes. Ca peut être un portrait d’auteur, une interview, un retour sur l’oeuvre d’un auteur (exemples à chaud pour le cas de l’actu littéraire). Ce sont d’ailleurs très souvent les papiers les plus intéressants à écrire, ceux qui sont connexes et qui vont tenter d’apporter un éclairage sur quelque chose de précis. Pour le cas d’un magazine ou d’un quotidien, même s’il n’y a pas d’actu sur un sujet précis, il faut quand même remplir un minimum de “contenu” pour faire vivre la rubrique, et ca n’est pas dans l’intérêt de la publication d’avoir des mois/semaines/jours trop creux, il faut maintenir une certaine cohérence (une sorte de pourcentage de papiers pour chaque rub). Sans pour autant tomber dans les marroniers (les sujets fourre tout, prêts à l’avance et qu’on ressort quand on a rien a mettre. Ils se rarrifient fortement ces derniers temps dans la presse).

Pour ce qui est du choix des sujets et de l’assignation des papiers, c’est le rôle du chef de rubrique qui va par exemple t’assigner la critique d’un bouquin et un papier sur un autre sujet par exemple. Qui peut être commandé parfois plusieurs “numéros” à l’avance si c’est un papier de fond qui va nécessiter de la recherche (dans la pratique on travaille très souvent en flux quasi tendu B)). Tu peux, en temps que pigiste, ou journaliste full time non chef de rub proposer des papiers au chef de rubrique, dans tout les cas c’est lui qui fait l’arbitration sur qui couvre quoi. Dans certains cas (censés être rares mais de plus en plus courrants) tu peux être pigiste ET chef de rub. C’est quasiment une hérésie mais dans la pratique ca se fait de plus en plus. Tu peux, pour cette tâche supplémentaire (qui ressemble à une liberté, ça en est une puisque tu choisis tes sujets mais c’est égalemetn une responsabilité puisque tu définis [en accord avec le redac chef] en partie la ligne éditioriale de la rubrique et donc son succès) toucher (ou pas) une compensation supplémentaire.

Dans tous les cas, la pige réclame un minimum d’organisation financière pour pouvoir gérer les mois “creux” si tu n’as qu’une publication (souvent le cas quand tu débutes). Je pense que je n’ai pas besoin de te le préciser, mais le pigiste est payé au papier (au nombre de signes en gros). Les chef de rubs ont souvent été pigistes et c’est dans leur intérêt si tu es “bon” (expression très relative) de ne pas te laisser mourrir de faim, en te proposant un minimum de papiers. Pour éviter que tu changes de voie ou que tu ailles voir ailleurs. Tu peux aussi compenser en “prenant” des piges dans une autre publication (peut être plus locale/moins “prestigieuse” même si c’est une sale expression), ce qui est une solution simple. Si tu fais ton trou, tu pourras même te faire démarcher par d’autres publications.

peut-etre, surement meme… :smiley: B)

réponse plus bas…

bah voilà, fser a tout compris ce que je voulais dire hier soir. écrire peut aider pour affiner son style et donc être meilleur.
( c’est vrai que j’ai pas été clair sur le coup… hum et c’est euphémisme B) )

bon, participer à un thread comme celui-ci le soir, c’est pas une bonne idée.

mais en gros, oui j’ai confondu simple écriture (ou éditorialisme) et journalisme.

toutes mes plus humbles excuses à C_wiz, Yavin et Fask’… (et aux autres s’il y en a)

Edit : un grand merci à C_Wiz pour ses explications très intéressantes. je comprends bcp mieux ce métier

sur ce, bonne journée !

Doud

Je me répète: merci pour ces explications mais j’ai encore des questions.
Je suis conscient que le salaire fait souvent office d’accessoire dans ce type de métier (où la passion est prioritaire et à une bonne place) mais où se situe la tranche des salaires ? Varie t-elle plus selon le domaine d’écriture visée ou selon le magazine, le lieu de travail etc ? Quels sont les critères principaux ?