J’ai (enfin !) pû voir Babylon hier soir et … comment dire ça ?
PU**** quel film ! Et surtout avant que je ne finisse par écrire un pavé : pu**** quel film de cinéma, à voir sur un pu**** d’écran de cinéma.
Au moment des séries à rallonge, du cinéma à la maison et de la tiédeur des sensations provoquées par la production actuelle, ça fait juste un bien fou de vivre juste un moment de cinéma total, absolu, foutraque, baroque et jusqu’au-boutiste. Damien Chazelle avait déjà produit l’un de mes films préférés : Whiplash, un film sur un batteur de Jazz.
Et bien prenons ce batteur de Jazz, faisons le revenir dans le temps au milieu des années 1920 et foutons le dans un big band de Jazz énervé sous acide, qui se lance dans une gigantesque et spectaculaire impro de 3 heures sur le thème de « la naissance de Hollywood ». Y’a clairement quelques sorties de route, c’est le bordel mais y’a juste TOUT : des scènes d’anthologie absolu, du rire, de la place pour tous les acteurs, des gros plans sur des yeux (oui c’est important les gros plans sur les yeux), un éléphant, des plans séquence de taré et surtout surtout toutes les émotions possibles dans le spectre des émotions que peut proposer un film… qui rend hommage à ce que doit être un film. Des niveaux de lecture vertigineux, c’est tellement plein qu’il est très compliqué de l’expliquer. J’en suis sorti impressionné comme très rarement un film m’a impressionné.
Alors juste, si ce n’est pas encore fait, courrez voir Babylon sur un beau, grand écran de cinéma. Parce que ça vaut franchement le coup (oui clairement vous y perdrez vraiment vraiment sur tout autre support). Chef D’oeuvre total.
EDIT : j’ai failli oublier de mentionner la musique, juste magistrale.