En tant que novice, j’ai plus ou moins fini par faire ce que dit @nashan :
Déjà, l’objectif : pour moi, avoir un complément de retraite. Donc un horizon à 20 ans à partir d’aujourd’hui.
J’ai deux assurances-vie via une compagnie d’assurance. Une en gestion dite prudente par leurs soins, une en gestion semi autonome, où ils proposent un portefeuille de placements différents, et je choisis dans lesquels je veux mettre mes sous. On n’a pas le choix d’une entreprise précise, mais d’un portefeuille établi par d’autres.
Je les ai ouvertes il y a neuf ans, pendant plusieurs années je n’ai rien versé dessus, c’était juste pour prendre date. Depuis trois ans, je verse pas mal, chaque année, dessus. J’ai pris un peu selon ce que je connaissais, de la tech, de la santé, des industries “vertes”, des métaux précieux. Ça me sort un rendement de 15% sur trois ans, 8% l’an dernier, vs 7% et 3% pour le portefeuille mis en “prudent”. Je considère que je n’y connais pas grand chose, mais que le résultat me paraît correct.
Cette année, mon cousin (qui est conseiller financier), mon banquier et mon comptable m’ont incité à ouvrir un PER pour des raisons fiscales. Ce que j’ai fait, du coup je verserai moins sur les assurances-vie. J’ai globalement laissé le cousin choisir le portefeuille sur lequel c’est investi. Je lui ai juste demandé d’éviter les placements basés sur l’IA (ce à quoi il m’a répondu “t’inquiète, nous on a déjà anticipé que ça tomberait, donc on en a mais avec prudence”).
Chaque année, je reçois un rapport de performances, et je compare ça a mes connaissances sur le sujet. La santé et l’environnement, je reste convaincu que ce sont des placements d’avenir, avec un rendement pas exceptionnel. La tech, ça varie. Je suis désolé pour elles, mais je ne me vois pas investir dans les industries historiques européennes, d’une part parce que je n’y connais pas grand chose, d’autre part parce que le peu que j’en saisis me laisse penser que ça a un avenir assez bouché.
Mais ce que j’ai toujours lu, et que tu dis toi-même, c’est que sur le long terme, on reste gagnant. Et vu que je n’ai pas besoin de l’argent investi au quotidien, je vais laisser ça vivre sa vie jusqu’à ma retraite voire, si le plan se déroule sans accroc, me contenter de traire les dividendes et ne jamais liquider les assurances-vie. Pour le PER c’est beaucoup plus cadré, celui que j’ai doit être liquidé en 25 ans.
Je voulais de l’immobilier, mais pas investir dans un bien précis. On n’est jamais à l’abri d’une catastrophe. Les SCPI m’intéressaient donc sur le principe, mais quand tu débarques en disant que tu veux verser une “petite” somme (selon leurs références à eux), tu ne les intéresses pas. Ce n’est pas allé plus loin.
Le truc qui me stresse, c’est la variabilité de la législation. Tu places à échéance de 20, 25, 30 ans, mais rien ne dit que demain un député ne va pas avoir la bonne idée de taxer tes dividendes à un niveau rédhibitoire. Et ce point là, je trouve que les conseillers financiers l’évacuent avec trop de légèreté : on ne sait pas ce qui peut se produire, donc on va considérer que la législation restera identique pendant toute la durée du placement. Je ne suis pas d’accord, mais je n’en ai vu aucun adopter une attitude différente. Peut-être parce que ça aboutirait à mettre mes sous dans une piscine ou dans mon matelas, et qu’ils y perdraient un client, ça je n’arrive pas à le déterminer.