Wonder Man, donc. Les huit épisodes de la série sont sortis d’un coup, ce qui m’a permis de le binge wtacher en trois jours. Et ça partait mal. Avant même la 5è minute, on me sert mon péché-mignon : le faux raccord.
Pose le bouquin
Interpelle les gens
Se retourne avec papier et stylo à la main; Abracadabra !
Ouh, toi ma série, je sens que ça va être le festival de la capture d’écran, en plus le personnage principal s’annonce d’un nitpicking parfaitement agaçant.
Je n’ai plus remarqué de faux raccord après ça. J’étais trop dans l’histoire. Entendons-nous bien : depuis l’invasion des smartphones, j’ai petit à petit acquis la capacité de concentration d’un poisson rouge avec TDAH. Une vidéo de plus de dix minutes ? Ça se regarde en 3 fois. Hé bien là, non : un épisode à la fois, de bout en bout, insécable. Et même, plusieurs fois, cette réflexion : « Hein ? C’est déjà fini ? »
Au fur et à mesure du visionnage, la série montait crescendo dans mon estime. Après l’épisode 6 ? Il est dans mon Top 3 des séries du MCU avec WandaVision et Loki. Maintenant que la saison est finie… Top 1 ? Le fait est qu’elle est atypique. Quand on pense « MCU », on pense « Gros superpouvoirs, CGI, etc. ». Là, on reste au niveau humain, ça parle d’art, ça parle d’acteurs, tout ça à travers le binôme Simon Williams/Trevor Slattery. Ah ! Ben Kingsley !
Comment ça, « c’est déjà fait » ?
De son personnage, bouffon unidimensionnel dans Iron Man 3 et Shang-Chi, il en fait quelqu’un de touchant, entre son passé qu’on lui ramène toujours à la figure, son regard lucide mais pas du tout cynique sur sa condition d’acteur, son côté burlesque parfois (j’ai plusieurs fois pensé à Les Grands Ducs
), l’évolution de son amitié…
Au début du dernier épisode, quand on devine ce qu’il prépare et comment ça a maturé, bon sang mais ça m’a collé les poils !
Et Yahya Abdul-Mateen II n’est pas en reste : déjà, pour être au niveau de Ben Kingley, il faut se lever tôt. Et être un acteur qui joue un acteur (non, je n’écrirai pas le M-word), ça demande une certaine confiance en son jeu - et le pari est réussi.
Et sans parler des sous-textes, des doubles lectures, des petits détails qui reviennent plus tard (les lunettes du Mandarin), des fausses pistes… Y’a pas grand-chose à jeter. Numérama a bien fait de titrer « On a vu la série Marvel qui ne ressemble pas du tout à du Marvel », même si au final je serais curieux de savoir à quel public il va plaire.



