Hop, petit retour sur les Viture Pro XR à chaud (je les ai reçues il y a deux jours), que j’ai commandées principalement pour le boulot (dev) même si ça semble être un produit plutôt axé gaming/medias).
Une manette 8bitdo est offerte avec les lunettes, c’est toujours ça de pris (pour le boulot on vous dit).
Unboxing :
Le packaging est ouf, je ne crois pas avoir encore déballé un truc aussi classe, je serais curieux de connaître le budget qui est parti là dedans 
Les lunettes sont dans une boîte de transport dont les matériaux semblent très qualitatifs. J’ai juste un doute sur la fermeture éclair, qui semble un peu légère par rapport au reste de la boîte, mais à voir avec le temps.
Sont fournis dans la boîte divers adaptateurs de pif (gros, fin, proéminent, cap, péninsule ibérique…), je cherche encore ce qui est le plus adapté au mien…
Les lunettes :
Assez légères, pour moi qui ne suis pas habitué à porter des lunettes (pas de vue en tout cas, mais je sens que ça me pend au nez (un comble ?)), en tout cas elles ne font pas cheap, encore heureux me direz vous vu le prix.
La première impression est très bizarre, surtout quand elle ne sont pas encore réglée à la vue de l’utilisateur.
Il y a deux molettes qui permettent de régler l’optique pour chaque oeil, et tant qu’on a pas un résultat optimal, c’est assez désagréable. Même une fois réglées, j’ai l’impression qu’il y a un temps d’adaptation, pour moi qui n’ai jamais testé de casque VR / AR / XR / TAMR.
La colorimétrie est aux fraises, même si ce n’est pas ce qu’on leur demande, beaucoup trop chaude en mode « True Color », j’obtiens un résultat pas trop éloigné de l’écran du MacBook
en mode « Vivid » et en jouant avec les profils couleurs dans les réglages de macOS.
Les boutons, il y en a trois (à moins qu’il y en ait que je n’ai pas encore trouvés
), un + - pour les volume / luminosité et un bouton action, j’ai tâtonné pour naviguer dans l’interface :
- appui long sur - : veille ?
- appui long sur + : modes couleur
- appui court sur action : opacité des verres
- double appui court sur action : sélection réglage volume / luminosité
- appui long sur action : pas compris l’utilité, ça passe les deux écrans (oeil gauche et droit) en un seul écran large, avec la moitié gauche sur l’oeil gauche et la moitié droite sur l’oeil droit. Probablement un mode caméléon.
Le principal problème que je rencontre, c’est que je n’ai pas trouvé de position des lunettes (avec les embouts de pif fournis) ou j’arrive à avoir le haut et le bas de l’écran net : soit les lunettes sont trop basses et j’ai la barre supérieure qui entre dans le champs de vision et qui vient flouter le haut de l’écran, soit le bas de l’écran est à l’extrémité du verre et idem, c’est flou.
À noter que ce problème est inexistant dans la consommation de médias dont les formats ajoutent des barres noires en haut et en bas de l’écran, et probablement aussi dans certains jeux, mais en dev par contre c’est problématique.
Le soft :
Viture propose SpaceWalker comme application.
Alors, bon, c’est clairement pas pour moi : le côté voir un environnement 3D, fusse-t-il un simple assemblage d’écran, à travers une lucarne, je trouve l’expérience complètement nulle, mais à la limite ce n’est que mon ressenti.
Un des principaux problèmes à mon sens, c’est que ce mode est beaucoup plus énergivore que l’usage normal : j’utilise les lunettes avec mon MacBook Pro, ça divise immédiatement l’autonomie par deux, comme ça fait bosser le GPU en continu.
Un autre problème moins critique mais quand même, sur macOS, le soft regroupe les écrans et tout l’environnement de travail dans un unique bureau virtuel, donc le swipe trois doigts vers le haut par exemple n’affiche pas toutes les fenêtres du bureau virtuel de l’app mais un bureau virtuel vide. Bref, le comportement de l’environnement de travail n’est pas identique entre l’utilisation avec et sans SpaceWalker et pour moi c’est assez rédhibitoire.
Mis à part ça, le soft offre plein de possibilités et de réglages, et je n’ai pas noté de bug particulier, mais je ne trouve pas d’intérêt à l’utiliser pour de la bureautique.
Mon utilisation :
Vous l’aurez compris, je les utilise sans SpaceWalker, en mode « Main display », ce qui permet de passer tout mon workflow sur les lunettes quand je les branche, dans leur définition native. Au moins comme ça j’ai tout l’écran toujours affiché, et dès que je les débranche tout repasse sur l’écran du MacBook.
L’intérêt étant de les utiliser quand je bosse avec le MacBook sur les cuisses par exemple, pas besoin d’avoir la tête penchée vers l’écran, réduction de douleur nuquiale. Ou encore, littéralement couché, la tête bien installée, ordi sur les cuisses, mains sur le clavier (tout ce post a d’ailleurs été écrit dans cette position, avec les ronflements de Madame à côté de moi).
Bref, je ne sais pas encore si je les adore ou si c’est un gadget complètement inutile (ou les deux), je vous ferai probablement un retour après une plus longue période d’utilisation, et
