[Beta lecture] Un roman de fantasy avec un téléphone portable dedans

Hello!

Vous m'avez tous déjà beaucoup aidée dans cette aventure :blush: et je vais à nouveau vous solliciter...

Pour avoir une chance de se retrouver en librairie, La geste a besoin de se faire connaître par... des libraires. C'est normalement le job d'un diffuseur (le bras marketinguement armé missionné par un éditeur) d'aller pitcher le catalogue à ceux qui vont vendre, mais:

  • mon petit éditeur n'en a pas encore à l'échelle nationale
  • quand bien même, un livre mis en rayon par ce biais n'y reste souvent pas plus d'un mois si le libraire ne le soutient pas un tant soit peu.

Il se trouve que j'ai réussi jusqu'à présent à faire lire La geste à deux libraires - et les deux ont suffisamment apprécié pour en prendre un stock (et se prépositionner pour une lecture anticipée du tome 2 :heart_hands: ).

J'aimerais du coup pousser cette stratégie avec d'autres librairies - et comme ça ne marche pas au petit bonheur la chance, il faudrait que j'ai des relais locaux efficaces --> vous me voyez venir, c'est là que vous intervenez :slight_smile:

J'ai 4 exemplaires dits de "Service Presse" à distribuer - si vous êtes bien avec un(e) libraire qui aime et vend de la fantasy et surtout qui est susceptible d'écouter vos conseils :sweat_smile: vous pouvez me contacter par MP. Je pourrai vous faire expédier un livre à lui remettre pour qu'il/elle se fasse son idée.

N'hésitez pas si vous avez des questions!

1 « J'aime »

En attendant la sortie du tome II (dont les corrections éditoriales ont commencé :scream:), on s'est amusé avec mon illustrateur à donner vie au bestiaire de La geste...

4 « J'aime »

J'adore. Je n'avais même pas fait attention à tout ce bestiaire pour être honnête :confused:

1 « J'aime »

Ce sera pour quand tu reliras le tome 1 avant d’attaquer le tome 2 :grin:

2 « J'aime »

J’étais ce dimanche 31 mai, lendemain de la victoire du PSG sur Arsenal en ligue des champions (aucun rapport avec ce qui va suivre, rassurez-vous, je pose ça là comme une balise temporelle) au Salon du livre de Montargis, pour ma première séance de dédicace en salon.

Et, donc, j’ai rencontré des gens.

Des lecteurs qui ne sont au départ que potentiels, et dont on essaye d’abord de capter le regard quand ils s’aventurent à proximité de votre stand, avec un bonjour délivré sur un ton capable de les faire lever les yeux, et, peut-être, d'initier un échange de sourire avec eux.

Ensuite, une question d’accroche est nécessaire, celle qui permettra de jauger si ce premier sourire peut mener à une discussion à propos du livre – c’est là que tout se joue.

Il faut comprendre en quelques secondes à qui on a affaire: un timide, une curieuse, un qui-passait-par-là-mais-ne-lit-pas, une qui-passait-par-là-mais-ne-lit-pas-de-fantasy-dommage, un qui veut parler de lui, une qui veut parler de ce qu’elle écrit, un amateur exclusif d’essais sur l’art gothique ou une fan venue juste pour vous afin de décrocher une dédicace qu’elle chérira toute sa vie comme son bien le plus précieux (ce dernier cas, me concernant, ne s’étant pas encore produit). Et à partir de là, on adapte le pitch : roman de fantasy, mais pas vraiment, avec de l’aventure et des complots, du métatextuel qui conviendra très bien à une prof de français, des bouts de JDR pour adepte de D&D, des morceaux de romance, ça a plu à ma belle-mère, ma lectrice la plus âgée a quatre-vingt-cinq ans, c’est lisible à partir de quinze.

Alors même si j’ai sans doute gagné des points de compétence en analyse psychologique de mon prochain, ce n’est pas une science exacte - j’ai plus d’une fois raté ma cible. Mais c’est en pitchant qu’on devient pitcheur, et pour peu qu’on aime échanger avec des gens, c’est un exercice qui s’avère très plaisant.

Evidemment, « l’expérience-salon » est très différente pour ces auteurs/autrices à la fanbase bien établie – qui doivent surtout gérer les compliments.

Ainsi, à ma droite, il y avait Georgia Caldera, autrice spécialisée en new romance, dont le stand n’a quasiment pas désempli, et qui m’a permis d’être témoin de véritables déclarations d’amour de la part de lectrices (le féminin ici est réellement illustratif) que le genre a ancré dans la lecture.

À ma gauche, encore une autrice au lectorat solide, Laurie Heyme, et une très sympathique rencontre de ce salon – j’ai beaucoup appris en l’écoutant et en observant sa façon d’aller vers les autres, d’engager intelligemment la conversation, de répondre avec chaleur et de prendre l’émotion qui lui était offerte en retour.

Un peu plus loin, il y avait H. Lenoir, Reine de l’Ouest mais pas seulement, j’espère avoir réussi à noter dans un coin de ma tête tous ses conseils – j’ai eu l’impression à un moment que la moitié des visiteurs du salon se baladaient avec un de ses livres à la main.

Après une quinzaine de pitchs, je suis repartie avec cinq exemplaires de La geste en moins et l’espoir qu’ils seront lus, puis qu’ils donneront envie à leurs lecteurs d’en offrir à tous leurs potes avant d'enchainer en décembre sur le tome 2!

En bonus: une nouvelle qui aurait pu être inspirée par cette expérience si elle n'avait pas été écrite avant ^_^: Un pas plus loin

4 « J'aime »