Wi-Fi Mesh : enfin fiable?

De mémoire la box TV fait une recherche de WIFI et si elle ne trouve pas celui de la box internet, elle ne propose pas de se connecter à un autre WIFI

Je testerai ça ce soir du coup :slight_smile:

J’aime la qualité du réseau Orange, mais leur box… Quand en face tu as Free avec des box qui fonctionnent en bridge et des Apple TV ça fait mal.

Je demande pas à un fabricant hardware de gérer ma connexion ou de me fournir des contenu.

Donc j’attend pas de mon ISP qu’il me file un routeur ou une box tv…

Chacun son taf, ça fonctionne très bien. Orange a un bon réseau. Tp-link fait de bon modem. Nvidia propose une très bonne box tv et canal me fournit de bon films.

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En plus ça tombe bien ils aiment tous ta carte bancaire !!

Le monde est bien fait :wink:

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Le souci c’est que sur la shield tu n’as pas tout ce que propose la box TV. Tu es oblige de passer par des apps tierces, le replay c’est casse-couilles. Bref c’est moins ergonomique quand meme

Ben, j’ai canal+. Avec My canal, ça éclate n’importe quel service d’ISP…(toutes la tnt, les chaines canal+, ocs, disney+, netflix et le replay de tout ça)

Edit:

Je reviens sur ton post, parce que quand meme: faut oser le dire que les box operateur proposent plus de choses et sont plus ergonomique que la shield: ça fait un moment que je me suis debarassé de ces box opérateurs, mais ce que j’en lis poursuit dans la meme continuité: ce sont des produits prevus pour mettre en avant les services de l’ISP et ses partenaires après du grand public. Donc les chaines tnt et les services franco-français sont relativement pratiques. Mais dès qu’on veut du contenu qui sort de l’ordinaire c’est un gros nop ! De plus elles sont verrouillées de partout, et restent assez lente pour des produits android de 2023.

Donc que le service « all in one » te convienne, c’est une chose. Mais dire que c’est plus pratiques et que ca permet plus de choses qu’une set top box, c’est assez gonflé.

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Pour en avoir chez pas mal de clients je considère que c’est une solution pro pour les réseaux pas trop complexe.
On va sûrement installer une « grosse » infra (200 utilisateurs sur site, donc potentiellement entre 300 et 500 appareils clients) unifi avant la fin de l’année, on verra si ça tient toujours la marrée :smiley:

Je suis tout a fait d’accord. ça ne tiendrait qu’a moi je n’en aurais pas non plus.

Mais quand tu as quelqu’un a la maison qui veut regarder sur la box TV ce qu’il regardait avant sur la TNT, je suis desole mais tu n’as pas en natif sur la shield quelque chose d’aussi simple et pratique.

Jongler entre les differentes apps dediees, ou molotov, c’est moins user friendly que juste allumer la box TV et avoir acces a tous les replays et autres contenus traditionnels ou franco français.

Donc je maintiens que c’est plus pratique selon les cas d’usage. Que ça propose plus de choses, je ne le pense pas et ça n’était pas mon intention de dire ça (encore moins la box TV d’orange qui ne permet pas d’installer d’apps tierces, comme Plex)

A cette phrase, je peux affirmer que tu ne connais pas myCanal.

Non en effet. Je ne suis pas abonné Canal

Pour expliquer l’impact de la puissance, je suis obligé d’expliquer très sommairement (et avec beaucoup de raccourcis) comment fonctionne un réseau Wi-Fi en milieu pro.

Côté pro

Dans une infrastructure Wi-Fi idéale, il existe deux types d’équipements :

  • Une multitude de Points d’Accès Wi-Fi (appelé aussi bornes Wi-Fi, Access Point ou AP) qui sont à intervalle régulier. Il s’agit d’équipement simple, sans intelligence, qui ont seulement pour rôle de diffuser le signal Wi-Fi
  • L’ensemble des points d’accès Wi-Fi sont contrôlés par un équipement central : le contrôleur Wi-Fi (Wireless LAN Controler, WLC)

Ce contrôleur est la véritable intelligence du Wi-Fi :

  • Il donne aux bornes les SSID à diffuser (les réseaux Wi-Fi avec noms et paramètres divers)
  • Il gère le contrôle des canaux Wi-Fi
    • Les fréquences Wi-Fi (2,4 GHz et 5-6 GHz) sont découpées en bande de fréquences plus étroite et appelée des canaux
    • Pour éviter des interférences dans le signal radio, le contrôleur ajuste automatiquement le canal de chaque borne pour éviter les interférences direct entre deux bornes. Ainsi, chaque borne peut diffuser le/les mêmes SSID, mais pas exactement sur la même bande de fréquence. Par exemple, en 2,4GHz, il y a 3 canaux principaux et une répartition idéale ressemble à ça :

  • Enfin, le contrôleur règle la puissance du signal émit par chaque borne :
    • Il contrôle la puissance de chaque borne pour éviter qu’elles n’empiètent pas sur le signal des bornes proches
    • Il permet un léger recouvrement (en jouant sur les canaux) pour éviter les coupures lorsqu’on se déplace dans le bâtiment couvert en Wi-Fi (roaming)
    • Pour régler cette puissance, le contrôleur va s’adapter à l’implémentation des bornes qu’on aura choisie (via, en milieu pro, une étude de couverture).
      • Si on choisit de mettre peu de bornes et, donc de les espacer beaucoup, le contrôleur va augmenter la puissance d’émission (max 100 mW) pour permettre le léger recouvrement avec la borne voisine.
      • Si au contraire, on met beaucoup de borne très proche, le contrôleur va automatiquement baisser cette puissance pour conserver se léger recouvrement.

Généralement, c’est le deuxième cas qu’on cherche en Wi-Fi : beaucoup de bornes très proche. Pourquoi faire ça :

  • Déjà, ça permet de mieux répartir les utilisateurs entre les bornes. Le fonctionnement du Wi-Fi fait que chaque utilisateur connecté à une même borne influence tous les autres utilisateurs connectés à cette même borne (pour des questions de temps de parole et de débit qui s’adapte à l’utilisateur le moins performant). Du coup, plus de borne = meilleure répartition des utilisateurs par borne et donc moins d’emmerdes.
  • Ça permet également d’avoir une meilleure homogénéité du signal. Le Wi-Fi est très sensible aux atténuations, le moindre mur / cloison / porte / écran de télé / vitre / élément en métal ou en verre va énormément atténuer le signal. Plus le signal traverse d’obstacle, plus il se dégrade. Un signal dégradé va baisser les performances et sera plus sensible aux interférences.
    • À noter que le Wi-Fi 2,4 GHz à une meilleure pénétration que le Wi-Fi 5 GHz.
    • Par contre, le Wi-Fi 2,4 GHz est beaucoup plus soumis aux interférences que le 5 GHz (votre souris sans fil, votre casque Bluetooth, le micro-ondes, le babyphone, la voiture télécommandée du gamin, etc. … tout est en 2,4 GHz)
  • Enfin, ça peut poser un problème en termes de capacité des terminaux. Théoriquement, à puissance max (100 mW), une borne Wi-Fi est capable d’avoir une portée à plusieurs 100aine de mètre (dans des conditions optimales). Donc votre terminal (par exemple un smartphone) est capable de recevoir ce signal Wi-Fi à plusieurs 100aine de mètre. Génial, mais le réseau ça fonctionne à double sens. Est-ce que l’antenne Wi-Fi de votre smartphone est capable de répondre au message qu’elle a reçu d’une borne située si loin ? 99% du temps, la réponse est non. Niveau puissance, les terminaux n’ont pas les mêmes capacités qu’une borne Wi-Fi.

À titre indicatif, dans un plateau d’entreprise classique type open space avec quelques cloisons creuses par ci par là pour séparer les espaces et avoir quelques salles de réunions, on place généralement une borne Wi-Fi tous les 10 à 15 m. On cherche à avoir un RSSI (Received Signal Strength Indicator) autour de -65 à -67 dBm pour une utilisation optimale en audio (appel Wi-Fi, etc.). Niveau contrôleur Wi-Fi, les puissances des bornes sont généralement (auto) configurées entre 10 et 20 mW.

Maintenant que j’ai expliqué ces bases cotées pro, je vais m’attaquer Orbi et autres systèmes similaires. Je vais également en profiter pour taper les box opérateur et les répéteurs.

Coté perso

Les box opérateurs

La box fait à la fois office de routeur, de contrôleur Wi-Fi (elle se contrôle elle-même) et de borne. En Wi-Fi, le principe de fonctionnement d’une box opérateur est à l’inverse de ce qu’on fait en pro : elle émet un signal le plus fort possible pour couvrir le maximum de distance. Du coup, plus vous vous éloignez de la box, plus le signal est pourri … et tout le monde se connecte au même endroit. Donc si avec votre super smartphone compatible Wi-Fi 6 vous avez des problèmes de débit en étant collé à la box, demandé tonton Roger connecté à l’autre bout de la maison, dans la cage derrière trois murs en béton, de déconnecter son vieux smartphone et ça ira mieux.

Les répéteurs

LA solution la plus rependue chez madame Michu pour étendre le Wi-Fi, c’est le répéteur. Que fait le répéteur ? Il prend le signal, souvent déjà bien dégradé, qu’il reçoit et le réamplifie … en réamplifiant bêtement toutes les erreurs dues aux dégradations et aux interférences du signal qu’il a reçu (et en dégradant lui-même le signal au passage). Bref, ça fonctionne, mais il ne faut surtout pas lui demander des miracles en termes de RSSI.

Le système Orbi et équivalent

Ce que je vais écrire ici se base sur les recherches que j’avais faites en 2020, quand j’avais emménagé dans mon appartement actuel avec quasiment tous les murs en béton armé (à cause de ces murs, même en étant dans la pièce immédiatement à côté de la box, le signal était extrêmement atténué, impossible de se connecté en 5 GHz et le débit est catastrophique en 2,4 GHz). Pour éviter d’installer une très coûteuse infra pro, je me suis orienté vers les solutions type Orbi (et équivalent d’autres marques).

Déjà, ce type de système marche sur le principe d’un routeur principal qui fait à la fois office de contrôleur et de borne. On peut ajouter à ce routeur principal (Orbi RBR50 chez moi) des satellites (Orbi RBS50) qui sont en réalité des bornes / point d’accès Wi-Fi. Ces bornes / satellites sont contrôlées par le routeur principal (qui a donc le rôle de WLC).

Chez la plupart des fabricants, les satellites sont connectés au routeur principal en Wi-Fi mesh. Concrètement, qu’est-ce que c’est ? Le fabricant réserve un canal sur la bande des 5 GHz dédié aux communications entre les équipements satellites et routeur. Premier défaut pour moi, comme le contrôleur communique avec ses bornes en Wi-Fi, ce canal est également soumis aux atténuations et interférences. Pour compenser ce problème, la plupart des constructeurs augmentent la puissance du canal dédié au mesh (chez Orbi, il est par défaut à 501 mW … soit 5 fois plus que la puissance max des bornes pro. Pourtant en France, d’après mes souvenir, la puissance max autorisée en intérieur est de 100 mW en 2,4 GHz et 200 mW en 5 Ghz … mais je ne suis pas un expert sur la partie législative). Certains constructeurs, mais pas tous, permettent de connecter les satellites au routeur en RJ45 (c’est notamment le cas de Orbi, c’est pourquoi j’avais choisi, à l’époque, cette marque).

Ensuite, les routeurs / contrôleurs types Orbi ne font pas de gestion des canaux par bornes (je ne sais pas si les solutions plus récente le font). Concrètent, chaque borne diffuse le même signal sur exactement le même canal de fréquence donc elles se créée des interférences entre elles.

Si on a 3 bornes, au lieu d’avoir ça :

On a ça :

Dans les zones de recouvrement, c’est la fête aux interférences.

Enfin, les routeurs / contrôleurs types Orbi n’ont aucun système automatique de contrôle de la puissance des bornes. Par défaut, chez Orbi, toutes les bornes diffusent plein pot (125 mW pour le SSID en 5 GHz et 501 mW pour le canal mesh). Déjà, personnellement, si je suis à moins de 10 mètres d’une borne qui diffuse à cette puissance, j’ai très rapidement un gros mal de crâne. Ensuite, ça pose un problème de recouvrement du signal entre les bornes. Au lieu d’avoir un léger recouvrement entre chaque borne pour permettre le roaming, on a de très grande chance d’avoir un très grand recouvrement entre chaque borne. La zone de diffusion de chaque borne risque de ressembler à ça :

Du coup, ça amplifie d’autant plus le phénomène d’interférence lié à l’utilisation du même canal. En plus, le signal sera tellement fort que les terminaux risquent de rester accrocher toujours à la même borne malgré les déplacements et les perturbations (c’est le terminal qui choisi quand basculé de borne). Bien sûr, il est possible de régler manuellement la puissance (par l’interface d’Orbi, c’est seulement 100%, 75%, 50% ou 25%), mais ça reste beaucoup trop puissant pour un usage domestique (et bon courage pour faire des zones de recouvrement minimal en réglage manuel). Si dans un open space chaque borne peut couvrir environ 70m² avec 10 – 20 mW, à la maison on n’a pas besoin de 125, 90, 60 ou 30 mW pour couvrir 2-3 pièces avec une borne (à titre indicatif, mon appart d’environ 80m² plein de murs en béton est parfaitement couvert avec un RSSI autour de -65 dBm par seulement 2 bornes réglées à 3 mW en 5 GHz et 1 mW en 2,4 GHz).


Voilà … Selon moi, idéalement, à la maison, il faudrait plein de petites bornes qui diffusent à très faible puissance et contrôleur par un WLC qui contrôle automatiquement les canaux et la puissance. Ça permettrait d’avoir une meilleure couverture, une meilleure qualité du signal dans chaque pièce donc de meilleure performance et accessoirement, pour les personnes un peu sensibles comme moi, d’avoir moins mal au crâne à cause de bornes qui envoi un signal trop puissant. Malheureusement, a ma connaissance, il n’y a pas de système grand public, user-friendly et pas trop onéreux qui permet ça. Les seules solutions qui s’en approchent sans exploser le budget (mais qui demande un peu de bagage technique) sont celles dédiées aux TPE / PME (type Ubiquiti).

En espérant ne pas vous avoir perdu avec ma réponse fleuve.

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Waouh j’attendais pas autant d’explications, mais merci beaucoup c’est vraiment super instructif !

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Que dire ? ça mériterai largement un article en home page !
Je sais comment fonctionne le WiFi (j’ai suivis une formation certifiante Ubiquiti justement) et tu sais particulièrement bien le vulgarisé sans oublié les détails importants. Bravo !

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J’en suis arrivé à la conclusion que de manière générale, un backhaul wifi entre AP (j’avoue, le terme est moins vendeur que « mesh », mais c’est bien de ça dont il s’agit ici), est à proscrire sauf en dernier recours.
D’autant plus que les solutions d’entrée de gamme voir même milieu de gamme ne proposent pas un backhaul wifi dédié. Celui-ci se retrouve donc partagé avec le réseau wifi desservant les clients wifi. De fait, les performances sont d’autant diminuées.

J’avais beaucoup regardé les solutions type Orbi de Netgear, ZenWifi d’Asus, ou encore Deco de TP-Link. Mais je tombais toujours sur certaines limitations qui ne me convenaient pas et j’avais de gros doutes sur les performances. Sans compter que le prix est quand même relativement élevé si on veut des performances correctes et du Wifi 6.

Au final, j’ai choisi de passer par un backhaul filaire (câble ethernet) avec des AP Wifi 6 PoE achétés individuellement. C’est carrément plus efficace et évolutif (on peut changer une borne à la fois pour prendre un modèle et ou constructeur différent).
Souvent, un ou deux trous judicieusement percés/placés permettent de pouvoir poser des AP à des endroits stratégiques et d’avoir une bonne couverture ainsi qu’un bon débit.
Placer des AP PoE permet aussi de ne pas avoir à se soucier d’une arrivée électrique manquante, ce qui est beaucoup plus difficile à ajouter qu’un câble ethernet.

Zyxel propose des AP PoE en Wifi 6 à un très bon prix (Zyxel NWA50AX à 90€).
On y ajoute un petit switch PoE manageable, genre TP-Link TL-SG108PE à moins de 70€, ça permet de raccorder 4 équipements PoE (AP wifi, caméra IP, etc.).
Au final, pour 2 AP et un switch PoE, on s’en tire pour 250€, ce qui revient moins cher qu’une solution « mesh ». Et vu que je comptais ajouter 2 caméra IP PoE (là aussi j’ai éliminé les caméra Wifi), c’est la solution idéale.

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Quand j’avais fait cet article, les systèmes mesh existaient déjà mais ça coutait une couille, je ne les avais pas intégré.
Mais pour avoir mis en place récemment un système unifi au taf, je ne peux que recommander les systèmes avec liaison RJ45 (voir CPL, ca existe aussi) car une installation mesh purement wifi aura les mêmes problèmes que tu décris (et que je décrivais dans l’article), a savoir la qualité du signal des satellites est lié a la qualité du signal entre les bornes: Si c’est trop loin, ca sera pourri et si c’est trop proche, il y aura des interférence. A tel point qu’a la base, j’étais persuadé qu’un système mesh était forcement a liaison filaire pour avoir une bonne qualité de communication. Du coup, non et apparemment, un système mesh est désigné pour être purement wifi (et c’est une connerie a mon sens) mais peut fonctionner (bien mieux) en filaire: Le réseau caché (qui sert normalement a la diffusion du signal entre les bornes) reste présent car il facilite le roaming automatique entre les bornes (et d’après mes tests avec les bornes unifi, t’as une deco de maxi 2 secondes quand tu passes d’une borne a l’autre)

Je sais que c’est pas toujours possible, mais la qualité d’un système mesh reste lié à sa config:
RJ45 >>>>>>>>>>>>>>> CPL (très lié à la qualité de votre réseau électrique - your mileage may vary) >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> mesh wifi

Après, le problème des systèmes pro ou semi pro comme unifi, c’est que ça nécessite quelques notions techniques, on est pas sur un système plug and play de type google/amazon/orbi/netgear. Par contre, le prix a considérablement baissé et pour la taf, l’ensemble des bornes (6 en long range) et du contrôleur n’ont couté que 800 euros. C’est un budget pour un particulier (mais il a peut être pas besoin de 6 bornes, et le contrôleur peut être virtualisé - mais ca nécessite, encore une fois, quelques notions de réseau quand même) mais c’est rien pour une entreprise. Au moment ou je me suis lancé dans le projet wifi pour le taf, je pensais (a tort) que ces systèmes étaient encore a des tarif élevés, genre 5-10k.

Maintenant, est ce que ca vaut le coup/cout, pour un particulier, de payer 400 euros (un switch poe + 3 bornes unifi) en matos semi pro quand ce bidule tplink fait déjà tout?
https://www.amazon.fr/TP-Link-M4-Systèmes-performant-remplacement/dp/B07P495TQ4/
mesh classique, mesh via RJ45 (et ca doit pouvoir s’interfacer avec un cpl si jamais il n’y a pas de câble RJ dans la maison), ca doit suffire pour 99% des particuliers de France…

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Pour moi c’est toujours le même débat, avoir une vision « pro » du truc sera toujours plus stable dans le temps et offrira les meilleurs perfs possible. Alors que les solutions « grand public » c’est souvent de la bidouille bien présentée. (en passant Zyxell est une des pires marques d’appareils réseau « « pro » » avec laquelle j’ai bossé)

UniFi, si tu reste vraiment sur une installation initial la plus simple possible, tu as juste besoin d’une cloud key, d’une AP et d’un injecteur PoE. Et encore si tu change rarement tes paramètre WiFi ou si tu n’as pas besoin d’une gestion de landing page pour le hotspot invité, le controleur tu peut l’avoir sur ton ordi pour faire le paramétrage et le lancer qu’une fois tous les 6 mois pour faire les mises à jours.

La borne AC Lite avec injecteur inclus c’est 81€ et la cloudkey 182€.

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Merci pour la super explication. Ça rends les choses nettement plus clair. Cependant, un point me chiffonne:

Tu peux confirmer ce point ?

Parce que ça parait vraiment surprenant puisque déjà le terminal n’est pas supposé savoir qu’il y a plusieurs bornes. Pour lui c’est un réseau wifi « classique » ( vu que c’est rétro-compatible avec n’importe quelle norme wifi)

Et dans la globalité de ton explication, on a plutot le sentiment que c’est le routeur « maître » (le wlc) qui va choisir quelle borne va gérer quel terminal. (et c’est également présenté ainsi chez tp-link)

Je confirme ce point-là, c’est même un principe de base du Wi-Fi (norme 802.11) : c’est le client qui décide quand faire le roaming.

Concrètement, comment ça fonctionne (version simplifiée sans prendre en compte tous les protocoles de fast roaming) :

  1. Le terminal (client) écoute les trames d’annonce (beacon) émissent par les points d’accès qui l’entoure. Il peut également envoyer des messages (probe) autour de lui pour découvrir des points d’accès qui diffuse le SSID qu’il veut utiliser.
  2. Grâce à ces beacons et probes, le client connaît tous les points d’accès à porter qui diffusent le SSID qu’il veut utiliser. Avant de chercher à roamer, il tente de s’authentifier auprès de ces points d’accès.
  3. Ensuite, le client utilise l’intensité du signal reçu (RSSI) pour décider de changer, ou non, de point d’accès. Quand il décide de changer de point d’accès, il choisi parmi tous les points d’accès qui ont accepté son authentification, celui qui a le meilleur RSSI. Il lui envoie une demande de connexion puis il envoie une demande de déconnexion à son ancien point d’accès.

Ce mécanisme est d’ailleurs un des points faibles du Wi-Fi : rien dans la norme 802.11 ne précise quand les clients doivent roamer. Du coup, le roaming, c’est au petit bonheur la chance selon les constructeurs de terminaux et de cartes Wi-Fi. Certaines marques ont tendance à rester accrocher très / trop longtemps (coucou Apple) alors que d’autre change de borne au moindre coup de vent. Bref, c’est un vrai merdier pour optimiser le raoming (ça serait bien que la Wi-Fi Alliance finisse pas établir une règle claire).

Voilà voilà, c’est cool le réseau, venez dans ce monde merveilleux plein de trames, paquets et protocoles, on cherche du monde (et pas qu’un peu).

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Merci pour ces précisions. Donc les terminaux ont d’autres éléments que le SSID qui leurs permettent d’identifier un AP.

Et qu’est ce qui empêcherait un WLC de « forcer » la connexion d’un terminal à un point d’accès en refusant son authentification sur tous les autres ?

Oui. En réalité il existe plusieurs sortes de SSID :

  • L’ESSID, couramment abrégé en « SSID », qui est le nom d’un réseau Wi-Fi (un point d’accès peut diffuser plusieurs ESSID)
  • Le BSSID qui identifie à la fois le point d’accès et la bande de fréquence utilisée (une borne utilise un BSSID différent en 2,4 GHz et 5 GHz … ces BSSID sont formés à partir de l’adresse mac de la borne)

Théoriquement rien. Il y a quand même quelques contraintes :

  • Il faut identifier, côté contrôleur, que la qualité du signal avec ton client se dégrade (c’est tout à fait faisable avec le RSSI des trames que ton client envoie)
  • Il faut identifier la borne qui serait la mieux à même d’améliorer le signal du client (c’est aussi faisable avec le RSSI des probes du client)
  • Vu qu’on ne peut pas obliger le client à faire son roaming, il faudrait ensuite :
  1. Interrompre la connexion du client avec sa borne d’origine
  2. Autoriser l’authentification du client sur la borne choisie, mais la bloquer sur toutes les autres bornes à portée de ce client (sans, de préférence, bloquer l’authentification des autres clients)
  3. Faire un processus d’authentification complet entre la nouvelle borne et le client puis le process de connexion

Le problème majeur que je vois ici, c’est que tu as forcément une interruption du service de quelques secondes avec cette méthode-là. Dans un roaming classique, il y a normalement de la continuité de service (avec au pire quelques ms de coupure si tu n’es pas en fast roaming).


Edit - J’avais oublié de répondre à ce point :

Quand, sur un contrôleur, tu configures un réseau Wi-Fi (eSSID, etc.), tu peux, sur les contrôleurs pas trop basiques, choisir précisément les normes de vitesse Wi-Fi accepté sur ton réseau Wi-Fi (802.11 a/b/g/n/ac/ax). Ensuite, quand un client veut ce connecté à ton réseau, il y a une phase de négociation entre le client et la borne pour ce mettre d’accord sur la norme Wi-Fi utilisé en fonction des compatibilité des deux parties.

Donc en vrai, la rétro-compatibilité n’est pas totale, c’est au choix du mec qui a fait le design de ton infra Wi-Fi. Souvent en milieu pro, pour des choix de performance global du Wi-Fi, on choisit de ne pas autoriser les normes les plus anciennes (car un client trop lent va pénaliser également les autres clients connectés sur la même borne … mais là encore, il me faudrait écrire un gros pavé pour expliquer pourquoi mais, en résumé : par bande de fréquence, la vitesse du Wi-Fi s’adapte au client qui a la pire connexion).

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