Heureusement qu’il reste Junior ![]()
Une grille de lecture intéressante est d’appliquer la maxime : « Ce dont les Républicains accusent est un aveu de quelque chose que l’on peut leur imputer ».
En l’occurrence, il faudrait traduire : « Les Républicains accusent les Démocrates de cacher depuis longtemps que leur Présient a de graves problèmes de santé » par « Les Réupublicains cachent depuis longtemps que leur Président a de graves problèmes de santé ». Les signes cliniques de démence de Donald Trump, on en parle ?
On peut aussi appliquer cette grille de lecture à « Les Républicains accusent régulièrement les Démocrates de corruption » → Trump reçoit en cadeau un Boeing de 400 millions de dollars de la part d’un pays tiers, etc.
Ah oui, le fameux « c’est celui qui le dit qui y est »
Je connais bien avec mes élèves.
moi je connaissais « miroir, miroir, tout ce que tu dis retourne sur toi! » .
Barriere de corail !
Ou tout simplement le beaucoup plus souvent matérialisé (parents, patrons, politiques) « fais c’que j’dis, pas c’que j’fais »
L’attaque Républicaine n’exonère pas les Démocrates de leur faute : États-Unis : un livre accentue le malaise des démocrates sur la santé de Joe Biden - RTBF Actus
Pour le coup, il n’y a pas un parti qui se comporte mieux que l’autre.
Ça manque un peu de cohérence : d’un côté on nous dit qu’il est complètement dément, de l’autre qu’il a une volonté de fer et l’autorité pour imposer sa désignation comme candidat à sa réélection.
En pratique ça fait des années que beaucoup constatent que Biden a des signes pouvant faire évoquer une démence satellite d’une maladie de Parkinson. Si « les membres du parti démocrate qui l’ont choisi comme candidat » n’ont pas vu l’évidence, je trouve que c’est assez inquiétant.
À l’opposé, ça ne me choque pas qu’on protège la fonction présidentielle. Faire tomber le président, c’est faciliter les tentatives de déstabilisation qui sont déjà nombreuses actuellement. J’espère que l’individu n’est pas le décisionnaire ultime de toute les actions du gouvernement, et je ne doute pas que les conseillers sont plus compétents que le président sur nombre de sujets, tout en étant sur la même ligne politique (sinon, on peut supposer qu’ils ne seraient pas à ce poste). À partir de là, que les cabinets décident ou que le président décide sur les conseils des cabinets, quelle différence ? On ne déclenche pas le feu nucléaire tous les jours.
Le gros souci c’est que si l’état de santé de Biden était connu avant la réelection, en faire le candidat d’un deuxième mandat était une connerie sans nom. Du coup, Harris a dû illico le remplacer, sans passer par la case primaires, qui aurait (peut-être) aidé à dégager un meilleur candidat.
Que l’état de santé ait été connu dans le détail ou pas, présenter un vieillard chevrotant face à un gars suffisamment solide pour lever le point quand une balle lui arrache l’oreille était forcément une connerie.
Au moment où Trump a levé le poing (pas le point :D), c’était déjà bien trop tard pour faire marche arrière, amha. Perso, je pense que Biden n’aurait jamais dû briguer un second mandat, et qu’on aurait dû organiser de véritables primaires. Mais ça n’engage que moi…
Oui je sais que l’attentat a eu lieu bien après. C’est ma façon d’illustrer que Trump est toujours apparu comme beaucoup plus solide que Biden sur sa fin de mandat.
Pas dans tous ses discours de campagne, où il a sorti des conneries énormes qui ne le rendait pas plus sain que Biden, voir plutôt moins, la sénilité me semble moins grave que la démence.
Ça n’existe pas la sénilité ![]()
C’est l’ancien nom, ou le nom profane, de la démence.
Je ne crois pas que Trump soit dément. Depuis une douzaine d’années que je l’écoute, ce qu’il dit peut être profondément imbécile, outrancier, mais c’est stable et ça ne me semble pas être de la démence. Si j’avais le courage je regarderais The Apprentice, je suis sûr qu’il y était identique.
Et pour ma part je parlais de l’image qu’ils renvoient, pas du contenu du discours.
Alors, juste par rapport à ça : peut-être que le terme n’est pas médicalement approprié, mais il existe et dans le langage courant, la sénilité c’est généralement ce qu’on utilise pour qualifier l’ensemble des symptômes liés à la vieillesse (et à mon avis, c’est dans ce sens-là que l’utilisait @dff180). ![]()
Sénile = relatif à la vieillesse (on peut donc parler de « démence sénile » et c’est tout à fait correct en français courant).
En insistant sur ce mot péjoratif vous confirmez mon argument : il y en a un qui vous renvoie l’apparence d’un vieillard et ça ne donne pas envie de voter pour lui.
Bah justement, dans le langage courant, il n’était pas forcément péjoratif. Il l’est devenu par usage (comme ici, donc
), mais à la base, sémantiquement, il ne l’est pas. (Fin de la parenthèse).
Sinon à titre perso, à choisir entre un fou et un vieillard, je voterai toujours pour le vieillard. ![]()
OK j’arrête le hors sujet après ça, mais : « sénile », pas péjoratif dans le langage courant ???!!!
Je pense que c’est précisément le contraire, dans le langage spécialisé c’est neutre ; dans le langage courant c’est très péjoratif, voire utilisé comme insulte.
Keyword : « n’était ». Comme je l’explique, il l’est devenu par usage. À la base, si on regarde la racine latine, c’est neutre. D’ailleurs, mon dico me dit que c’est utilisé dans d’autres domaines, sans notion péjorative (en géologie par exemple). ![]()
Bref, tout ça, c’était surtout pour dire que la sénilité, ça existe, et que ça ne veut pas forcément signifier démence, comme tu le sous-entendais plus haut, même si c’est essentiellement utilisé péjorativement aujourd’hui.
Et donc, pour en revenir aux élections, comme je le disais, à titre perso, si on me demandait de choisir entre un vieillard et un fou, j’opterais sans hésiter pour le vieillard.
