Faire des études "informatique"

Bonjour

Après quelques recherches sur le net, j’ai su que l’école de spécialisation en informatique (EPITECH) était payant, j’ai pris l’initiative de faire de plus ample recherche, j’ai donc trouvé un BTS (BTS informatique de gestion, options développeur d’applications) qui m’a l’air d’être un bon BTS, seul problème, comme tout BTS, la matière, éco/droit, est très importante.

J’aimerai savoir si vous connaissiez des études dans le même “style” sans éco/droit (non pas que je n’aime pas cette matière, mais elle est bien trop complèxe) ? (si c’est payant, dites quand même)

Dans l’attente de vos réponse

Cordialement
Amaël

Tu recherches à faire quoi exactement? Info de gestion, si j’ai bien compris, c’est pour faire des logiciels pour les entreprises. Pour ça faut quand même avoir des bases en compta et économie pour comprendre ce qu’on te demande de faire.

Laisse tomber, l’informatique c’est un truc dépassé, ça marchera jamais !

Hum, sinon je connais pas de filière qui n’ai ni droit, ni éco, et dans tout les cas ça sert dans la vie de tous les jours.

J’ai fait un DUT, et l’éco/droit étaient loin d’être trèsimportant. Je pense que c’est pareil pour le BTS.
Ce sont des matières qui permettent de connaitre 2/3 truc utiles, les bases de ce qu’on peut rencontrer en entreprise. Mais faut pas s’en faire tout un fromage, les cours/TP d’algo/système restent quand même bien plus importants.

Pareil, j’ai fait un DEUG MIAS puis licence info et Master 1 et 2 ingénierie informatique. Tout ce qu’on a vu en droit c’est comment déchiffrer une fiche de paye et un petit passage sur la propriété intellectuelle, mais rien de poussé. On a vu ça qu’en Master 1 ou 2 je sais plus trop, et je me demande même si on a eu un examen final pour cette matière :huh:

[quote=“astrojojo, post:4, topic: 51817”]
J’ai fait un DUT, et l’éco/droit étaient loin d’être trèsimportant. Je pense que c’est pareil pour le BTS.[/quote]
Pareil, DUT et Licence Pro, et tout ce qui était droit-éco, c’était vraiment des bases très ciblées. Ca épilait pas franchement son ours.
En même temps, vu comment 95% de la promo en avait rien à secouer et venait parce qu’ils devait, c’est p’têt pas plus mal pour les stats de réussite au diplôme… Dommage, ça me branchait bien, moi, surtout le droit.

L’économie, la compta, les techniques d’expression ainsi que le droit sont des matières de ‘culture générale’ très importantes non pas pour la technique brute, mais surtout pour ce qu’elles peuvent t’apporter sur un plan professionnel.
Ces matières ne sont pas dans le cursus pour planter l’étudiant (et sont généralement faciles à valider si tu relis tes cours), mais surtout pour lui faire comprendre dans les grandes lignes le fonctionnement d’une entreprise et le préparer à ce qu’il verra .

Si tu souhaites évoluer plus tard dans ta carrière, ce type d’enseignement peut apporter un plus non négligeable.

Bah, il ne faut pas penser que si tu suis un cursus informatique il faut que ça ne soit qu’informatique. Si les profs ont ajouté ces matières c’est aussi pour instiller une certaine ouverture d’ouverture.

Je vais me faire flamer, mais je suis presque diplomé de Supinfo, un master en informatique avec lequel tu trouves très facilement du boulot. Et tu feras pas que de la prog (parce que la programmation, c’est bien, mais le petit indien et le petit chinois, à 30 pour le même prix, ils sont plus rentables)

got4close: oui là tu compares tout de même torchons et serviettes : Amaël parle d’une formation courte qui oriente à 80-90% vers de la prog classique et là tu nous parles d’un Mastère qui est sensé être si on réfère aux accords de Bologne un premier (grand) pas vers la recherche (i.e. donc plus vraiment de la prog).

Sinon, d’après ce que j’entends à gauche et à droite, oui les Indiens et les Chinois pissent du code… mais ce ne sont pas forcément des Software Engineers.

Non mais tu choisi en info: ou tu fais du très applique, formation courte et tu apprend le X ou Y auquel tu appliques l’info, ou tu fais de l’info généraliste et tu vas bouffer des maths, plus ou moins appliquées… C’est jamais qu’un outil pour faire qqch l’info, pas une fin en soi… Le qqch en question tu dois le maitriser aussi.

Il y a une 3ême voiex. J’ai fait une formation longue sans bouffer de maths. Par contre, j’ai fait de l’algo qui m’a mené à faire de la programmation, du MERISE et et l’UML, du SQL qui m’a mené à faire du DBA et du BI, du cablage qui m’a mené à faire de la configuration de routeur, gestion de wifi, et de l’installation de Windows pour faire de l’AD et de l’exchange. Tout ça en 5ans, pour avoir une vision très complète du métier d’informaticien pour permettre de pas bosser en aveugle et d’évoluer facilement. Je fais un peu de la propagande, mon école a aussi ses gros inconvénients (google vous le montrera mieux que moi), mais je suis très content de la formation (qui est moins chère que celle d’EPITECH :3)

Moi ça me passionnait moyennement la compta et le droit, à supinfo, je m’y intéressais d’une oreille distraite. N’empêche qu’en informatique de gestion tout ce que je n’ai pas appris ou retenu pendant mes études, j’ai du l’apprendre sur le tas plus tard, ou à défaut j’ai du comprendre de quoi on me parle quand j’ai fait des projets d’entrepôt de données de suivi de comptabilité analytique.

Et comme dit plus haut, ça reste des matières à faible coefficient et pas poussé dans leur retranchement. Il ne faut pas en faire tout un fromage. Surtout si c’est un BTS d’informatique, ne t’inquiètes pas en 2 ans tu ne pourra en faire des heures et des heures.

Un ingenieur qui n’a pas bouffé de math . Je n’y crois personnellement pas.
Trop limité . trop restreint . Super technicien peut etre . C’est utile d’ailleurs et tout a fait honorable et legitime .
mais pas ingenieur .

Ingenieur c’est pas juste une case dans un bareme de remuneration et un code CSP .
C’est un poste qui fait la traduction applicative de la recherche . Sans math point de salut .

Patryn: +1

Got4Close: il y a une troisième voiE. Désolé, c’est le genre de faute qui me hérisse le poil de bon matin.
Sinon tu dis que tu es en train de finir un Master, mais je n’ai pas l’impression que tu parles de recherche. Me trompe-je ? SupInfo c’est pas une école dépendant du ministère de l’éducation ?

J’ai fait un BTS IG (option DA), et j’en suis très content non j’déconne, à l’époque c’était moyen. Je m’explique plus bas, mais j’ai continué ce BTS par une licence pro en info et je suis aujourd’hui intégrateur web, après avoir bossé 2 ans en .NET et PHP. Donc on peut arriver à faire de la prog avec ce “petit” BTS, et même évolué vers du management si on le veut après 2 ou 3 ans d’xp (cela dépend de la boite et de la volonté, mais moi j’ai ce choix).

Je parle maintenant au niveau “programmation”. Pourquoi c’était moyen, parce qu’à l’époque où tout le monde parlait de HTML / CSS / JS et que c’était le plus beau combo du monde, nous on faisait du VB, du Delphi, du C et du C++, j’ai donc trouvé ça un peu en retard pour son époque.

Sinon ben oui, y’a de l’éco/droit (dans mes souvenirs, à peu près 10h / semaine), et comme ça a été dit, moi j’y venais parce que j’y étais obligé, la prof m’ayant complètement ôté le peu d’intérêt que j’avais pour la matière tellement elle était naze. Après, ce sont des bases et franchement, si tu veux un jour sortir du développement, c’est pas forcément inutile. A noter que dans IG, il y a “Informatique” et “Gestion”. Donc pour les profs, c’est 50 - 50.

Au final j’ai quand même passé deux très bonnes années, en notant un bémol : ce n’est pas la fac, donc c’est comme au lycée : même ambiance, même mentalité pour les profs (absence interdite sauf si justifiée), horaires fixes (8h - 18h), etc etc. T’auras rarement un trou de 4h en milieu de journée.

Et enfin je donnerai un petit conseil pour ton avenir : bac+5 rules the weurld. 6000�?� brut d’écart en province (Nantes pour ma part) à l’embauche d’écart en moyenne (moyenne sur une 10aine de potes) avec un bac +3. Donc vraiment, donne toi les moyens de faire ton bac+5, moi, je regrette, et aujourd’hui j’ai vraiment pas envie de repartir sur des études.

Sinon pour les maths, perso je trouve ça useless une fois le bac passé (imo), sauf si tu deviens ingénieur en aéronautique ou un truc dans le style j’imagine. Mais pour faire du dev et de la prog dans n’importe quelle boîte de démarrage (SSII j’entends), à part avoir de bonnes bases, savoir comment qu’on fait des intégrales ou des équations trop complexes pour les voir un jour dans le domaine pro, je m’en fous. Et les maths dans un BTS IG, c’est du niveau 1ère au lycée, pas plus (ah si, tu vois les matrices… encore un truc utile tiens ;)).

Pour ceux qui pensent que sans math, point de salut, sérieux, je suis aujourd’hui du niveau ingénieur (je fais bien plus de taff qu’un ingénieur fraîchement embauché) et je ne le vois pas au quotidien. Ca dépend peut être du domaine, mais dans le web, ben je vois pas. Ce qui compte, c’est l’algo, MERISE, UML et compagnie, comme got4close l’a dit.

Supinfo, de mon temps, c’était une école privée d’informatique sur 5 ans avec prépa intégrée, c’est-à-dire avec pas mal de maths, trop à mon goût, mais pas du niveau math spé, math sup. Il y avait aussi pas mal de matières généralistes. Et évidemment toutes les matières comme algo, algébre de bool, programmation (turbo pascal à l’époque) , etc…

Mais ne focalisons pas sur le HS sur telle ou telle école, mais surtout sur quel type d’étude veut djbooster:

  • étude courte style BTS ?
  • étude longue spécialisée en informatique
  • étude longue généraliste option informatique

sinon:

Même si en informatique il y a plus d’offres d’emplois que dans pas mal de secteurs, l’age d’or du plein emploi en informatique est finie depuis un moment, et les offres sont à une très grande majorité en ssii, presque impossible d’y échapper.

Donc ça peut varier au gré des missions en ssii, selon tes envies qui peuvent évoluer, mais aussi selon les placements que feront pour toi les ssii. Au début j’aimais bien programmer, mais plus pour l’algo que j’apprécie beaucoup, que la prog système que je n’aime pas. Je n’aimais pas faire de spécs, maintenant j’aime bien faire des docs et du fonctionnel.

Autrement dit avant de nous dire que tu veux éviter la compta, dis nous qu’est ce que tu aimerais faire dans l’informatique, avant de choisir le type d’étude que tu veux. Mettre les mains dans le cambouis ? Faire de la conception ? Faire de l’exploitation ?

Sinon, autre alternative au BTS / IUT, il existe des centres de formation tel que le CESI qui permettent d’obtenir des certifications niveau III et niveau II (équivalent bac +2 et bac +5). Il s’agit de formation très orienté professionnel, il n’y a donc pas de matières générales superflu (si j’ose dire). Le CESI propose soi des formations standard (cours / stage) via leur branche informatique soi des formations alternante (1 semaine de cours pour 3 semaines d’entreprise) via leur branche entreprise.

J’ai plusieurs collègue qui sorte de cette école et qui en disent beaucoup de bien. Il y a surement d’autres organismes qui propose se genre de formation.

Niveau III et II c’est BAC+2 et BAC+4
Niveau I bac +5

[quote=“Gratz, post:16, topic: 51817”]
Et enfin je donnerai un petit conseil pour ton avenir : bac+5 rules the weurld. 6000�?� brut d’écart en province (Nantes pour ma part) à l’embauche d’écart en moyenne (moyenne sur une 10aine de potes) avec un bac +3. Donc vraiment, donne toi les moyens de faire ton bac+5, moi, je regrette, et aujourd’hui j’ai vraiment pas envie de repartir sur des études.[/quote]
C’est hélas vrai. Pour 2 choses:

  1. j’ai remarqué que les recruteurs en France accordent beaucoup d’importance au diplôme même quand tu n’es plus débutant. Je suis en train de chercher un nouveau poste et même avec 8 ans d’expérience certaines boites (pas beaucoup, mais ça existe encore) me refoulent car je n’ai QUE un bac+4 même si mes compétences répondent à l’offre. Au final je me suis inscrit au CNAM pour faire une année en plus … afin de rentrer dans la bonne case.

  2. en ces temps d’out-sourcing, je pense que qu’avoir un niveau DUT c’est pas la joie à moyen terme. Le simple développeur risque de devenir l’ouvrier du 21ième siècle.