Je suis allé voir Une bataille après l’autre (2025), hier soir.
J’ai vraiment beaucoup aimé, même si je suis persuadé qu’il y avait moyen de faire plus court que 2h50.
Le pitch, à la louche: Leonardo DiCaprio joue un ex-révolutionnaire planqué qui doit sortir de son trou quand sa fille disparaît, alors que son vieux rival (genre flic devenu taré) le traque sans relâche. C’est un road-movie explosif, bien barré et bien politique, signé Paul Thomas Anderson, qui tape fort sur l’Amérique et se paie un casting de fou avec Sean Penn et Benicio del Toro.
Les acteurs sont à leur meilleur: On n’est jamais déçu de DiCaprio dont le personnage ne sert litéralement à rien (mais c’est OK), et qui a du mal à suivre le déroulement des événements, il subit plus qu’il aide.
Benicio, au contraire incarne un personnage qui est en maitrise de tout.
Et la palme revient à Sean Penn, qui joue un connard de première, un genre de flic/militaire avec des principes droits comme un “i”, mais qui a une faiblesse: les femmes noires, et une en particulier.
Oh et mention spéciale à la jeune fille, qui est excellente aussi dans son rôle.
Malgré le sérieux de l’intrigue, j’ai ri très souvent. Le côté quasi bedonnant de Dicaprio en robe de chambre, à moitié stone, complètement dépassé par les événements. Benicio del toro habillé en Gi (tenue de karaté), mais qui chausse ses santiags,…
Et puis la démarche de petit coq de Sean Penn… 
En tant que fan de Radiohead, je me dois de parler de la musique de Johnny Greenwood: devenu maestro du dérangeant et du sublime. Ses arrangements mêlent cordes grinçantes, percussions (la “course poursuite”, sur la route vallonnée), nappes électroniques, avec des sons qu’on dirait bricolés dans un vieux labo. Ça peut passer d’un piano “mono-note”, tout en finesse à une explosion orchestrale dissonante qui te colle au plafond. En gros, c’est sombre, avant-gardiste, souvent minimaliste, toujours bien senti. Ma copine a détesté. J’ai adoré.
Bref, si vous aimez Paul Thomas Anderson, vous devriez aimer ce film.