Pourquoi met-on des adjuvants dans les vaccins ? (et autres sujets sur l'industrie pharmaceutique)

C’est valable pour tout le monde ? je passe de temps en temps chez un généraliste de mon choix avec un papier de prise en charge de mon employeur. Pratique.

Nan mais t’es sérieux ? Tu te lis vraiment quand tu écris ça ?
Tu te prends pour qui ?
Et demander directement ce que moi ou Bipsy ou Jeep en pense, c’est pas plus normal ou sain ?
Bordel oO

Et en plus tu ne lis pas ce que j’ai écrit.
Bref, encore un sujet que je vais mute.

Je sais même pas pourquoi je poste encore ici.
Bipsy ne vient jamais.

La prochaine fois, pose ta question directement à Jeep, ca ira plus vite.

Je trouve cette façon de faire assez malsaine sur le fond.

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Ici le centre de la médecine du travail n’a plus qu’un seul médecin mes deux dernières visites se sont faites face à un infirmier. Le mec était impliqué mais dans l’absolu on ne peut pas lui demander de détecter ce qu’un médecin impliqué aussi pourrait voir. Le fond du problème sur ces sujets c est qu’ils essayent de faire des économies de bout de chandelle a 3 ans, mais que ça va coûter très cher dans 15. La médecine du travail c est pas toujours fou en qualité mais c’est un peu comme le service militaire ça te donne des données sur ta population, ça détecte tôt des pathologies qui ne font pas encore « mal » au point que toi tu ailles chez le médecin… et puis « gouverner c est prévoir » il parait, en l’occurrence prévoir en étant aveugle ça va être compliqué. Et je ne fais pas de politique sur ce sujet là, la gauche et la droite ont été aussi mauvais sur le sujet et se sont partagé le pouvoir a peu prêt de façon équivalente sur les 40 dernières années. C’est juste que la santé publique est un sujet de plus sur lequel le temps court ne vaut rien et donc peu de crédit politique a en tirer tant que tout le monde reste convaincu qu’on a le meilleur système de santé au monde et qu’on est pas le président ou ça se casse la gueule pour de bon.

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S’il t’avait pingé tu aurais pris ça comme une attaque ad hominen alors qu’il présente cela à la cantonade.

Autant in fine on peut comprendre après l’explication de Frenchouille que ça peut poser un problème de suivi aux médecins et que ça peut participer au démantèlement du système de santé, mais se mettre dans ces états, surtout que ça peut paraitre pratique au 1er abord de se faire vacciner dans les pharmacies du point de vue des patients en tout cas.

Bonjour pour s’y retrouver quand est béotien sans risquer les anathèmes. Par exemple je n’ai compris le problème des déserts médicaux et le refus des médecins uniquement après ce podcast, tellement c’est un sujet qui met en colère les médecins … sans que les patients puissent avoir une explication autre qu’agacée et lapidaire.

Le temps du débat, France-Culture, Jeudi 20 octobre 2022
Qui pour repeupler les déserts médicaux ?

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Article AMHA qui explique très bien le mal être des médecins et surtout pourquoi. (Pas pour (re)démarrer la polémique.)

Notamment et c’est ça qui me fait enfin mieux comprendre, il ne s’agit pas que d’enlever la vaccination aux médecins:

« On va vous retirer la médecine, comme ça, vous aurez le temps de faire de faire des rhinopharyngites et des papiers. »

« Quand on vous dit, tu es un bon médecin, tu as fait dix ans d’études, tu as passé deux concours, tu as 30 ans, mais toute la pathologie intéressante, toutes les pathologies chroniques stabilisées, c’est pas toi qui les fera. C’est les infirmières en pratique avancée, parce qu’on a créé un nouveau métier. La santé de la femme, c’est pas pour toi, c’est pour les sages femmes. La santé psy, c’est pas pour toi, ça va être pour les infirmières psy. Les vaccinations, c’est pas pour toi, ça va être pour les pharmaciens. Donc nous médecins, on est très ouvert au pluri-professionnalisme et au partage des tâches entre les médecins et les paramédicaux. Mais c’est pas ce vers quoi on s’oriente. Là, on a l’impression qu’effectivement on nous retire la médecine, ce qu’on aime faire, ce pour quoi on a été formé, pour nous laisser finalement ce qui arrange le gouvernement, c’est à dire les soins non programmés et la permanence des soins. »

Patrick Pelloux met en garde contre la fausse disparition de la T2A (tarification à l’activité dans le monde hospitalier)
(Article payant).

Êtes-vous convaincu par les annonces faites par le chef de l’Etat, vendredi, lors de ses vœux au monde de la santé ?

Absolument pas. Il nous avait promis des tas de choses, il n’y a rien du tout. La fin de la T2A (la tarification à l’acte, NDLR), c’était déjà dans son programme en 2017, 2018, ils ne l’ont pas fait. Et on ne sait même pas ce que cela cache derrière, on la remplace par quoi ?

Si c’est pour faire une nouvelle T2A un peu changée, cela ne marchera pas. Et s’il n’y a plus de T2A, cela veut dire que tous les budgets et les retours à l’équilibre financiers qui ont été faits en début d’année sont annulés ? Il ne l’a pas dit.

J’ai travaillé indirectement sur la T2A côté informatique, c’est pour cela que je fais une fixation dessus. Mais il y a d’autres remarques intéressantes dans l’article au dessus. Sinon en dessous un des exemple des dégâts de la T2A

Et un truc que j’ignorais sur le précédent premier ministre: qu’il était un promoteur zélé de la T2A.

Article qui a déjà 10 ans mais que toute personne vivant en France devrait lire pour comprendre comment tous les responsables politiques sont responsables de la mort de mon métier.
C’est une abjection sans nom.

Et ne soyez pas dupes : si notre président déclare qu’il veut supprimer la T2A, soyez bien conscient que dans le même temps il est entrain de l’appliquer dans les soins de suite (là où les gens récupéraient après des soins lourds aigus) avec une violence inouïe.

Je sais de quoi je parle, je suis le médecin qui code l’activité de la clinique en T2A (en plus de mes fonctions de soins)

Bientôt, peu importe si votre genou a récupéré après une prothèse ou un plaque/vis : au bout de 3 semaines, faudra aller voir ailleurs.

Comme disait l’autre : Bonne chance.

Et au final, quel est le but, d’après toi, de cette destruction en règle du service de santé publique?

La privatisation du soin.
Au profit des mutuelles et du désengagement de l’état.

Il faut comprendre que l’idée de la sécurité sociale (cf le combat d’Ambroise Croizat) est sortie à la fin de la 2eme guerre mondiale à un moment unique où la vraie idéologie communiste avait la main sur les financiers.

Avec le temps qui passe, cette influence a diminué et dès les années 60, par petits rabots successifs, nous sommes arrivés à une marchandisation de la santé comme aux US.

Jusqu’aux mutuelles obligatoires.

C’est trop tard maintenant pour la santé, reste comme autre pilier de la sécu la vieillesse, et là aussi je serais prêt à parier que nous serons tous poussés un jour à capitaliser pour nos retraites …

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Mieux raconté :

https://www.christian-lehmann.org/post/comment-la-santé-devint-rentable

Où la réalité dépasse la pire fiction :-/

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Merci pour l’article @Aedeser. Il a le mérite de faire une sorte de journal de bord des arbitrages faits par les politiques autour de la santé sur ces 10-15 dernières années.

Pour apporter ma modeste contribution au débat : j’ai un peu de mal sur le fond et je pense que c’est un travers lié au monde de la santé libérale (que je fréquente pas mal depuis 5 ans via ma startup qui travaille sur des sujets de santé). L’article créé des points avec des personnes et se « contente » de créer des liens entre ces points, comme si uniquement les relations personnelles et les liens d’intérêt personnels étaient à l’origine des mouvements.

Attention : je ne nie pas que c’est effectivement une partie du sujet, et évidemment on ne peut pas du tout nier la dégradation de l’état du monde de la santé en France . Mais viennent aussi s’y mêler des sujets réels de structures de financement, de démographie, d’évolution des métiers, de numerus clausus etc… autant de sujets qui sont évidemment aussi politiques, mais résumer toute cette histoire à quelques hommes et femmes et à leurs positions, relations et inimitiés aboutit à une vision certainement un peu réductrice, au mépris des autres facettes d’analyse peu évoquées ici.

J’ai personnellement pu voir (et pas qu’une fois) l’importance du relationnel dans le monde de la santé, notamment dans le monde libéral, et l’importance de la position de certains dans les structures d’influence de la santé. J’ai mon opinion dessus et je la garde pour moi car elle n’apportera rien au débat sur le sujet. Par contre, on a là un article rédigé par quelqu’un de ce sérail qui rentre dans ce travers où tout n’est que relationnel, réseau et influence au mépris parfois du rationnel. Et je trouve que ça se ressent beaucoup dans l’article.

C’est l’explication sur l’apparition de la T2A et de l’impasse financière actuelle.

Mais il y a d’autres raisons sur la désaffection de la médecine générale en tant que telle et sur la haine que se portes les médecins entre eux : l’hospitaliso centrisme voulu par De Gaulle avec la création des CHU en 58. Encore une autre histoire … Ça faudra que je vous le développe un jour.

Rajoute par dessus tout ça la connerie abyssale du numerus clausus voulu par l’état, et tu commences à apercevoir les couches du mille-feuilles du paysage de la « santé » française.

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On entend parfois que ce numerus Claus serait soutenu et voulu par les ordres de médecins, pour diverses raisons, et donc soutenu par nos politiques, parfois eux-mêmes médecins, mais j’ai du mal a voir quel bénéfice ils en tireraient… Tu as un avis la dessus ?

Ca je me le suis toujours demandé.
C’est se tirer dans les pattes vu que la patientèle ne peut qu’augmenter avec le temps.
Je peux comprendre le court-termiste débile et pragmatique à l’extrême du « je veux pas qu’on me pique mes sources de revenus », mais les conséquences sont graves.
Du coup, j’espère naïvement que ce n’est pas ça.

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J’en ai un, je me laisse un peu (beaucoup) de temps de réflexion pour le formuler.
Mais disons que les racines sont anciennes du côté des vieux médecins et idéologiques du côté des politiques.

Plus aucun jeune médecin ne réclame de numerus clausus appertus (soyons politiquement correct) de nos jours. Ce qui n’est pas le cas des politiques.

J’y reviendrai à l’occasion.

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