Je parle du décalage d’interprétation entre « digitale » et « insertion professionnelle des femmes ».
La question de l’emploi du terme digital pour dire numérique est une chose, même si comme dit @nashan c’est à mon sens complètement rentré dans le language courant qu’on le veuille ou non, mais l’ambiguïté sexuelle de cette pancarte me laisse pantois…
Dans une discussion sur les anglicismes… ![]()
j’ai hâte qu’on nous parle du fichier digital des empreintes digitales.
My bad!
Petite faute de frappe liée à l’heure tardive qui tombe pile à propos en effet! 
Empreintes, sinon, faudra les rendre, si tu … les empruntes .
we are Don Quichotte!
C’est exactement ca.
On peut couiner tant qu’on veut, dire que c’est déconseillé par les croulants de l’Académie Française, mais aujourd’hui digital, au sens de numérique, c’est dans le Larousse. On parle de langues vivantes, donc elles évoluent, que ca plaise ou non.
Et dans quelques années, on se demandera probablement pourquoi on parle d’empreintes digitales, alors que ça n’a rien à voir avec le numérique 
C’est pas les empreintes des robots les empreintes digitales ? ![]()
C’est l’empreinte que tu laisse dans le monde cybernétique, euh… numérique, euh… digital
D’autant plus qu’en anglais on parle aussi de “digital footprint” qui s’apparente à ce qu’on pourrait appeler “empreinte numérique”
Dans le genre completement idiot mais qui me fait marrer 

Au boulot on est en pleine revolution de l’usine digitale 4.0… 
On peut toujours brandir cet argument progressiste, mais c’est aussi à cause de ça qu’on finira par trouver normal de dire « aller au coiffeur », « c’est qui qui », « c’est celui-là qui », « le fils à machin », etc… Malgré tout, un équilibre entre évolution et respect des règles ou des mots déjà existants (je ne parle pas des néologismes idiots pondus par des gens déconnectés à la pourriel (que mon correcteur ne reconnaît même pas, c’est dire)) c’est pas mal aussi.
Digital avait un sens dans notre langue qui le distinguait de numérique. Accepter de modifier les choses parce qu’une certaine catégorie de personnes (journaliste ? Autres ?) n’a pas été foutu de faire les choses correctement, ça m’agace un peu.
Après c’est passé dans le langage officiel (je ne le savais pas), donc soit je m’y ferai mais je continuerai personnellement à faire le distinguo.
Me souviens encore de Game One et son “Génération digitale”
Je dois avoir des cartes de visites de consultants / fournisseurs / partenaires qui trainent avec des titres de Consultant en Digital, Responsable de stratégie de digitalisation / etc…
Rien que quand je vois ces titres ça annonce la couleur de l’enfumage qui va arriver derrière
@Ghadzoeux Sur la grammaire, je suis totalement d’accord. Les néologismes/anglicismes en revanche ne me gênent pas plus que ça. Moins que pourriel, comme tu le signales.
J’ai beau être réceptif à l’aspect organique de la formation des langues et des mots, et ne pas être fan des approches normatives idéologiques de l’Académie Française, pour digital je pète un câble. Le mot “digital” veut bien sûr déjà dire quelque chose. Et il a déjà un équivalent français, donc l’emprunt à l’anglais est inutile (cf. downloader et uploader qui ont un véritable intérêt). Il entraîne une confusion sémantique à cause des “empreintes digitales”. Et pour finir il rentre dans la catégorie des mots anglais utilisés par pur snobisme… C’est un mot qui pourrait être un jargon technique, mais là ça n’est pas le cas : ce sont les pires marchands de poudre de perlimpinpin qui en ont fait un porte-étendard.
Nous, on fait les choses bien… on accompagne les industries vers l’industrie 4.0 tout simplement 
