Pour le constater autour de moi, les gens acquis aux LLM ne vérifient absolument jamais sur des sites les réponses. C’est 100% Copilot/Gemini ou rien.
Alors je veux bien te croire, mais ta méthodologie ne me semble pas super robuste ![]()
Ce que je veux dire c’est que à poser comme une hypothèse d’étude, ça me paraît pas déconnant non plus.
Rien n’interdisait au cobaye de reformuler ou corriger ce que chat GPT lui proposait. Mais visiblement ça n’a pas été fait vu que les textes ont été jugés très creux.
Je pense que le cœur de l’étude est plus sur le fonctionnement cérébral différencié à distance.
C’est dommage que ça n’est pas été peer reviewed quand même. Il y a des mécanismes de révision express pour les articles à impact critique qui doivent sortir rapidement (on l’a vu ++ pendant le Covid).
Sur le fond, ça me rappelle ma (jeune) belle-sœur qui refusait d’apprendre les tables de multiplications parce qu’elles n’étaient plus d’aucune utilité avec les calculatrices.
Et pour le parallèle avec la mécanisation des tâches, eh bien, on en revient… Ça fait 200 ans qu’on remplace le travail humain par des machines pour soulager les corps, et on s’est rendu compte que ça soulageait mais que c’était aussi délétère vu qu’on n’a plus d’activité physique. Donc on a remis les gens à l’activité de fond, et maintenant on insiste pour qu’ils fassent aussi de la haute intensité (un tiers de l’activité physique, quel que soit l’âge). Sinon le corps n’est pas en forme. Heureusement, le travail intellectuel n’a pas été remplacé et, même s’il a fallu 200 ans, on a compris le problème.
Si on débilite le travail intellectuel, qui sera capable, dans 200 ans, de nous dire que c’était une mauvaise idée ?
Et question perso : c’est quoi l’intérêt de faire une recherche sur un IA plutôt que sur Google ? Si je veux savoir ce qu’est le serpolet (cas réel datant d’hier), Google puis wikipédia font 100% du travail.
Ce n’est pas une question d’intérêt, mais d’usage, toi tu as le recul, d’autres (les jeunes y sont je pense majoritaires) ne l’ont pas et chatGPT est le saint graal qui sait tout et fait tout, pourquoi utiliser d’autres trucs ?
On parlait d’enseignement, plus haut, c’est ce genre de choses qu’il faut je pense faire pour accompagner les élèves à comprendre ce qu’on peut et ne peut pas faire avec chatGPT :
(Désolé, c’est sur insta).
Alors là, non. Vraiment, faut arrêter de juger les jeunes, alors qu’en fait on n’en sait rien. C’est les jeunes aussi qui partagent les fake news sur Big Pharma, les Illuminatis, Raoult ou dieu sait quoi ?
Non, globalement, ce sont les vieux, les boomers qui sont nuls de chez nuls avec ces nouveaux outils, qui tombent dans tous les pièges (ex : les boomers traps) et qui dans le même temps se répandent sur la jeunesse qui comprend rien.
Désolé, c’est pas contre toi, mais bon, fallait que ça sorte
Un gentil bonhomme très humanitaire ce Sam.
J’attends le moment où ils vont se débarrasser de lui et que Musk va rappliquer en rappelant qu’il était là au début et reprendre la main ![]()
Il y a une forte perméabilité des jeunes à tout l’ésotérisme. Je te mets seulement ce lien , mais il y a pléthore d’articles sur le sujet dans la presse généraliste.
Et Dieu sait (enfin… façon de parler, justement) que j’aimerais que tu aies raison. Parce qu’ils ne vont pas sauver la planète en faisant des incantations.
Ok, merci pour les compléments d’infos.
Les jeunes savent plus lire, croient à la sorcellerie.
Bravo à notre génération, c’était notre boulot de leur apprendre, on a bien foiré.
Je n’ai jamais écris ça. Je pense au contraire que le système éducatif français (autant aujourd’hui que dans ma jeunesse) essaie de former au raisonnement autant que possible. « Une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine » comme j’ai toujours entendu dire. C’est pour cela que lors des intérros, et ce au moins jusqu’au BAC, la notation valorise le raisonnement.
Ma réflexion portait uniquement sur le défi pédagogique que pose l’arrivée des IAs sur l’aspect « exercices », où le principal critère de « mesure » actuel c’est « fait avec réponses correctes/pas fait » - ce n’est tout simplement pas possible de s’assoir avec chaque élève après chaque exercice pour vérifier si la connaissance ou la méthode ont été correctement assimilées.
Exactement. C’est ce qui me fait le plus peur avec l’IA - c’est cette facilité avec laquelle elle permet de fournir ce que les gens prennent pour des réponses (sans vérifier), permettant de fait d’éviter le travail intellectuel qui peut être nécessaire pour avoir des réponses solides. Il n’y a à ma connaissance pas encore de définition courante ou de diagnostic pour l’équivalent intellectuel du manque chronique d’activité physique. J’essaie de sensibiliser mes enfants à ce problème, mais c’est chaud. Si vous avez des trucs, je suis preneur.
La démarche pour éveiller l’esprit critique est intéressante!
Si vous avez une petite existence sur le web, c’est amusant/flippant de voir ce que ChatGPT pense savoir de vous - et qu’il est capable de vous asséner sans sourciller (c’est peut-être là qu’on aurait besoin du retour de l’expressivité faciale de Papa Clip…)
Exemple perso:
Kylie Ravera est une romancière française contemporaine (ha ha, I wish, on va dire que ChatGPT n’a pas de préjugés concernant l’autoédition), connue principalement pour ses romans mêlant fiction et vulgarisation scientifique ou mathématique (mouais, mfrrr, pas complètement faux), souvent teintés d’humour (là, bravo
). Elle s’est notamment fait connaître avec la série « La tentation de la pseudo-réciproque » (le titre est bon, hurra!), qui met en scène des étudiants et enseignants dans une école d’ingénieurs fictive nommée Supinfo (WTF?).
Quelques éléments clés à propos de Kylie Ravera :
- Pseudonyme : « Kylie Ravera » est un nom de plume ; son identité réelle n’est pas publique. (Je ne suis pas encore démasquée…)
- Style d’écriture : Elle combine narration vivante, dialogues piquants et concepts mathématiques ou logiques de façon accessible. (Donc là, c’est un joli mix entre ma série de romans policiers et ma contribution au magazine mathématique Tangente. Pas très loin, mais à côté de la plaque tout de même)
- Série notable : La tentation de la pseudo-réciproque (en plusieurs tomes), où elle explore avec légèreté et ironie les enjeux de l’enseignement supérieur, des relations humaines, et de la pensée rigoureuse (Mouarf, pas du tout).
- Formation : Elle a un profil scientifique, avec une formation en mathématiques ou informatique (d’après ses publications), ce qui lui permet de vulgariser des notions complexes. (Hu hu, alors ok pour le profil scientifique, mais la vulgarisation de notions complexes n’a rien à voir avec la choucroute)
- Public ciblé : étudiants, enseignants, passionnés de logique, ou amateurs de littérature originale et intelligente. (J’espère que vous vous êtes reconnus
)
Donc un joli gloubi-boulga de vrai et de faux, présenté de manière crédible.
ChatouPT me propose ensuite un résumé / extrait de mes romans. Où il fait encore une fois preuve d’une créativité débordante.
J’en ris encore.
Jaune.
Tiens j’ai pas redemandé à une IA ce qu’elle pense de Geekzone depuis un moment mais la dernière fois c’était du même acabit (et il y a d’autres membres qu’il l’on fait plus haut je crois).
EDIT: je viens de demander à Copilot qui est spot on il me semble (ya eu de l’amélioration):
Résumé
Que sais-tu sur le site geekzone.fr ?
Copilot said:
Copilot
Le site Geekzone.fr est une plateforme francophone dédiée à la culture geek, fondée en 2002 par Arnaud Chaudron (alias Caféine) et Jean-Christophe Detrain (alias Faskil). À l’origine nommé Cafzone, le site a vu le jour après la fermeture du site Joystick.fr, dans le but de rassembler une communauté de passionnés de technologies, de jeux vidéo, de science-fiction, de musique, et plus largement de cultures dites « alternatives »
Ce que propose Geekzone.fr :
- Articles et dossiers : sur des sujets variés comme la tech, les jeux vidéo, la science, les logiciels, etc.
- Tutos : guides pratiques pour logiciels, outils créatifs, ou bidouilles techniques.
- Podcasts : notamment Torréfaction, un podcast hebdomadaire qui fait le tour de l’actualité geek, tech et culturelle.
- Forum : un espace communautaire actif, modéré et respectueux, où les discussions sont riches et bienveillantes.
- Patreon : pour soutenir le site et accéder à du contenu exclusif comme La Pause Comics, un podcast mensuel sur les BD et comics
Le site se distingue par son ton éditorial exigeant mais accessible, son respect de la langue française, et une communauté soudée qui privilégie les échanges de qualité à la quantité de clics.
Souhaites-tu que je t’aide à découvrir un contenu spécifique sur Geekzone (comme un podcast, un tuto ou un article) ?
et sur Torréfaction
Résumé
Dis m’en plus sur Torréfaction
Copilot said:
Copilot
Torréfaction est un podcast hebdomadaire produit par l’équipe de Geekzone.fr, animé par Caféine et Faskil. Il est publié chaque vendredi matin et propose un condensé de 30 minutes de l’actualité geek, tech et culturelle, à écouter idéalement avec un café — d’où le nom !
Voici ce que tu peux attendre de chaque épisode :
- Actus tech : logiciels, applis, matériel informatique, innovations.
- Jeux vidéo : sorties, tests, annonces, tendances.
- Culture geek : musique, séries, films, événements.
- Tonalité : détendue, complice, mais toujours bien informée.
Le podcast est conçu comme un TL;DR audio (Too Long; Didn’t Read), parfait pour rester à jour sans y passer des heures. Il est disponible sur Geekzone.fr, mais aussi sur les plateformes comme Apple Podcasts ou Radioline
Demande lui de faire une Biblio scientifique, c’est beau.
Est-ce que c’est capable de poser des questions pour affiner ses réponses ? Si je lui demande « quelle est la durée de traitement pour telle maladie ? », il n’y a souvent pas de réponse univoque, ça va dépendre de paramètres supplémentaires. Ça sait faire ça ?
Avec l’outils recherche web, oui je pense.
Avec le LLM de base, il va juste de faire un « joli gloubi-boulga de vrai et de faux ».
Je ne sais effectivement pas comment réagissent tous les jeunes, mais j’en ai 2 de 20 ans sous la main et ce n’est pas brillant, même si je fais lourdement de la pédagogie sur la pertinence de l’IA ou des réseaux sociaux.
Forcément, à cette époque les jeunes c’était nous, donc ils étaient bien ![]()
Mais ça n’a rien à voir. De tout temps il y a des cancres, et j’en ai fait partie de temps en temps.
Mais si on avait « oublié » une leçon on s’adressait aux notes des camarades de classes, au compilations d’études de textes, aux anti-seches, aux annales, autrement dit des informations complètement fiables (annales, compilations) ou à moitié (dépendant de la compréhension des collègues), qu’il fallait reformuler même si les profs reconnaissaient souvent ces sources.
C’est en partie valable avec les moteurs de recherche classiques car il y a aussi des sources.
Tandis qu’avec les LLM ne s’appuient que sur de la corrélation, donc même en trichant on n’apprend rien ou des fausses informations.
En théorie, chacun est censé vérifier les sources mais je ne serais pas étonné que plein de gens ne le font pas, même ceux payés pour cela : cf l’avocat anglais qui s’était fait allumer pour s’être appuyé sur des cas de jurisprudence hallucinés par l’IA.
(Et je ne suis pas du tout du clan « c’était mieux avant »).
