Contre l'écriture inclusive

comédie

#41

N’ayant pas d’attachement culturel ni émotionnel au français (pas la langue maternelle), j’ai un peu un point de vue extérieur à la chose. L’écriture inclusive m’apparaît clairement comme étant de la merde en barre (voire rail ou poutre). Je classerais ça dans la même catégorie que le langage SMS et le reste de pavés remplis de fautes à la grammaire approximative. Si je dois déchiffrer le texte, je lis pas et je réponds pas.


#42

Scoop ! L’écriture inclusive n’est pas mettre des points bizarres !!!
L’écriture inclusive, ce sont un ensemble de méthodes d’écritures pour inclure tout le monde. Le point médian fait parti du package et accapare toute la lumière, mais ce n’est qu’un point de détail.
Comme technique il y a par exemple :

  • ne plus respecter le masculin l’emporte sur le féminin (truc qui me choque depuis le primaire ayant été dans des classes à 80% de filles)
  • utiliser des mots neutres
  • mettre les 2 genres
    Alors membres du forum, arrêtez de regarder ce point et voyez plus large.

PS : le langage façonne la pensée. Alors ce sujet est tout sauf futile.


#43

Ça existe depuis des plombes: ça s’appelle utiliser les règles d’orthographe existantes. Pour le premier point c’est simplement de la pédagogie, aux enfants qu’ils l’apprennent il faudrait parler de neutre à la place de masculin. (Même si le problème c’est que à cet age le neutre est moins facile à comprendre que dans d’autres langue car le genre neutre est peu répandu en français.)


#44

Ouais mais non, parlant du point de vue de quelqu’un qui a du apprendre la langue en étant conscient de l’effort à fournir ce genre de raisonnement me paraît fort débile. Passons sur l’idée saugrenue de vouloir intégrer tout le monde partout (honnêtement, l’inclusivité a des limites), mais:

On se retrouve dans une situation où chacun utilise une règle ou l’autre selon les envies et les convictions, d’un point d’apprentissage c’est un truc qui porte à confusion d’une façon monstrueuse.

C’est bien quand ça existe, sinon les règles établies sont à utiliser par défaut. Encore une fois, pour éviter la confusion et avoir une structure commune. Venant d’une langue qui a un neutre (et qui ne force pas connement une parité en cas de manque) “le féminin l’emporte sur le masculin” ne me choquerait pas tant que c’est utilisé de manière qui soit en adéquation avec les règles établies.

Encore une fois pourquoi? Si on veut inclure tout le monde pourquoi ne pas aussi inclure d’autres critères comme la couleur de la peau ou l’âge tant qu’on y est? Le but est quand même de transmettre une information d’une façon claire, précise et plus ou moins rapide, avec l’écriture inclusive on met tout ça à la poubelle.


#45

Sinon il faut lire l’article qui ne fait pas cet amalgame hein…


#46

Exact. Il suffit tout bêtement de dire que le neutre est la plupart du temps semblable au masculin (outre exceptions). Les Français aimant bien se comparer aux Allemands, je me permets de glisser ceci :slight_smile:


Ca décline plutôt pas mal, je trouve.


#47

Trop des règles sont bafoués pour de mauvaises raisons. Pour une fois tordons en une pour une excellente raison. Et cette règle n’existe que depuis 200 ans…

Ne pas en trouver, c’est de la fainéantise.

Oui, il faut le faire aussi. Il faut éviter l’écriture exclusive, toujours.


#49

Et c’est quoi cette “excellente raison”? Qu’une mineure partie de la population se trompe de combat? Et par quoi tu veux la remplacer?


#51

Tu peux citer tout dans le même post, pas la peine d’en faire cinquante.


#52

Cesser de couper la population en 2. Et d’y mettre une hiérarchie.


#53

Qui n’existe que si tu la cherches en plissant très très fort les yeux.


#54

désolé, je pensais que ça concaténait automatiquement.

Écrire, c’est la plus grande des libertés, et ça ne devrait jamais ressembler à un compromis imposé par l’autre.


#56

oO C’est une blague ? Pourtant le neutre est fait pour cela. Quitte à laisser le temps se charger de trouver des “vrais” neutre à la place du masculin par défaut neutre, vu qu’il n’y a quasiment pas de neutre en français… On va dire « interlocutrice.teur. blanc.jaune.noir.hindou.shintoiste.chrétien. ». Ça devient un facteur d’exclusion ton truc, il y aura toujours des gens hors liste. Je ne savais pas que le politiquement correct pouvait atteindre un tel niveau.

C’est une caricature ou alors tu voulais dire autre chose ?


#57

L’internet c’est rempli de gens qui écrivent aussi librement qu’ils le peuvent, c’est pas pour autant que c’est lisible ou compréhensible hein.


#58

Ou interessant a lire. Pour preuve mon message et ce thread.


#59

Je suis un sale utilitariste avec un penchant darwinien… Laissons les pro-écriture inclusive essayer de la vendre, laissons ceux qui comme moi ne la supportent pas ne pas l’utiliser, et on verra très vite quelle variante la société va sélectionner comme étant la plus efficiente.

A mon avis ça va être rapide, pour toutes les raisons citées, mais aussi pour une raison encore plus évidente : faut vraiment avoir du temps et de l’énergie à vendre pour en faire un problème de société…


#60

Il faudrait faire une expérimentation pour voir si ça marche… Le mieux ce serait de commencer par l’anglais : y’a déjà pas de genre pour les mots, il ne reste plus qu’à rassembler he/she, et hop emballé c’est pesé. À une petite lettre près on a résolu le problème du sexisme pour toujours. Elle est pas belle la vie ?


#61

Si j’étais académicien, je déclarerais que le pluriel est dorénavant:

  • Des programmeurs : que des hommes
  • Des programmeuses : que des femmes
  • Des programmeurs- : groupe neutre où la proportion d’homme est plus grande ou si on veut insister sur la représentation masculine.
  • Des programmeuses- : groupe neutre où la proportion de femme est plus grande ou si on veut insister sur la représentation féminine.
  • En cas de groupes à 50-50, c’est aux choix, les 2 sont correctes.
  • Pour l’oral, le - (c’est le point bizarre que je ne sais pas faire), est considéré comme un signe de ponctuation donc il ne se prononce pas, et il peut se mimer (genre comme les guillemets, mais avec un seul doigt).

que je ponctuerais d’un “Contentes-?” en agitant mon majeur comme pour un guillemet en allant me recoucher.


#62

Pour moi, parler d.acriture inclusive serait chercher des solutions pour rédiger en étant inclusif. Plutôt que ces histoires de points médians (laissez faire, c’est une idée de merde, et en matière de langue, les mauvaises idées ne sont adoptées par l’usage, ça va vite passer), il faudrait amener le débat sur les usages de rédaction.
Exemple, en assurance il existe un contrat qui s’appelle « Assurance Homme Clé de l’entreprise ».
Pouf, tu remplaces ça par Assurance Personne Cle, t’as plus fait pour l’inclusion que 50 0000 points à la con.


#63

Finalement, j’ai sur l’écriture inclusive le même regard que sur les communautés hippies des années 60 : je n’ai pas particulièrement envie de m’y mettre, mais je trouve intéressant qu’il y ai des groupes de gens qui tentent des choses en dehors de la norme sociale dans le but de la faire évoluer.
Et j’ai le sentiment qu’il lui arrivera la même chose : le mouvement radical lui-même ne s’imposera pas, mais il en restera quelque chose de plus mitigé, intégré à des codes qui auront évolués et que nous jugerons probablement comme un progrès.

De la même manière que l’on ne vit pas dans des communautés autogérées en élevant des chèvres mais que nous y avons gagné la libération sexuelle et un rapport différent au pouvoir etatique, nous n’écrirons probablement pas avec des points médians tous les 3 mots, mais peut-être avec une plus grande attention au(x) genre(s) des mots et à ce qu’il(s) implique(nt) pour les gens qu’il(s) désigne(nt).