Ukraine et al. vs Russie

Je n’y connais rien mais je me demande à quel point cette sur-utilisation de drones n’est pas lié aux états des deux armées qui se font face : pas assez de matériel puis pas assez de soldats pour l’Ukraine et beaucoup de matériel obsolète pour la Russie.

Ca semble être un vrai changement de doctrine. Les conseillers militaires OTAN ont vu l’échec des stratégies proposées aux Ukrainiens du fait d’une évolution très rapide des équipements, défenses et approches.

En gros, l’approche par concentration des forces et pénétration du front adverse semble finita sous sa forme actuelle.

Et les papiers publics qui sortent sur l’adaptation à ce type de guerre proposent des unités structurées différement. Pour se répartir pour contrôler de vastes espaces afin d’étouffer l’ennemi, et construire de grosses quantités de drones sur place.

Et elles étaient déjà passées à la fibre optique de longue date. (avant 2000)

Ps: et le détail lexical : si il y a un guidage, c’est un missile, pas une roquette. (Et s’il n’y a pas de propulsion, c’est une bombe. Qui peut être guidé ou non)

Tu parles de 10 000 sorties par jours ou bien de l’emploi d’une flotte de 10 000 appareils ? (Ou bien la consommation de 10k appareil, mais la ça me semble carrément irréaliste)

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Pour avoir vu un paquet de vidéos, perdre des armements lourds à x millions de brouzoufs à cause d’un drone à x milliers ca doit beaucoup jouer aussi.
La guerre en Ukraine a bien montré que les véhicules blindés même relativement moderne, sans dire qu’ils devenaient obsolètes, voyaient leur efficacité mise à mal à cause des drones.
Les combos drone de surveillance + drone kamikaze ca fait des ravages.

Je sais pas, c’est dans l’article que j’ai linké, ils disent « utiliser »
Mais vu qu’ils parlent des drones FPV, kamikazes quoi, je pense que c’est pas loin d’être la consommation journalière. Ca semble pas déconnant, l’Ukraine se donne pour objectif de produire entre 3 et 5 millions de drones par an.


(la fin de l’article… l’horreur… 22 ans, dans quel état il va finir la guerre, lui et tous les autres ? )

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Après réflexion, ces chiffres tiennent surtout à l’évolution de ce qu’on nomme drones et qui tend, pour une grande part, davantage vers un missile de croisière que vers un véhicule piloté.

Mais dans tous les cas, ça en dit long sur l’intensité du conflit et l’engagement des protagonistes.

Spoiler alert : en combat on manque toujours de soldat et de matériel. C’est clairement un changement de paradigme, on commence à mettre du drone partout, que ce soit dans les armées de terre, les armées aériennes ou en naval/sous marin.

On commence à avoir du navire porte drone, des avions accompagnés de drone, etc.

C’est surtout que le conflit est un accélérateur et un laboratoire pour le développement de ces technologies.

Ouai et d’ailleurs le futur Rafale F5 aura son drone compagnon.

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Alors ce n’est pas du tout ce qu’ils disent dans l’article. Ce sont des FPV

Au temps pour moi, j’ai une vision trop « aérienne » du drone comme un système complexe et lourd.(Un drone MALE c’est 4 personnes pour le faire fonctionner et quelques dizaines de millions d’€ l’unité)

J’oublie qu’on parle ici de système très léger orienté armée de terre et qui sont effectivement plus proche du consommable.

Un drone DJI amélioré avec une charge de C4 permet de faire des dégats parfaitement ciblés pour vraiment pas cher comparé à des missiles hors de prix.

J’ai vu qu’ils mettent des filets anti drones sur les blindés. Système d’attaque simple: système de défense simple !

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Pas que les blindés, l’infanterie se fait tailler en charpies.
Je ne vais pas mettre les vidéos ici, elles pullulent sur les réseaux.
J’ai vu des vidéos d’assauts, une trentaine de types qui se déploient, autant de drones qui leur foncent dessus, explosions, c’est terminé en quelques minutes, pas de survivants.

Cette impression d’être dans Planète Hurlante

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Excellent film et largement sous-côté à mon sens

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Yep. Et ça fait déjà un bail. Les munitions rôdeuses, c’est une plaie sur le champ de bataille et c’est d’ailleurs une telle munition qui a coûté à l’Ukraine son premier Caesar il me semble.

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Disclaimer : je sais que Todd fait débat, mais je trouve que son argument sur le fait que la guerre est perdue (y compris pour les US) intéressant. Cette vidéo pourrait aussi aller dans l’autre thread.
Comment croire que l’Europe peut encore gagner cette guerre alors qu’elle n’a pas réussi à le faire avec le soutien de la plus grande puissance militaire du monde ?

On pourrait évidemment aussi dire que cet argument sort des fermes à trolls russes.

Bon, oui Emmanuel Todd
Mais attention aussi avec Olivier Berruyer, le fondateur de la chaîne Elucid, source Wikipédia (attention, c’est long, et j’ai enlevé des parties qui ne concernent pas l’Ukraine, comme la Syrie)

Accusations de conspirationnisme et de relais de la propagande russe

En 2014, Olivier Berruyer publie de nombreux articles sur son site qui accusent les médias occidentaux de traiter avec partialité la révolution ukrainienne et la guerre du Donbass, notamment en sous-estimant le rôle de l’extrême droite ukrainienne. Il exprime aussi cette vision lorsque la parole lui est donnée à la télévision[22],[23]. C’est à cette période que l’audience des Crises décolle. Le Parisien Magazine constate que Berruyer, à cause de ses billets « polémiques », est devenu « la cible d’attaques politiques », une « rançon de sa nouvelle gloire »[5].

Au même moment, Berruyer déclare sur le plateau de Arrêt sur images : « Le travail que j’essaye de faire sur mon blog, c’est de dénoncer ce qui se passe en France, au niveau de la propagande en France. La propagande russe il y en a, qu’ils s’en occupent, moi j’essaye de voir ce qui concerne les Français, ce qui me concerne, et que j’ai mon mot à dire de ce qu’il se passe en France »[24].

En septembre 2016, Olivier Berruyer se dit victime d’une « campagne de dénigrement » après une série de tweets de Rudy Reichstadt, webmestre du site Conspiracy Watch, et affirme notamment qu’il ne soutient pas tous les contenus qu’il publie sur Les Crises, et même qu’il peut en critiquer[25]. Reichstadt répond que Les Crises « occupe une place toute particulière dans la complosphère », car il « fait fonction de trait d’union entre des sites ouvertement complotistes et le web non complotiste ». Il reproche à Berruyer de relayer des auteurs et hommes politiques accusés de conspirationnisme, comme Paul Craig Roberts, Annie Lacroix-Riz, François Asselineau, Nafeez Ahmed, ou encore Maxime Chaix. Selon Reichstadt, si Berruyer prétend lutter contre le complotisme, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, et pour les droits de l’homme, ce ne serait qu’une simple déclaration d’intention, même s’il lui arrive en effet de « donner des gages ». Tout en reconnaissant que les-crises.fr publie des informations « intéressantes et en rien problématiques », Reichstadt dénonce en particulier le positionnement du site sur les événements de la place Maïdan. D’après lui, ce positionnement conforte la propagande russe qui donne une vision manichéenne de la destitution du président Ianoukovytch, en surestimant le rôle de l’extrême droite ukrainienne, et en occultant « totalement le rôle d’organisations non moins fascisantes côté russe »[25].

En décembre 2016, dans un article du journal Le Monde, Samuel Laurent et Adrien Sénécat qualifient Olivier Berruyer de « blogueur économique qui frise souvent le conspirationnisme »[26].

Dans un article présentant le confusionnisme, Simon Blin écrit que Berruyer est un blogueur russophile « régulièrement accusé de relayer des propos conspirationnistes et non sourcés sur son site »[8].

Selon The Times of Israel, il se défend des accusations de complotisme « en mettant en avant ses articles anti-conspirationnistes »[10].

Street Press inclut Olivier Berruyer parmi des « profils bordeline » qui « versent » dans le conspirationnisme[27].

(…)

En mai 2014, la journaliste Caroline Fourest accuse Olivier Berruyer – qui l’avait lui-même accusée sur son blog de manipuler l’information sur la crise ukrainienne – de soutenir les informations fournies par Russia Today, qu’elle juge être une « propagande grossière et mensongère »[32].

En 2018, dans la transcription d’une conférence de presse de Maria Zakharova, sa porte-parole, le Ministère russe des Affaires étrangères cite nommément « le célèbre économiste et blogueur français Olivier Berruyer » pour attester de l’étonnement du public français devant « une preuve directe que la société et les autorités françaises rejettent tout autre point de vue, notamment sur la Russie, et font tout pour minimiser la capacité de leur public à entendre le point de vue russe sur bien des questions relatives aux relations bilatérales et à l’agenda international. »[33]

En 2023, interrogés dans le cadre de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale relative aux ingérences politiques, économiques et financières de puissances étrangères, Cécile Vaissié et Nicolas Tenzer évoquent tous deux la présence d’Olivier Berruyer parmi une quinzaine d’invités, ayant tous relayé les narratifs du Kremlin, à une réunion organisée par Sergei Lavrov à l’ambassade de Russie en 2019[34]. Sa présence à cette réunion est également signalée par L’Express en 2022[35].

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