C’est Flying Lotus à la réal, donc ça intègre probablement pas mal de symbolisme au niveau des VFX, à la Lynch, ce qui peut expliquer le côté « cheap » perçu dans le trailer.
A voir, perso j’ai pas été convaincu (du tout) par ses précédentes virées en tant que réal, c’est la première fois que je suis authentiquement intrigué.
Je viens de finir The Gorge (AppleTV+) c’est très naïf, très facile, beaucoup de déjà vu même si « le sujet » est un peu original. Il n’y a presque aucun enjeu, les personnages sont des stéréotypes ambulants sauf « l’héroïne » qui est aussi bien traité que le « héro » pour une fois. Il en reste que c’est un film qu’on va oublier très vite.
Ah mince, j’ai du interrompre mon visionnage ce matin et je vais regarder la suite demain. Je me disais que c’était assez plan-plan mais que la fin pouvait éventuellement tout changer et me surprendre. Verdict demain.
Bon … celle là, je ne sais même pas par où la commencer. Alors désolé par avance si c’est décousu : je viens de regarder The Son qui passait sur je ne sais plus quelle chaine.
C’est un film Américain réalisé par un Français, Florian Zeller, en 2022. Ce film fonctionne en diptyque avec un autre film « The Father » qui avait été pas mal récompensé (notamment la prestation d’Anthony Hopkins). Je n’ai pas encore vu ce second film.
Alors par où commencer ? Peut-être par un truc important : ok on se marre avec Deadpool et Wolverine et tous les trucs plus grands publics qu’il a fait (moi le premier), mais j’ai toujours été un très très grand client de l’acteur qu’est Hugh Jackman. Je l’ai déjà écrit plusieurs fois ici mais Prisoners (Denis Villeneuve) a été un vrai coup de poing et c’est fortement lié à la performance de Jackman. On peut aussi citer, par exemple, Le Prestige, The Greatest Showman ou The Fountain.
Bref : j’ai d’abord regardé ce film pour Jackman, sans trop savoir de quoi ça parlait sinon d’une relation Père-Fils.
Et puis parfois on regarde un film qui percute notre « actualité personnelle ». Ca a été le cas ici. Ce film parle d’un jeune homme de 17 ans qui perd pied suite à la séparation de ses parents. Ce film lève des questions que tous parents qui se séparent se posent concernant la façon dont leurs enfants vont le vivre et donc, forcément il y aune forme d’identification qui se fait… quand bien même on en arrive pas à des choses aussi difficiles que dans ce film.
Bref, tout ça étant posé, The Son m’a explosé à la figure : Comment des parents peuvent aider un enfant qui perd le sens de la vie ? Comment réagir ? Comment essayer d’insuffler de la vie quand on ne comprend pas le malheur de son enfant, alors qu’on pense le connaitre par coeur ? A quel point faut-il (ou non) sacrifier sa propre vie ou faire ses propres choix en fonction de ça ? Ce sont toutes les questions que pose le film, porté par un Hugh Jackman et une Laura Dern excellents qui voient la vie de leur fils leur échapper avec l’impuissance de parents qui aiment leur enfant mais qui ne trouvent plus la clé pour l’aider. C’est … terrifiant de simplicité. C’est évidemment perturbant pour tout parent qui s’identifiera à des bribes de ce que montre le film.
Pas plus à dire si ce n’est que le cinéma est aussi fait pour ça, quand il nous « percute » de front. The Son m’a percuté et risque de m’habiter un moment… peut-être indépendamment de ses qualités formelles.
J’en termine avec The Gorge.
Et bien si la première heure était sympa, posait des choses qui à défaut d’être originales étaient bien ficelées, la deuxième moitié est complètement en roue libre.
Déjà exit la composante un peu fantastique, on explique ça avec une sombre coalition scientifique post-WW2 et un tremblement de terre qui aurait répandu un composé chimique, bref c’est tout pourri et on n’y croit pas une seconde. Ça fait 80 ans que ça dure alors que le truc n’est plus alimenté en « personnes ».
Pourquoi les gardiens des tours n’ont pas le droit de communiquer entre eux puisqu’à la fin, ils sont froidement abattus ?
Le coup de la remontée avec le treuil de la jeep, je veux bien, mais ils finissent à la main, sans équipement, sur une hauteur plutôt conséquente et abrupte, mais là ils décident de faire une ellipse, pratique pour éviter de nous expliquer comment ils ont passé les défenses censées protéger des incursions des hollowmen…
S’ensuit un truc dans lequel on balaie les enjeux sans se soucier du spectateur, aucune tension sur la disparition du gars pendant des mois, ça enchaîne sans que jamais on ne ressente vraiment l’attente ou l’inquiétude de Drasa, il y a comme un truc consenti, on sait tous qu’il va réapparaitre du jour au lendemain, mais sans jamais laisser vraiment planer aucun doute. C’est nul, le néant total. L’idée même que l’un ou l’autre ait pu être infecté par le truc biochimique est évacué en deux secondes avec le passage de la grotte sans qu’on ne s’inquiète jamais vraiment non plus.
J’ai un peu eu l’impression d’assister à une comédie romantique de Noël orientée action en fait. Le fait qu’il sorte un 14 février aurait du éveiller mes soupçons.
J’ai justement vu Better Man ce week-end. Belle surprise en ce qui me concerne. J’ai trouvé le biopic bien réalisé, avec un parti pris original et qui fonctionne, même si la fin retombe sur quelque chose de très traditionnel (l’habituel arc de la rédemption).
J’ai vu ce we au ciné « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » et ma compagne, mes enfants et moi même avons beaucoup aimé.
C’est à la fois très poétique, drôle, et assez émouvant, le tout sans dialogue. Visuellement, nous avons trouvé ca très beau, même si le parti pris d’animer les animaux différemment du décors (ils sont plus pixelisés, on dirait vraiment des persos de jeux vidéo) peut déconcerter un peu, ça s’oublie très vite. Je ne sais pas ce qui a motivé cette décision, il faudrait que je cherche des interviews.
Je suis un peu plus mitigé sur Flow. Après une demi-heure, j’en avais marre des miaulements du chat et j’attendais avec impatience un rebondissement. J’ai dû passer à côté de la poésie et, le pire, c’est que je crois que je n’ai pas tout compris.
Dans un tout autre style, j’ai vu 5 Septembre, sur la couverture d’ABC Sports de la prise d’otages des jeux olympiques de Munich, et j’ai trouvé ça nerveux, prenant, passionnant. J’y suis allé en me disant « Bof, j’ai déjà vu le Munich de Spielberg », mais ça n’a juste rien à voir. Sans doute mon film préféré de ce début d’année.
Pour le Munich, j’ai surtout entendu que celui de Spielberg ne parle au final que peu de la prise d’otages, alors que celui-ci est focus dessus. Mais il est dans ma liste à voir également.
C’est vrai que c’est globalement plutôt lent, même si certains moments sont assez dynamiques, et il n’y a pas d’explication sur ce qu’il se passe. Il faut accepter de se laisser emporter par l’histoire, si on y arrive bien sûr. Ça a fonctionné chez moi en tout cas.
Pour le coup, merci messieurs, je l’ai vu après avoir vu vos commentaires et j’ai plutôt passé un bon moment vu que je m’attendais à une grosse bouse.
Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est génial, loin de là, mais les deux acteurs s’en sortent plutôt bien. Le scénario est complètement pété dans sa deuxième partie, mais en mode soirée popcorn, j’ai quand même passé un bon moment.