L’actualité est surchargée, et il y a des événements qui passent à la trappe, mais j’aimerais bien mettre celui-ci en lumière :
On sait que l’ED n’est pas très copine avec la culture, mais que notre Etat s’en mêle de cette façon est un nouveau signal inquiétant concernant la trumpisation (rampante? galopante?) en France. Quand on voit la liste des livres banned dans certains états aux US (1984, Le journal d’Anne Franck, La servante écarlate…) on se dit qu’il faut lutter dès le départ contre le moindre début de censure.
Et on devrait s’interroger sur le fait que des menaces régulièrement apposées sur la vitrine d’une librairie fassent moins bouger les autorités que la présence supposée d’un livre pour enfants parlant de Gaza…
Déjà, être au courant de ce qui se passe est un premier pas. J’ai découvert l’info il y a 5 jours, et ça a fini par faire assez de bruit pour que des journaux nationaux en parlent. Et mine de rien, ça a fait du bien aux libraires avec qui j’ai échangé, de voir que le problème auquel ils sont confrontés était finalement reconnu.
(Faire du bien aux gens bien, c’est bien.)
Ensuite, endiguer la vague… Je ne sais pas. On a beau être hyper informés sur ce qui se passe, voir le mur se rapprocher inexorablement, trouver des mots plus ou moins intelligents à mettre dessus… Ca semble inutile et dérisoire. Devenir violent, comme les autres en face? Je ne sais pas faire, et je n’ai pas envie d’apprendre.
Faire du bien aux gens bien, essayer, du moins, c’est peut-être le dernier truc concret auquel on se raccroche.
tu as des sources des ca? et pas juste des initiatives privées ou locales? Car à chaque fois que je cherche je ne trouve pas de bannissement de ces livres au niveau meme fédéral
Tu as raison, j’ai fait un gros raccourci, il ne s’agit pas de bans dans des états mais dans des bibliothèques et des écoles qui sont dans ces états. Mais sur ordre du gouverneur donc il y a bien un lien politique, c’est pas juste des initiatives individuelles.