Que les gens se lèvent et s’en aillent pile au tout début du début du générique de fin pour un flim, ça m’agace doucement (mais cassez-vous que je puisse lire ce qui m’intéresse, boudiou), mais m’arrange en général : les boulets qui se sentent obligés de discuter du flim (moi j’ai aimé moi pas ah nan mais ça c’était trop nul) juste après sont loin, on a le temps de revenir tout doucement à la réalité, on peut voir des trucs fnus pendant/après le générique (séquences de fin, tout ça). Pis des fois, j’avoue, j’aime bien « faire chier » les vigiles à rester jusqu’au bout, même qu’une fois, toute seule dans le cinoche à une heure du matin, on m’a raccompagné jusqu’à la sortie, genre gentleman et tout (ou alors ils voulaient être sûrs que je les laisse aller se coucher, je sais pas).
Par contre, pour les spectacles « vivants », là, j’avoue, je pourrais péter les rotules de tous les gros cons (pardon mais bon, c’est vrai, quoi), qui se lèvent et s’en vont en plein pendant les saluts/rappels. Okay, faudrait voir à pas aller au pieu à pas d’heure, mais bon, les artistes, là, sur la scène, ils nous voient, nous spectacteurs, presqu’aussi bien qu’on les voit, bon sang ! Et ça, même si on n’a pas aimé (c’est un avis perso, hein), on reste, par… respect, je crois, envers la performance. C’est sûr qu’en revanche, une équipe de flim se fout un peu de savoir qui reste jusqu’au bout d’un générique.
Et pis ya un truc que je trouve magique, un peu, c’est quand tu quittes la salle de ciné/pestacle, et que tu te retrouves tout seul dans un lieu public, t’as l’impression d’être un intrus, tous les gens « normaux » sont partis, reste toi, tu peux des fois aller fouiner… quand on t’en laisse l’occasion, hein. Je me souviens d’un pestacle de cabaret que j’ai vu à Berlin, bah moins d’un quart d’heure après la fin du pestacle, yavait plus UN CHAT aux vestiaires ni dans le hall ni rien et on m’a fait comprendre « nan mais cassez vous mademoiselle, on ferme, là ».
Pis pour finir, les gens qui restent jusqu’au bout d’un générique, ils se comptent sur les doigts de la main, hein, à l’estranger aussi (UK, Allemagne, Italie, Stazunis, tout ça, même combat).
Tout ça pour dire : restez jusqu’au bout, ça coûte rien, on n’est pas à cinq minutes, ça vaut le coup, ne serait-ce que pour avoir la paix après un chouette truc sans les commentaires ineptes des gens qu’on est souvent obligés de cotoyer dans ce genre de sauterie sociabilisante 